Stars walk part 13

Par : Ann Miserey
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Ann Miserey

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Ça fait deux semaines que nous nous sommes posés dans le sud ouest sur les bords de L’Adour, premier jour de pluie, il ferait presque frais ; je vais devoir me coller sérieusement au boulot si je veux aboutir dans mes projets au printemps. Je vais m’établir une discipline d’enfer avec organisation et planning auxquels je me tiendrai ; j’espère qu’aucun imprévu ne m’imposera de nouvelles perturbations dans mon quotidien ; je crains la routine, je suis donc bien servie !

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Remarquez l'ombre de l'artiste
les Landes ne sont pas que pinèdes et lignes droites - le temps des chataignes


Mais en attendant que je m’y mette, samedi nous avons endossé pour la seconde fois dans le coin, le sac à dos avec quelques victuailles englouties en un clin d’œil tant nous avions faim à l’heure de midi. Assis sur les marches de l’église de Montsoué ; mon souhait aurait été ce jour-là de trouver un bar pour boire un café ou bien une boisson fraîche. Les établissements comme l’ensemble des commerces désertent les villages moribonds que nous traversons ;

Nous ne pourrons satisfaire cette envie que l’après-midi à Saint Sever dont l’abbatiale est classée à l’UNESCO malgré ses airs de grande malade rafistolée avec deux coups de taloche, déshabillée de ses vitraux.

Nous avions quitté Grenade par Larivière de l’autre côté de l’Adour vers Montgaillard. A côté du cimetière repérable par un mur-clocher, vestige du prieuré avec accroché à lui une petite chapelle qui ferait plutôt figure d’abri de jardin ou entrepôts à outils de funérailles, j’ignore ! je ne fus tenté que de tirer sur la chevillette à hauteur de main mais la cloche ne cherra pas, Tofka plus raisonnable que moi retint mon envie– mais je n’ai pas dit mon dernier mot : j’aimerais bien savoir les conséquences d’un tel geste ! aucun d’ailleurs ; j’imagine mal un cortège funèbre surgi de nulle part répondant à mon appel, ça m’inspire bien comme prologue à une histoire, je sens ça mûrit dans la tête que je pourrais bien vous servir le texte pas ma tête !

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Tout ça pour vous dire qu’un champ d’oies blanches tortillant leur cul nichait à l’ombre du cimetière accueillant le mur-clocher valait bien une photo…

et mon compagnon sans compter ni une ni deux tire le portrait de nos délicieuses dandinantes



- Approches-toi Fernand, pour éviter le grillage, - vous serez d’accord avec moi, c’est laid un grillage-
- Aïe et merde ! j’ai pris une châtaigne avec ces foutus fils
- Et ton cliché, mon Amour est totalement foiré : des fils, de l’herbe et rien d’autre, retournes-y !
- Aïe j’en ai pris une autre
- Tu finirais par y prendre goût, fais voir, la photo est bonne, c’est le principal je n’insiste pas… Je dis ça parce qu’avec le zoom…. Mais je n’insiste pas
- Au fond il y a tes oies, on les voit
- Oui mon Chéri mais avec le zoom, on les aurait mieux vu mais je n’insiste pas
- C’est ça avec du temps et de la patience, je ferai de mieux en plus
- De mieux en plus ? C’est du combien du 380 qui passe dans les fils ? mais tu es de mieux en plus mon Amour ! L) tout de suite un peu bizarre mais à peine touché de pire en moins, tu finiras par reprendre le chemin du bon sens !
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le cliché du siècle, admirez la présence des oies

http://www.cc-capdegascogne.fr/Tourisme/Histoire-et-patrimoine

je vous donne le lien très succinct du Cap de Gascogne parce que moi en conférencière de vieux monuments vous risqueriez de rigoler et surtout de rester sur votre faim !

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les arènes rectangulaires de Montsoué
Notre balade compte 36 km. Une pause culturelle à Saint Sever s’impose avec deux bières sur la place et un tour de village, Fernand l’intello du duo me propose une idée que nous vous dévoilerons le temps voulu, le temps d’y travailler et le temps faut qu’on le trouve entre deux siestes ! Entre Tof qui ronfle et le chat qui ronronne, je t’entends plus mon clavier qui clapote sous mes doigts.

- Vous nous remettez une tournée apostrophe Fernand à l’entrée du bar et il continue : il fait soif, cette marche est bien longue,
- la marche est haute mais pas plus longue que la largeur de la porte rétorque le patron du bar interloqué

Sur le chemin de Grenade, nous croquons quelques châtaignes des vraies celles-là sorties toutes timides de leur bogue que nous avions ramassées le matin du côté de Montsoué. Le retour et surtout le détour nous semble bien long mais aucun pont, aucun guet pour traverser l’Adour

Une ligne droite qui n’en finit pas avec quelques ponts qui enjambent ordinairement quelques ruisseaux :

- le lit est à sec je remarque
- à sec, c’est bien humide quand même réfléchit Fernand

Décidément toujours en forme pour en sortir une bonne et avec un naturel auquel je ne me ferai jamais ! un coup de mou, un brin de cafard mais offrez-vous cinq minutes de Tofka, c’est radical pour le moral !
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Fernand ne s'est pas approché, il redoutait le fil électrifié sans doute !