Depuis le 11 septembre TGV centre-est, traversée de Paris, transit à Jouy, village proche de Chartres avant de descendre dans le sud ouest. Nous n’avons pas perdu tout à fait la boussole : des enfants, des affaires à régler et d’autres en malles à emporter, le strict nécessaire – là je mens un peu mais c’est juste pour rassurer Fernand qui pourrait croire, allez savoir pourquoi que je vais vider mes armoires !.
Le lendemain de notre arrivée, nous devons aller à Chartres, pour le retour, nous ratons le train mais Fernand arrange toujours ses erreurs en sa faveur et sans vergogne aucune: alors que notre train sur une autre voie prend gentiment de la vitesse sous notre nez, mon tendre ami commente ; je savais que notre train partirait sans nous, qu’il partait d’un autre quai que celui sur lequel je t’ai traînée ! remercie-moi, ajoute-t-il avec culot « nous allons pouvoir faire les emplettes que tu regrettais il y a cinq minutes de n’avoir pas eu le temps de faire ; voilà le porte-feuilles, dépense et je porterai les paquets !
- Tu es un amour, un amour de mauvaise foi… je n’ai plus rien à t’apprendre tu as dépassé le maître en la matière !
le confort moderne : les bains douches
Trois semaines entre famille et camping en prairie (§ 33 rue du Fossé).
Juste le temps de sentir l’angoisse d’un toit sur la tête, du moelleux d’un lit ; un confort dans lequel j’ai baigné toute ma vie mais je retrouve avec joie et soulagement le bien-être dans l’humidité de l’herbe, l’eau froide et les conserves dernier choix.
le confort moderne : les toilettes
33 rue du Fossé
Rien de rien :
voilà tout notre bien !
ça nous est bien égal
nous faisons notre régal
dans nos gamelles
de noix, poires et mirabelles
33 rue du Fossé,
nous avons planté
notre campement ;
ligne Paris Le Mans,
au pays de Beauce,
mon vœu s’exauce :
je souffrais de chaleur,
voilà qu’il fait froid.
Tombent les feuilles
de l’été en deuil,
deux jours de pluie
sur les mains de suie
du gardien de notre foyer,
sous les pommiers,
alimentant de bois putride,
les braises dans l’air humide,
montant du sol fumerolles
comme papillons en farandole,
voyant leur fin prochaine
sur un lit d’akènes.
Dans son habit
de nuages gris,
sur des airs d’hiver,
l’astre solaire
ne suffit plus
à sécher prairie et talus
ni… dans ce coin de paradis,
mes baskets avachies.
Jouy 21 septembre 2011
Nous rangerons notre vie nomade pour les quelques mois hivernaux à la chaleur d’un radiateur ; le temps d’écrire, de mettre sur pied un projet, de faire le point sur notre avenir, de régler les soucis que nous avions laissé à la consigne du ras-le-bol, casier emmerdes diverses.
Nous ne serons jamais des nomades et SDF non merci, ni pour les autres ni pour moi, je n’ai jamais été casanière, ces derniers mois j’ai trouvé l’équilibre qui me manquait dans la marche, l’improvisation et la quête de l’essentiel que beaucoup d’entre vous analyseraient comme un paradoxe mais rassurez-vous…
A l’occasion selon l’expression favorite de Tof à mon encontre « je ferai la cake », comme nous postons sur un site attaché à la langue française, je ne résiste pas, voilà le lien si comme moi vous ne connaissiez pas
http://www.dico-des-mots.com/definitions/faire-le-cake.html
et tiens pendant que j’y suis, je vous file le lien de l’expression que je connaissais celle-là tronche de cake, vous me direz…
http://www.expressions-francaises.fr/expression-francaise/21-t/685-tronche-de-cake.html
Revenons à nos moutons (sss…) : je disais donc que revenue à l’essentiel, je ferai volontiers à l’occasion la cake
Un parce que j’aime les vêtements et leurs colifichets, les parfums et les collections de chaussures et deux parce que ça agace Fernand que ça m’est irrésistible de le titiller par là où ça l’énerve– à mon âge on ne se refait pas et j’aime mes défauts comme une seconde peau – heu ! je vais faire un effort – encore un mensonge que vous vous dites mais non, je n’ai pas dit « je vais m’améliorer », nuance !
Et puis un succulent repas de surcroît entre amis et mieux encore quand ils ont de la conversation et le goût d’un bonne bouteille, je ne compte pas m’en priver, pas plus que d’un savoureux lentille sans saucisses à peine cramé dans une popote d’alu noircie par un feu de bois trempé
Je ne renonce ni au bien-être de l’essentiel, ni au confort de la civilisation, je balancerai de l’un à l’autre avec opportunisme.
Suite des parties précédentes 8 et 9 bientôt… Tofka se prend pour Georges Lucas, il écrit dans le désordre.
De mon côté, à Bientôt pour une autre saison Stars Walk. Ann*
* Tofka préférait que j'attende qu'il poste les parties précédentes avant que je mette en ligne, chose faite
le confort moderne : Internet pour rester en communication avec vous