Je reprends la plume d’après les notes de Fernand épuisé de penser. Il fera la correction des coquilles de mon texte, ce ne sera pas une sinécure !
Dès potron-Minet, le soleil était déjà haut ; au zénith, pas encore, mon compagnon émerge à reculons de son nid, prêt à affronter le monde dans un T-shirt qui ferait la honte d’un goret :
- Change de T-shirt, je t’assure c’est un peu juste même pour des randonneurs
- Ok, no problems
- Oh désespoir, lessive-main ennemie ! Mais celui-ci est bien pire que le premier. Le propre, il est où ?
- Euh ? c’est celui-là !
- Alors, remets voir le sale !
Mardi matin nous allons à Villereversure par le chemin derrière les villages plus agréable et plus court mais fallait-il encore le connaître caché par les haies de mûres !
Notre départ est salué par le chant du crapaud et de ses prétendantes. Le crapaud, celui-là qui a accompagné notre nuit précédente, une nuit chaudement amoureuse et naturiste dont je ferai un poème, pour le moment, je n’en ai fait que sur ma rencontre avec le crapaud qui a filé tout près de moi et répondu à ma bonne humeur par ses rires.
Cette matinée devant la banque, l’idée d’un spectacle de rue itinérant de village en village est né dans l’esprit de Fernand. Le soir, après l’apéro chez nos voisins de campements, Christian et Mauricette dite « B…N » par son cher et tendre (Surnom censuré par respect …pour son mari qui s’en prendrait certainement une sur le coin du crâne), nous mettons les premiers éléments de notre projet sur papier.
Nous vous en reparlerons sans doute un peu plus tard. Durant cet après-midi chaud que j’avais passé à écrire et dans un trou d’eau, plaisir de jacuzzi, Fernand a repéré une ligne ADSL pour pallier aux faiblesses de notre clef 3G (CF Bonnie and Clyde…la porteuse ou la vie !).
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Mercredi 24 août, veille de notre départ, nous nous levons tard, faut dire que nous nous sommes couchés… tôt !… à travailler.
Le p’tit déj se prolonge, le feu est long à prendre mais ne nous empêcherons pas de déguster une succulente ratatouille avec les légumes que nous a donné Denise avant de quitter le camping et oui c’est la fin des vacances. Pour Fernand, c’est le jour de lessive qui rend le linge plus gris que blanc ! nous ferons avec ; quand vraiment nous ne serons plus présentables et plus riches, nous investirons dans une nouvelle garde-robe.
Pour notre projet dont nous avons noté le plan nous sélectionnons 20 poèmes de chacun de nous comme base de travail ! Interrompus pour notre plus grand plaisir et notre bonne surprise par la visite de Jean Paul venu en moto alors que l’orage gronde. Des retrouvailles sous la pluie qui furent brèves mais réconfortantes.
Nos délires du soir portent et dérivent immanquablement sur la reproduction des poules ! Fernand en est arrivé aux Nonnes vierges recluses sur une île déserte, pondant des œufs haute conservation …les arcanes de ses délires sont vraiment insondables !
Je vous livre le fil conducteur :
Les poules dont tous les œufs sont fécondés par l’appendice du coq dont les canards ne sont pas munis allant toujours par trois la femelle entourée du bout en train et de l’heureux gagnant
Quelque soit la méthode un œuf fécondé ne se conservant pas bien, nos ancêtres inventèrent la Chandeleur et les crêpes – les normandes onctueuses et les bretonnes cartonnées au beurre salé juste avant le Carême. De face de Carême en pets de Nonne, nous primes le chemin de cette île paradisiaque où ces fameuses saintes, par un miracle de la nature se mirent à pondre des œufs sans coq vainqueur ni éconduit…œufs pas même bénis ni à Pâques ni à la Trinité, bien sur…
Pff ! mal au crâne…
Allez dernier dodo à Simandre où nous reviendrons certainement
Le lendemain, départ en début d’après midi pour Lyon en bus et train pour un intermède familial d’une petite semaine…
La suite très bientôt (holà ! on se calme ! en mode basket, c’est vachement plus long…lol)