A l'ombre du jardin d'un sang-froid salutaire
Ton vieux mouchoir fripé pigmenté de saison
Baille la fibre large aux rosées de ton front
Un carré de labeur à l'effort éphémère
Étire le maillage ourdi de cavités
Une pause fraîcheur de quatre coins noués
Le feuillage au zénith berce un ciel sans souci
Asséchés par le vent grains de sel à ton cou
La serpe et le râteau harassés de semis
Sur l'herbe bistre ploient et succombent au bayou
Ta main argue, délie le blé mûr, il suffit !
Prisonnier des bisets égrenant leurs rou... Rou...
Comme un astre tombant d'humeur tout chamaillis
Au bivouac tu fléchis, sous le choc du bambou !
Ce message a été édité - le 18-05-2023 à 16:02 par Mahea