Ne plus être, ne plus vivre
Comme on meurt de ne plus être
Pour être ce qu’on haït
A la vie à la mort…
A la table des Dieux dressée je me tiens
Fier et humble à la fois
Corps nu, âme asservie
j’aime et j’espère encore
piètre derviche qui tourne et tourne…
de carreaux en misères
je vais…
jusqu’à ne plus savoir qui je suis
jusqu’à ne plus être ce que je sais
amis amants bourreaux
ma supplique sera vôtre
coupable que je suis
d’être ce que vous abhorrez
ni haine ni amour
un passant de cette vie
un badaud animal
qui renifle et penétre le cul de Dieu
deux colombes s’envolent dans le ciel bleu de ce bel après-midi d’été….