Chers lecteurs, je vais ici vous conter une histoire, plus exactement le résultat d’une introspection, qui sera pour vous comme pour moi une véritable descente aux enfers. Quel intérêt me direz vous ? Et bien, j’ose espérer que cette chute sera l’occasion de se relever plus fort qu’avant, une catharsis si violente qu’elle fera passer l’envie aux êtres les plus audacieux de tenter ce qui a bien failli me coûter la vie.
Pour ce récit, je vais faire de mon mieux pour être fidèle à la réalité, mais ce fut un moment si traumatisant qu’il se peut que mon esprit ait, malgré moi, enjolivé de nombreux éléments ,pour rendre le souvenir de ce terrible évènement plus acceptable, ou qu’il les ait même purement et simplement supprimé.
Cependant, cessons de tourner autour du pot et rentrons dans le vif du sujet :
Par une froide nuit de Janvier, mes camarades et moi même nous promenions dans les rues de Paris, comme il nous arrive souvent de le faire. Une habitude qui nous tenait à coeur et qui avait le mérite de nous faire découvrir un peu plus chaque jour la Ville Lumière, tout en nous permettant d’aérer nos neurones.
Alors que nous déambulions dans le Boulevard de Grenelle, c’est là que nous le vîmes ou plutôt, que nous le sentîmes :
Cela commença tout d’abord par un changement d’atmosphère très net, d’un froid sec et tranchant à une tiédeur enivrante qui nous plaça dans un état de torpeur qui se rapproche de cet agréable moment de somnolence avant de plonger dans les bras de Morphée. Il se révéla alors sous nos yeux, l’épicentre de ce microclimat. C’était un établissement en pierre blanche, très lumineux, rectangulaire et d’un style très oriental; sur une enseigne était inscrit « Le Roi du Couscous ». De la même manière que les moustiques sont attirés par la lumière, Le Roi du Couscous exerça sur nous un pouvoir d’attraction contre lequel nous ne pouvions rien. Nous rentrâmes à l’intérieur avec une démarche en tout point similaire à celle des carabins après une soirée à la piaule, c’est à dire comme des zombies.