Demain ne sera plus,
Enfin presque…
Dans la violence d’un orage d’été
Illuminant le ciel des feux de l’enfer
Se meurent l’espoir et la vie,
Enfin presque…
Les toilettes du diable se sont vidées
Un hurlement plus loin
Mon ventre en écho se lamente,
Enfin presque…
Sur le sol maculé par l’oubli
Une mouche se débat
L’abdomen ouvert et les ailes brisées
Enfin presque…
D’une table hérissée de cadavres
Sanguinole rugissantes bacchanales
Que la raison assassine,
Enfin presque…
Mais déjà se lève un autre jour
Un autre visage, avatar azuré
Au carrefour un lion se perd,
Enfin presque…
Quand savoir devient déplaisir
Fulmine le gourmand
Qui chasse l’innocence,
Enfin presque…
Mais voila que la montagne se dresse
Enfin presque…
Au loin les vapeurs matinales s’étirent
Enfin presque…
Verdun ne sera plus puisqu’il est mien
Enfin presque…
Et l’ombre qui emporte ma haine
Enfin presque…
Au milieu de tes bras je me noie
Enfin presque
Enfin…
Enfin…
Demain ne sera plus
C’était hier
Au bord de cet aveu
Sur ta vie, je m’endors
Enfin presque…