Ils s’étaient aimés dans la benne
Qui les apportait sur la plage
Deux petites arènes en cage
Ils s’étaient reconnu une aubaine
Arrachées par la pluie
Malmenées par les vents
Deux grains de sentiments
Pour la vie s’étaient dit oui
Deux grains silicates
Se frottent l’un l’autre tout pareils
Et s’enflamment au soleil
Dans mon sommeil me grattent
Sur la grève impitoyable
Je piétine du plat de ma main
Les ébats kaolins
De ces amants de sable