Le thème de ce mois ne m’inspirant que de mauvais poèmes, je vais essayer de le traiter en prose.
De 1791 à 1974, le suffrage universel fut une longue et dure conquête du Peuple de France contre l’opposition des puissants qui voulaient le limiter aux classes aisées.
Au XIXème siècle, il fut supprimé par les retours successifs des monarchies.
Malgré l’opposition de la Droite de l’époque, il fut réinstauré définitivement par la 3ème République, mais seulement pour les citoyens de sexe masculin de plus de 21 ans.
En 1944 Charles de Gaulle signa le décret ouvrant ce droit aux femmes et, en 1974, Giscard d’Estaing l’ouvrit aux plus de 18 ans.
S’il est de nombreux pays où le pouvoir en place le détourne pour assurer sa pérennité, ce n‘est pas le cas en France.
L’élection en cours offre en effet le choix entre 12 candidats couvrant toute la gamme des opinions, y compris les plus radicales.
Ce droit n’est pas un devoir. De nombreux électeurs s’abstiennent d’en user. Il en est même qui s’en honorent.
Grand bien leur fasse.