Assise dans ce couloir
aux allures d'antichambre
les gens déambulent
pressés, hagards...
presque robotisés
par l'atmosphère aseptisée
Je t'observe!
Calé
le dos bien droit
engourdi par l'attente
tu somnoles
Ta fossette si familière
m'offre l'émotion
l'ivresse d'un naturel fêtard
Des taches brunes
irradient ton teint
d'un hâle à faire pâlir
la lumière artificielle
Tes bretelles noires
soulignent d'un trait badin
ta chemise garance
bravée de carreaux blancs
qui épouse ton opulence
ta résistance...
Je t'observe silencieuse
et je ne vois que chaleur...
Allégresse...
Papa!
Dans ce hall glacé
ou tout ce qui nous entoure
n'est que tristesse
inquiétude oppressante
ton charisme décroche
à ciel ouvert
des parfums
des saveurs
des plaisirs
aux mille et une couleurs...
Il n'y a
finalement
que tes cheveux blancs éparses
qui confessent ton mal cellulaire