Si ça dit à quelqu'un de continuer...

Par : Inconnu
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Un petit bout de bois traine sur le bureau. Il est juste un peu plus épais et plus long qu’une allumette. « Acajou », voilà ce qui vient à l’esprit de Djunnery. « Acajou », « chaud », « maison ». Il doit écrire. Le formateur lui a demandé. Il raconte ses déboires avec les orpailleurs. Il essaie. Il se débrouille en Français, en Espagnol, en Néerlandais un peu. Mais écrire tout ça !
Cassandra lui prête son oreillette. Elle aime partager sa musique.
Il envoie un coup d’œil en direction du tableau comme si c’était tabou d’écouter de la musique en cours. Il est nouveau. Elle, sait que la musique… Le formateur, il ne sera jamais contre... C’est pas l’école ici.
Ca fait trois semaines qu’il est France. Les extrémités du bout de bois sont vierges de salissures. Comme s’il venait d’être cassé il y a un instant. C’est un bois un peu plus rigide que le balsa mais très souple. Il s’attarde à lui donner la forme d’un arc mais ce truc revient toujours dans sa position initiale : droite.
Alors, il le fait tourner entre ses doigts en regardant le stylo de Cassandra filer sur une feuille et l’encre d’un bic étaler peut être une histoire de...
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Mahea

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Vacances à la mer.
Il observe d’un œil interrogateur les cursives généreuses de Cassandra ; attache à l’encre bleue, successivement quelques idées, vagues, nuageuses… Laisse dériver naturellement ses pensées vers l’origine éventuelle de ce morceau de bois échoué là, dans sa main…
- « un reste de radeau » ? Se risque t-il, en chuchotant.

Peut-être un besoin d’évasion, identique à celui qu’il exerce sans répit sur ce fragment qui reprend son naturel rigide, comme sa vie.

Elle, se met à rire doucement, posant un doigt sur sa bouche amusée, puis fait courir à nouveau l’encre sur sa copie comme si la marée montait. Djunnery se reprend soudain sentant le regard du "formateur" chalouper vers lui...


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Ann Miserey

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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] ...« J’ai volé tu sais… », il ne sait pas trop pourquoi il lui balance cette révélation, debout qu’ils sont face à une machine à café qui propose du Macchietto, du choco + ou un potage à la tomate. La pause.
« t’as pas cinq centimes ?... Manquent cinq centimes… t’as volé ?... tu veux dire que t’as fumé un peu trop et que t’as cru que tu volais ? c’est ça ? bon… plus de sucre, c’est ce bouton ? Djunn, dis-moi, c’est ce bouton, vite, cinq centimes… » Il regarde un petit paquet de pièces dans la paume de sa main mais a décidément du mal à se faire à cette monnaie et lui tend un euro.
« Non, pas voler comme çà. Voler de la nourriture chez des gens. Des steacks, du maïs… Plein de bouffe »
Plisser les yeux, accroupi face au soleil à côté de Cassandra en buvant une boisson chaude au goût de plastique arrêta le temps dans sa pensée…

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Mahea

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je m'y colle by night
vertigineuse la suite ?
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Crescend'eau. oui 😃
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Ann Miserey

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Mahea

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Puis libère un peu gêné un éther chocolaté caverneux, celui-ci arrachant un sourire entier à sa spectatrice.

- « vergiffenis » dit-il

- « ça doit être du chocolat Néerlandais » beurk !

Tu sais pour en revenir au vol, si tu m’en parles, c’est que tu as des remords et que sans doute cela ne te ressemble pas vraiment.

Je sais moi aussi ce que c’est d’avoir faim, j’ai connu ça… A se tordre les boyaux et l’esprit obsédé par une solution à trouver.

Je me souviens d’un soir où il ne restait plus qu’un peu de coquillettes au fond du placard pour mon frère et moi, maman devait attendre le mois prochain pour acheter du gaz, alors nous avons regardé pendant plus d’une heure tremper ce festin dans l’eau chaude du robinet, pour qu’il gonfle et qu’enfin nous puissions faire taire notre ventre qui miaulait.

A moins que...

Tu ne sois qu'un voleur compulsif ? Un peu comme ce pirate dans Peter Pan qui, si je me souviens bien, ricanait en chantant :

- "Ah quel bonheur d'être un voleur
on vide les coffres et les pichets
Pour tous les pilleurs c'est un honneur
Vive le capitaine crochet
le plus grand des voleurs "

Hé... Rigole un peu!! figure-toi que le voleur qui n'est pas pris passe toujours pour un honnête homme, sais-tu ?

Allez, viens...




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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] « Oui, je viens, je viens… ». Il étira son mètre quatre-vingt-cinq avec l’air de ne pas y toucher mais en calculant le plus infime de ses mouvements. Debout, il recouvrit Cassandra, encore genoux fléchis, de toute son ombre… Cela ne prit pas plus d’un tiers de seconde avant qu’ils ne supportassent plus leurs regards.
« Tes histoires de –c’est pas vraiment toi-, tes histoires de -Peter Pan- tu sais, Cassandra, ça me fait bien rigoler. Et j’aime bien t’écouter. J’ai laissé deux chevaux là bas : Lyne et Lord. Crois-tu que les animaux pensent ? Ils ont une mémoire ? »
« Allez on rentre !!! » le formateur crachait ses poumons dans le vide et son mégot dans le cendrier en béton de un mètre carré… fallait bien ça.

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Mahea

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Certainement ! Lança Cassandra, pétillante.

Regarde ce cendrier ! Tous ces mégots, objets soi-disant sans âme, et bien, peut-être que les pensées qui ont traversé l’esprit du formateur durant toutes ses pauses y sont rassemblées, là, en vie ! Peut-être que le temps les a répertoriées, comme une forme de mémoire…. Ainsi survivent nos souvenirs, va savoir…

Mais je suis un peu folle par instant n’y fait pas attention !

En longeant le couloir frais qui menait à la classe, elle saisit la main de Djunn le retenant l’instant d’un aveu « crois-tu que le cœur oublie, l’amour qu’on lui offre ? Que l’on soit animal ou humain ? »

Il lui tendit un sourire à l’idée que son passé ne s’émiettait pas, malgré le chemin qu’il avait déjà parcouru.

Emplit d’un zèle stimulé par le plaisir d’être ensemble, d’une poussée de main Djunn ouvrit la porte de la classe avec élégance, laissant Cassandra s’infiltrer entre la porte et lui pour ainsi profiter de la fragrance vanillée de ses cheveux.

Il allongea le pas vers le fond de la classe où pendait nonchalant un grand calendrier mural, et se mit à noter au creux de sa main, le nombre de jours passés sans ses deux destriers qu’il imaginait galopant dans la plaine sans l’âcreté du temps.

Il capta à la volée des mots lancés par le formateur, annonçant quelques consignes à respecter, et lui vînt l’idée d’inscrire comme un éphéméride, chaque instant qui avaient embrasé son cœur d’une douceur inespérée.

Il s’abandonna à cette lumière dorée, emplie de pépiements, de couleurs, de tintements et d’une limpidité presque magique son stylo se mit à courir le long de ses divagations lui offrant ainsi la possibilité de conserver son passé ou de le retrouver, de prendre conscience de sa personnalité, de son évolution.

Au fur et à mesure qu’il couchait sur papier des dates suivies d’anecdotes illustrées, son visage s’éclairait d’un large sourire, estampillé d’adrénaline qui semblait lui donner le sentiment d’exister par l’écriture.

Sur sa gauche, Cassandra le nez en l’air, s’était arrêtée depuis un instant déjà, en quête d’inspiration, l’observant, le menton calé dans sa main, surprise par sa profonde méditation.
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] « Tu sais quoi Cassandra ? je rentre chez moi… Vos histoires à deux balles, vos situations assises, votre goût pour l’évasion tout en y restant me tuent »
La Cassandra se sentit désemparée mais ne fit qu’obliquer ses yeux en direction du tableau blanc et du pignouf qui la rassurèrent. « Encore un illuminé » pensa-t-elle.
L’autre tourna les pointes, noires, aussi noires que le rien. Aussi belles qu’un requin.
Le petit bout de bois fila sans qu’on y prêtât attention vers une poubelle transbahutée par une femme de ménage qui avait ceci de particulier d’aimer nettoyer que lorsque c’était propre, le temps fila aussi, les chevaux s’accouplèrent et enfantèrent d’une jolie progéniture montée par une future star du porno qui remporta le prix d’Epsom … Tout fut réglé en deux temps, trois mouvements.

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Mahea

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A la dérive 😎

De guerre lasse et peu confiant, il est scientifiquement reconnu qu’à marée basse tous les crabes mous restent au fond de leurs trous, inoffensifs sans carapace, donc vulnérables
Il n’a pas aimé qu’une bêcheuse écervelée puisse lui titiller le moi à bâton rompu, surtout lorsque celle-ci entêtée y plonge la main pour éprouver sa pince.

Aie !!!! C’était un crabe dur
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Lasource

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qu'il avait dans son calleçon et le sale con lui cordait les mouilles, affreuse chose ! C'est ainsi qu'il périt du cancer-volant, çui pour lequel les crabes en pincent, et les bêcheuses écervelées aussi, qui sont bien les meilleures au pieu...
Si j'ose dire.
Sic transit gloria Cassandrae.


FIN
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Catriane

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J'ai aimé vous lire je trouvais sympa que chacun mette un peu du sien mais quel dômage que cela dérive ainsi, la fin est loin du texte du début
bravo à ceux qui sont restés dans la continuité
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Lasource

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Désolé, je voulais pas casser un émouvant roman, je croyais que l'entreprise était abandonnée...