Chassamor : pourquoi la reprise de la rime dans les tercets ? Pourquoi pas. Cela lie quatrains et tercets. Je pourrais répondre que d'autres l'ont fait, voire conservé les rimes des quatrains aux tercets, ce qui serait une mauvaise raison car alors, il faudrait admettre que l'erreur des uns justifie celle des autres. Conserver la rime accentue le côté obsessionnel des vers.
Tous les hiatus ne sont pas à prohiber, je me méfie des applications systématiques des règles non raisonnées, les règles étant plus des guides que des obligations sinon, où serait la liberté d'écriture ? Nous serions condamnés à la stricte reproduction. Le hiatus est l'enchaînement de deux voyelles, désagréable souvent quand elles sont distinctes. Mais dès lors qu'il s'agit du doublement de la même, le hiatus se réduit au prolongement du même son, ce qui n'a plus le même effet. Un autre cas où le hiatus est admissible, quand il est séparé par une coupe, voire la césure, de sorte qu'il se trouve atténué par une pause.
Noter que toutes les rimes sont masculines, afin de renforcer l'effet d'enfermement.
Cidroline : ces vers ne sont pas ponctués par des virgules etc. afin qu'ils ne le soient que par la répartition des accents toniques. Ce procédé remonte au moins à Apollinaire.
Merci de vos avis critiques, chacun s'enrichit de l'esthétique de l'autre, et il est bon d'avoir la perception motivée de l'autre.