Eloge de la cuisine à l’huile
Dans le port de Marseille,
On mange des crêpes à l’oseille.
Dans le port de Grimaud,
De la dentelle aux artichauts.
Dans la ville de Salonique,
On distille à l’alambique,
De l’essence de cocotier,
Pour fournir les charcutiers.
J’ai goûté, à Arles, près des arènes,
Du concentré de murène,
Au sirop de siroco,
Au son d’une harpe éolienne.
Connaissez-vous la tarte saumonée,
Spécialité de St-Tropez,
Et la salade d'oeufs durs à cuire,
De la région au sud d’Agadir.
L’herbette nouvelle de Montauban,
À utiliser avec parcimonie,
De préférence dans les farcis,
Et surtout pas un jour de grand vent.
Mais par-dessus tout,
Je vous recommande,
Ramassée dans l’année,
La poudre de cornaline,
Avec du jus de patafigues
Que l’on vient d’extraire,
Accompagnée d’une boîte d’huile,
Avec ses sardines.
( si vous les trouvez, de la marque Robert )