Nuit tropicale.
S’envoler en pensée, songer à l’étoile lointaine,
Sous la voute céleste sentir une fleur sauvage,
Enivrante, fragile, discrète et soudaine.
Rester des heures durant, au bord d’une plage,
Ecouter le ressac de l’Océan Indien,
Comme le souffle régulier d’un animal marin.
Prendre à témoin toutes les constellations
En essayant de retrouver celle du Lion
Qui devra disparaitre quand se lève le jour
Et qu’il sera trop tard pour y voir un amour.
Ce sont les étoiles les alliées les plus fidèles
Elles n’ont jamais trahis, jamais dit nos secrets.
Quand mon âme est en peine, je me tourne vers elles
Et je guette leur clarté, heureux, mais inquiet.
Leur message tarde, arrive avec difficulté,
Et l’une d’elle, en scintillant, quelquefois, donne
La réponse attendue, la réponse souhaitée.
Mais il se peut aussi quelle nous abandonne
Avec, seul, le doute et la solitude,
En ne nous laissant aucune certitude.
Le noir et l’obscurité nous envahissent
Nous laissant errer dans l’infinité du monde,
Faisant de nous, une simple proie, sans malice,
A la merci des esprits et des bêtes immondes.
Il nous faut alors revenir à la surface,
Oser affronter notre regard dans la glace,
Accepter la faiblesse et vaincre la peur,
Reprendre vie, repartir, reprendre vigueur,
Et, dans un ultime effort, extirper le mal,
Reprendre la voie, d’une manière forte, radicale.
Mais pas de crainte, l’étoile est présente ce soir
Apportant la paix, bien être, douceur, espoir.
Alors nous pouvons reprendre notre quête,
Et dans une communion mystique d’ascète
Être totalement absorbé par la voie lactée
Ne se penser alors, que dans l‘immensité.