Comptine
Une douce comptine à l’abri d’un préau,
Du passé s’en revient. Engloutie par le temps,
Une ronde embrasant des rires en flambeau,
Illumine mon âme à son feu de printemps.
A l’ombre du vieux chêne à l’immense feuillage,
Nous comptions le soleil et gagions l’imprudent.
Une marelle au loin, du rose l’apanage,
Emportait la moins leste en un ciel plus ardent.
Parfois un tambourin rappelait à la danse ;
Alors, main dans la main, nous agitions nos pas,
Friand que nous étions de la joyeuse transe
Qui remplissait nos cœurs de ce tendre fracas…
Un, deux, trois, nous irons au bois…
Quatre, cinq, six, cueillir des cerises…
Sept, huit, neuf, dans mon panier neuf…
Dix, onze, douze, elles seront toutes rouges…
Tof