A Véro…
Sous ton ardent regard, un matin sans tourment
J’ai brûlé mon ardeur au bûcher de ton âme.
A ce premier baiser, de ton corps, le sésame
Tu m’offris, et mon cœur à genoux fit serment.
La chamade en poitrine, à la main le sarment,
Abrité du vieil if, en ton nom je déclame;
Le vœu du premier sang, que l’avenir réclame,
Se perd dans le vil temps et corrompt le ciment.
Un matin cet amour, en vit le dernier sacre.
La mort, ô trahison, t’emporta dans son fiacre.
Sur le trottoir en deuil se répand le carmin.
Je voulais être un roi, tout près de toi, ma reine.
Mais je reste à crier au bord du grand chemin.
Sur le trottoir, l’écueil où se répand ma peine.
Tof