Retrouvailles…
Le carillon d’une cloche étouffé par la brume
Caresse les rochers, au delà des falaises.
La musique des cieux quand le malheur exhume
Bigotes en chaleur, et de Dieu les fadaises.
Cornette en bataille, la messe est enfin dite
Elles prennent l’hostie, comme on prend son marin
Se signent et galopent, vers les grises bittes
D’amarrage, à guetter jusqu’au petit matin.
Mais quelle est cette ombre sur le chemin du port…
Sur les flots déchaînés des voiles en lambeaux
Claquent violemment, saluant le trépas
De l’arrogant coursier maintenant fracassé.
De son flanc éventré par les brisants fléaux,
Il rugit sous le vent de douleur et d’effroi
Dans l’écume salie des âmes terrassées…
Tof