Le vin divin rend l'être devin
Au doux chant de sa muse un poète s’amuse
A tenir son crayon pour tracer quelques traits.
Or voilà que cela semble avoir des attraits;
Une Dame déguste avec mine confuse.
J’entends, provenant d’elle, un murmure qui fuse
Un semblant de répons qui fige les portraits.
Des chalands attentifs se tiennent en retraits
Demeurant convaincus qu’une épigramme infuse.
L’éloge est une étrenne envoyée de bon cœur
Qui n’évoque jamais le passé de rancœur !
L’apophtegme est connu du plus jeune candide.
Allons donc les enfants, la Patrie est ainsi !
Elle veut que l’on fasse avec air moins sordide
Et qu’on s’offre des fleurs et de bons vins aussi !
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