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La poésie

Par : Machajol

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Machajol

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Merci aux 3000 vues en cette veille de Noël ! Sourire Salut

Posté à 18h35 le 24 déc. 23

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Machajol

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Le fil d'or de l'existence

d'après CH.Bobin


Quand les souvenirs s'étiolent
Sur le fil blanc de l'existence
Se perdent à jamais les pas des transhumances
Assez vite pourtant la yole
Nous rattrape de son air léger
Elle nous lie à la trame des vies.
Mâcha

------------------------

La yole

La musique sans parabole
Batifole à travers nos vies
Tissant, du lourd tissu , la trame
Des remous fous de l'existence

Bouleversant en un instant
En symphonies si inconstantes
Le choix de notes ainsi semées
Participant aux renouveaux

Qui colorent ainsi nos vies
D'une existence à l'infini .

Posté à 20h46 le 26 déc. 23

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Machajol

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La Paix

Incandescente flamme
Embrasant l'univers
Lumière solaire

Que la paix de nos âmes
Frôle l'humanité
En un désir de Paix.

Noël 2022



Ce message a été édité - le 26-12-2023 à 21:08 par Machajol

Posté à 21h08 le 26 déc. 23

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Appoline

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Texte de Paul-Louis DROUFFE - 13 ans
Le Petit Prince était sur le chemin du retour. Il était dans ses pensées : « Il faudrait que je m'excuse auprès de ma rose et que je reste toujours auprès d'elle » se dit-il. Tout à coup, il fut ébloui par une lumière intense. C'était comme si mille diamants scintillaient au loin. Il se frotta les yeux, et s'approcha. Il entendit des bruits sourds. Il se trouvait à quelques centaines de mètres d'une planète toute verte. Cette planète était recouverte d'arbres fruitiers odorants et de gazons et de fleurs parfumées. Sur l'un des côtés, il vit une petite maison en paille et des outils de jardinage rangés le long d'un mur. Il aperçut une silhouette grande et musclée qui semblait creuser les nuages. Il trouva cela bien absurde. « Les grandes personnes sont tout de même très étranges » se dit-il. Le jardinier avait une tête en forme de poire, un nez en pomme de terre, des oreilles en brocoli et une bouche en tomate cerise. Il apostropha le jardinier :
« Bonjour! Pourquoi creuses-tu les nuages Grand Jardinier? Et quelle est cette vive lumière? »
« Je suis cultivateur d'étoiles » répondit le jardinier « Elles poussent dans les nuages et lorsqu'elles sont bien nourries elles émettent une forte lumière »
Le Petit Prince l'interrogea à nouveau :
« S'il te plaît, explique moi comment on fait pousser les étoiles »
Le jardinier lui expliqua que l'écorce des arbres fruitiers réduite en bouillie servait à créer la poussière d'étoiles qui, plantée dans les nuages et arrosée tous les jours, permettait de donner naissance à une étoile rayonnante de beauté et de santé. Une odeur alléchante semblable à celle de la tarte aux pommes vint lui chatouiller les narines. C'était l'odeur des étoiles. Le Petit Prince le regarda travailler. Le jardinier libérait les étoiles au fur et à mesure de leur naissance. Celles-ci s'envolaient dans l'espace dans un froissement de soie et un parfum d'enfance. Une fois installées dans le ciel, les étoiles se mirent au travail : elles inondaient le monde d'amour et de paix. Le grand jardinier continua à expliquer au Petit Prince les merveilles que les étoiles étaient capables de réaliser. Le Petit Prince, ébloui par cette rencontre et par ces découvertes avait hâte de retrouver sa rose et de connaître enfin le vrai bonheur sous la protection des étoiles. Au moment de prendre congé, le jardinier lui offrit un plant de poussière d'étoiles. Le Petit Prince s'en alla le coeur léger et plein d'espoir. Il savait déjà où il planterait son étoile. Juste au dessus de sa rose...

Posté à 10h48 le 27 déc. 23

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Appoline

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« Pour vivre en joyeuse vie …"
Agnès de Navarre

Pour vivre en joyeuse vie ,
J’ai mis mon coeur en aimer,
Le meilleur qu’on puisse trouver,
Si n’ai fait point de folie,
Nul ne m’en doit blâmer ;
Pour vivre en joyeuse vie
J’ai mis mon coeur en aimer.
Et quand jeunesse m’en prie ,
Amour le veut commander,
Je ne m’en dois décorder,
Pour vivre en joyeuse vie ,
J’ai mis mon coeur en aimer,
Le meilleur qu’on puisse trouver.

Posté à 10h14 le 28 déc. 23

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Machajol

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Froid hiver

Sur le miroir de l'eau
S'arrêtent les oiseaux
Le paysage bleu
Par le givre immobile
Semble prendre la pause
Douceur et harmonie
Dans cet écrin se figent

Craque la glace au sol
Brisures éphémères

Le silence ici parle
Aux oreilles des sourds
Les mots sans importance
S'envolent dans l'espace

Le paysage sage
S'est tu pour cet hiver
Seul le givre poudroie
D'une élégance blanche

Posté à 10h49 le 03 févr. 24

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Appoline

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Liberté
Paul Eluard

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.



Ce message a été édité - le 08-03-2024 à 20:57 par Appoline

Posté à 20h55 le 08 mars 24

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Appoline

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« Les arbres sont des poèmes que la terre écrit sur le ciel. »
Khalil Gibran

Posté à 13h05 le 10 avril 24

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Machajol

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La fleur

Comme une rose
D'un doux velours
Ell' prend la pose
Sous l'abat jour

Dans ce bouquet
Elle est la reine
Robe fumée
Et pour la peine

Là, je ravive
La lumière
Dans l'atmosphère
Plane un mystère

S'évaporent
Douces fragrances
Evanescences
D'autres essences

Sens en émoi
Essentielles
Sensations
Pour toi et moi

Brume odorante
Des osmanthus
Du bouquet, vole



2016
Corrigé

Posté à 16h47 le 19 avril 24

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Machajol

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Le jardinier



Il a dans son panier
Des trésors bien cachés
Car il ne faut pas dire
Secrets de jardinier
Qui le font bien sourire

Il va dès le matin
dans la rosée perlée
cueillir les fleurs de thym
arroser les bleuets

Il raconte aux rosiers
une histoire un secret
Ils rougissent alors
enivrent un peu plus fort

Les corolles velours
dans la teinte du jour
frémissent alentour

Jalouses autres fleurs
comme douces amantes
s'épanchent de bonheur
vers la main caressante

Jardinier butineur
A tout heure embellit
son jardin si joli

Senteurs multicolores
ivresse des parfums
Venez- y quant à jeun
La nuit se fait aurore

Vous y verrez alors
une rose alanguie
souriante au jardin
dans son parfum satin



Poème posté le 12/11/17

Posté à 08h57 le 27 avril 24

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Machajol

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Spleen et idéal. Ch Baudelaire
L'ennemi
1er vers du poète :

"Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage"
Et dans mon jardin clair, il fondit tel ravage
détruisant les parterres ,fleurs, et lilas blancs
La tristesse et les pleurs dans le regard d'enfant.

Macha






Spleen et idéal. Ch Baudelaire
Élévation

"Mon esprit tu te meus avec agilité"
Et sillonnant le ciel , divine volupté
Envole toi dessus les nuages bleutés
Et embrasse la vie avec habileté.




Posté à 19h39 le 28 avril 24

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Machajol

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Haïkus



Ecrits hier soir
après lecture de "Voyage au pays de la beauté"
de Claudine Thibout-Pivert


La chanson de l'eau
clapotis rafraichissant
s'écoule la source

La douce geisha
sur le chemin des gravier
hauts talons de bois

Kimono de soie
ainsi va la japonaise
éventail mystère

Vois la carpe koï
dans l'eau trouble de l'étang
Ell' s'enfuit soudain

Les roses pétales
du cerisier parfumé
s'agitent au vent

Cerisiers en fleurs
aux roses voluptueux
embaument mon coeur

La maison de thé
les gestes ancestraux
le thé parfumé

Le thé vert épais
gestes lents et déliés
le noble matcha


Mâcha ou Masha !




Ce message a été édité - le 05-05-2024 à 12:09 par Machajol



Ce message a été édité - le 06-05-2024 à 19:37 par Machajol

Posté à 12h08 le 05 mai 24

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Machajol

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L'air


Impalpable

On ne le voit pas
Pourtant il est là

L'air

Il siffle un air
Entre deux airs

Impassible

Invisible
Léger et aérien
Comme un voleur

Il glisse entre les doigts
Impassible souffleur

Caressant le passant
Il passe et il trépasse

Ephémère atmosphère
Fluidité légère

Chut ! Il passe
Sans laisser de trace

Il siffle un air
L'air de ne pas s'en faire




2015

Posté à 18h37 le 14 mai 24

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Jim

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Impermanence, quand tu nous tiens !... Sourire

Posté à 21h33 le 14 mai 24

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Machajol

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Après l'orage

Les grêlons ont tapé fort contre les carreaux
Laissant sur l'herbe verte un tapis blanc de neige
Puis l'orage a tonné, à flot, déluge d'eau
Le ciel hésite alors entre le gris et beige

Lueurs jaune pâle souvent après l'orage
Une accalmie enfin échappée des nuages
La lumière solaire alors est revenue
Sur l'herbe détrempée les grêlons ont fondu

Les arbres s'ébrouant à présent comme chiens
Bruissement du feuillage accompagne le lien
De la voix du vent frais, gouttelettes en larmes
Comme pleurs incessants peuvent rendre les armes

La gouttière du toit joue un air de jazz fou
Les volets en battant semblent donner le rythme
Et les hiboux chagrins poussent un bel hou-hou
La chanson de la pluie en refrain comme un hymne


Posté à 19h31 le 15 mai 24

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