Pour clore ce "Baiser", qui se nome en fait "Autre baiser" (et pourquoi Amputer le titre ?)
Je vais vous donner la version que me suggère ma logique poétique, si tant est qu'il en soit une, et que les mânes du preux Bellay me pardonnent si je le trahis, car il y a une petite chance pour que, au contraire, je le réhabilite :
Le quatrième quatrain me semble inversé, je pense (prudemment) qu'on devrait y lire :
"Quand le soupir de ces odeurs
Où nos deux langues qui se nouent
Moitement folâtrent et jouent
Eventant mes douces ardeurs,
Il me semble être assis à table
Avec les dieux, etc."
Car le sens en est cohérent, plutôt que :
"Quand le soupir de ces odeurs
Où nos deux langues qui se jouent
Moitement folâtrent et nouent,
Eventent mes douces ardeurs,
Il me semble être assis à table
Avec les dieux, etc."
...Vu que La Pléiade ne flirtait avec aucun surréalisme baroque ! ("et nouent...quoi ?)
Pour corser l'histoire, je subodore que le français du 16ème n'est point exactement celui du texte, je condamne cette manie de moderniser la langue d'origine ! la poésie, c'est de la musique ! et ce n'est pas une métaphore, pourquoi décaler les notes ?
(mieux vaut décaler les sons* !)
Mon cher Watson, je dirais même plus : il y a là quelque chose d'étrange...
Voilà, forte récompense (un bonbec) à qui apportera quelque chose de probant à l’enquête !
*Oups !