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Correspondance en rondeaux...

Par : Tonindulot

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Tonindulot

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Mais Mai arrive à grands pas

Je n’aurai plus le temps de conter l’aventure
Qui me tente le soir quand dressant ma monture
J’équipe mon voilier pour surfer sur l’amer,
Et laisser que le vague ondule sur la mer.
Parait que ça dessale un marin en biture !

Tout comme Ulysse alors, je soigne ma mâture
Et me débine ainsi sans laisser d’écriture.
Si je ne vais pas vite admirer l’Outremer
Je n’aurai plus le temps !

Quand je serai voguant, tout seul, sans créature
Je penserai sans doute aux gestes de droiture
Que vous me destinez depuis qu’à Saint-Omer
Je vous dis sans ciller « je suis un loup de mer ! »
Pour expliquer mon sort, las, sans caricature
Je n’aurai plus le temps !

Posté à 08h47 le 29 avril 23

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Tonindulot

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Le virtuel a désormais sa réalité

Depuis le lointain temps où tout semblait facile
Le tout petit marmot se montre moins docile.
De l’eau a bien coulé dessous ce fameux pont
Où s’en allait sifflant tout gars classé fripon.
Il lutinait gaiment la fille très gracile.

Et c’était chez Laurette où trônait l’imbécile
Qui jouait du pipeau pour avoir domicile.
On fait bien autrement quand on est fier chapon,
Depuis le lointain temps !

Oyez vous qui passez de mine trop fragile,
Le public n’aime plus les seuls talents d’argile !
Le manège est fermé, laissez donc le pompon
Flotter tout seul en l’air sans tenter le poupon !
On surfe sur la toile où l’on se dit agile
Depuis le lointain temps !

Posté à 09h17 le 01 mai 23

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Tonindulot

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N'en jetez plus, la Cour est pleine

Les temps ont bien changés, ayant moins de constance,
Moquant la loyauté en toute circonstance.
On ne peut plus conter sur la fidélité,
Car le bon dévouement s’est hélas délité.
On préfère les jeux de peu de consistance !

Honni soit le féal respectant la distance
Qui rend le lien tenace avec son importance.
Claironnez de partout sans nulle ambigüité :
Les temps ont bien changés !

Cheminer toujours seul en toute indépendance
Séduit le chat trempé par la pluie d’abondance.
Mais vous, humains d’ici, avez-vous récité
Parole plus amène enflammant la cité.
Vous déplorez pourtant le manque d’intendance :
Les temps ont bien changés !

Posté à 09h18 le 01 mai 23

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Oxalys

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Que dire que faire comment répondre
Au premier de ces trois rondeaux, je t'emboitai le pas sans problème
Un répons prenait forme.

Le second met dans l'embarras, le pas se fait hésitant. Où va nous mener ce chemin tortueux ?

Le troisième est si caillouteux qu'on ne comprend plus, ayant complètement perdu le fil..

Bon premier mai
Nous partons le fêter gaîment entre amis, malgré le temps (météo) maussade et le temps (bio) inexorablement en marche, pour toutes et tous...

Posté à 11h09 le 01 mai 23

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Tonindulot

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Philosophe et sème ta parole
Parler toujours quand on n'a rien à dire

Je pensais l’avoir dit que l’homme philosophe
Quand il sent que le lieu promeut la catastrophe.
Plaçant l’aménité sur le mont des valeurs
Il vit dans le respect de toutes les couleurs
Et voit dans le sourire un clin qui l’apostrophe.

La paix qui le coucoune en sa si belle étoffe
L’éloigne des tenants de l’aigreur limitrophe.
Qu’autrui moins vertueux soit de glacées chaleurs
Je pensais l’avoir dit.

Ainsi lorsque l’on veut éviter l’anastrophe
On place au bon endroit tous les mots de sa strophe.
On parle gentiment pour calmer les douleurs
Sans jouer indument aux tordus enjôleurs.
Fais comme un sain bonhomme ou bien un Saint Christophe :
Je pensais l’avoir dit.
Mdr



Ce message a été édité - le 02-05-2023 à 18:02 par Tonindulot

Posté à 09h17 le 02 mai 23

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Tonindulot

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Hé oui ! L'ami cale en toutes circonstances...
Mdr

Posté à 12h00 le 02 mai 23

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Oxalys

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Laissons-les semer

Laissons-les, ces deux-là, causer en aparté
Du bien et du mal de la virtualité,
Et de la force du mot qui tantôt caresse,
Tantôt, profitant de l'anonymat, agresse,
Sans se préoccuper de la réalité.

Regardons-les semer en toute aménité,
A force de compter sur leur complicité,
Mil et un aphorismes empreints de sagesse,
Laissons-les, ces deux-là !

Il arrive parfois que la fébrilité,
-Ou bien est-ce une feinte, un prétexte inventé ?-
Provoque chez l'un d'eux un manque de finesse
Pour saisir sans erreur ce que l'autre professe,
Le dilemme, en ce cas, est dûment commenté,
Laissons-les, ces deux-là....



clindoeil

Posté à 10h00 le 03 mai 23

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Tonindulot

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Du haut de leurs tourelles s'envolent de bons mots

Vous avez bien raison de penser papoter
En soignant tous ces plis qu’il nous faut rempoter.
A notre âge avancé évitons la paresse,
Pour agir, sans relâche, en fort tendre allégresse.
Les gens de bonne humeur ne peuvent chipoter.

Nous sommes ce duo qui sait bien dorloter
En usant de doux mots sans jamais zozoter.
Peaufiner tous vos plis, avec beaucoup d’adresse,
Vous avez bien raison !

Heureux les épargnants qui savent mégotter
Sans qu’on ait grand besoin de toujours les botter.
Je sens votre valise équipée de richesse,
Ce qui vous montre, ici, fort aimable duchesse.
Je vois qu’en ces trésors vous savez barboter :
Vous avez bien raison !
Salut



Ce message a été édité - le 04-05-2023 à 13:23 par Tonindulot

Posté à 09h59 le 04 mai 23

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Oxalys

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Cela commence à bien faire !

Ô joli mois de mai, arrête de courir !
L'un de tes derniers jours, hélas, sans coup férir
Va me lester le dos d'un an supplémentaire.
J'en ai déjà si tant que ne sais plus qu'en faire,
Contente-toi, forban, de muser et fleurir !

Quand tu seras passé, ton cousin va venir.
Puisse le mois de juin ne plus se souvenir
Qu'il marque tous les ans un autre anniversaire,
Ô joli mois de mai !

Ayez d'autre dessein que nous laisser vieillir,
L'été va se pointer, pensez à l'accueillir,
Oubliez le planning, sortez de l'ordinaire,
Offrez-nous, cette fois, un cadeau qui va plaire :
Exceptionnellement, faites-nous rajeunir,
Ô joli mois de mai !


clindoeil

Posté à 18h01 le 04 mai 23

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Tonindulot

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Ah ! Ces sacrés gémeaux

Nous sommes deux gémeaux qui marchent main dans main,
Daubant sans hâblerie les peurs du lendemain,
Toujours prêts à jaillir dès la moindre nouvelle
Sans jamais menacer du coup de manivelle ;
Des gens de paix durable et de port fort humain.

De parenté lointaine, aimant le baisemain,
Nous chantonnons toujours au fil du long chemin.
Que tous les gens d’ici admettent en leur cervelle :
Nous sommes deux gémeaux !

Vieillir sans se presser, attendant que demain
Nous épargne toujours tout effort surhumain,
Voilà qui nous va bien et rend la partie belle
Pour que nous n’ayons point la nature rebelle.
Amis ! Lisez ici, sur ce vieux parchemin :
Nous sommes deux gémeaux.

Posté à 13h58 le 06 mai 23

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Tonindulot

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En voiture Simone, Mai a ri...

Chantons sans nous lasser de belles ritournelles
Et laissons surveiller les gentes sentinelles !
Le mois de mai fleurit et booste le gaillard
Afin que celui-ci devienne enfin paillard.
Mais, nous, ne soyons point tels des polichinelles !

Occuper la tribune en tenues solennelles
Nous oblige toujours aux ardeurs passionnelles.
Or sans leur envoyer de conte trop braillard
Chantons sans nous lasser !

Si nous avons quitté les classes maternelles
Nous savons tout bien lire au fond de nos prunelles.
Voyez comme mon œil, sans jouer au billard,
Sait tourner tout son globe en étant babillard !
Mais pour que nos gosiers se plaisent sous cannelles
Chantons sans nous lasser !

Posté à 16h54 le 09 mai 23

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Oxalys

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Vacances en vue !

Comme l'année dernière, avisons les vacances.
Les beaux jours revenus, à nouveau l'on y pense,
Or quitte à entreprendre un joyeux safari,
C'est dans un camping-car, non sur un méhari
Que nous prospecterons le nord-ouest de la France.

Un safari-photos, bien sûr, sans violence,
Dans des lieux choisis au petit bonheur la chance,
Sans Simone, certes, mais avec le mari,
Comme l'année dernière.

Cap sur la Normandie, Etretat, Caen, Coutances,
Culture et découverte, évasion et plaisance.
Et si par mauvais sort, le temps était pourri,
Châteaux, forts et musées nous offriront l'abri
De même les restaus où nous ferons bombance,
Comme l'année dernière !

clindoeil

Posté à 18h26 le 11 mai 23

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Tonindulot

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Prenez donc le temps de vivre

Prenez le temps de vivre en visitant la France
Où l’on glose à l’encan sur la dite souffrance.
Bientôt la Normandie et peut-être la mer,
Fini le Bas Quercy, pensez à l’outremer
Où sont des Vahinés à la belle assurance !

Etre photosensible en évitant l’outrance
C’est prouver que l’on est de sobre fulgurance.
Et puis en évitant le fruit bien trop amer
Prenez le temps de vivre !

Mais si vous désirez quelque franche bombance
Programmez un banquet avec un peu de chance
Vous verrez arriver le cousin Mortimer
Qui prit le ferryboat pour quitter Saint Omer
Criant à tout berzingue avec peu de nuance
Prenez le temps de vivre !

Posté à 16h56 le 15 mai 23

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Oxalys

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Dites-moi : oui nous sommes tout cela  !

Sommes-nous d'un autre âge, férus de badinage
Où converser en vers à rien d'autre n'engage
Que bouder le mauvais goût du n'importe quoi
Défrayant la chronique et grisant à la fois
Un public ravi de céder au racolage ?

Serons-nous bientôt seuls à offrir en partage
Des contes sans noirceur, ni lourdise ou carnage,
Le monde y pourvoyant largement de surcroît ?
Sommes-nous d'un autre âge,

Paisibles mais gaillards, abhorrant l'étalage
Tant de grands sentiments que de vain bavardage,
Qu'une levée de poings rageurs laisse de bois,
Farouches défenseurs des valeurs d'autrefois
Où balayer devant sa porte était l'usage ?
Sommes-nous d'un autre âge ?




Posté à 17h53 le 16 mai 23

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CinquiemeVallee

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Coucou
Vous êtes dans le vent
Du temps tournant les pages
Glissant dans les futures
Déferlantes aux plages
Où lisent, rougissant
D'appétissants messages
Les pâles étudiants
Fous de littérature
Avec Edmond Rostand ,
Platon, voire Epicure...

Loin de l'etang tentant,
Vous transcendez la nage
Fidèle à l'onde pure
Ses Embruns pleins de rage
Sans lâcher le fromage
Vous êtes dans le vent...

Qu'un renard flatte en pure
Perte, en vous le savant,
Prenez donc son pelage,
Qu'il serve de figure
Sur votre marque-page
Mais vous n'en avez cure:
Vous êtes dans le vent !




Ce message a été édité - le 16-05-2023 à 23:04 par CinquiemeVallee



Ce message a été édité - le 17-05-2023 à 10:11 par CinquiemeVallee

Posté à 19h51 le 16 mai 23

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