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Correspondance en rondeaux...

Par : Tonindulot

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Oxalys

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Echange traîneau contre parapluie

En l'absence de neige, optons pour le pépin,
Non celui du citron, l'orange ou le raisin
Mais l'abri confortant quand s'annonce l'orage,
Et que s'abat sur nous la flotte qui fait rage.
Contre vents et marées restons l'esprit serein !

Las, le dérèglement du climat est malsain,
Ici fond le glacier, là glisse le terrain,
Et meurt au grand soleil l'edelweiss de l'alpage
En l'absence de neige.

La planète est souffrante et nous le savons bien.
Hélas nous ignorons comment y mettre fin
Car la volonté manque, autant que le courage
De changer le système et de tourner la page.
Remisons le traineau jusqu'à l'hiver prochain,
En l'absence de neige.

Posté à 10h49 le 12 janv. 23

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Tonindulot

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Ne sniffons plus la neige

Sacré fan de flocons te voilà pris au piège,
Pas besoin, pour monter, de prendre un télésiège !
Les pistes de nos monts sont hélas sans manteau,
Pour les prendre à ce jour il faut être marteau.
Contentons-nous alors de flâner en Ariège.

Le climat planétaire est un mal qui assiège
Et qui brûle parfois même le chêne-liège !
As-tu vu les glaciers qui voudraient un chanteau
Sacré fan de flocons !

Ô planète en péril que bénit le Saint-Siège
Tu nous dis : « Cessez donc de chauffer le manège ! »
Les gens refusent tous de quitter leur château
Et répondent sitôt que tout n’est que pipeau.
Si tout ça continue on n’aura plus de neige,
Sacré fan de flocons !

Posté à 14h47 le 12 janv. 23

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Oxalys

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Plus de 100 lectures en un jour,

un record !

Bon, je fais un copier-coller du dernier jet pour cogiter une réponse digne de maintenir le score... ça va être dur !
Bonsoir Tonin, à demain !

Posté à 23h46 le 12 janv. 23

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Oxalys

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Toujours trop - jamais assez !

Comment gérer la pluie et ses sautes d'humeur ?
Chez nous trop insistante, elle sape l'ardeur,
Nous clouant aux abris, d'où, maussade, on observe
Le torrent déchaîné se jeter dans la serve
Si calme d'habitude, or ces jours en fureur.

Comment sauver l'enfant affamé qui se meurt
Dans les bras de la mère accablée de maigreur
Parce qu'il n'y a plus de mil dans la réserve,
Comment gérer la pluie ?

Ô nuages chargés du fluide salvateur,
Que ne filez-vous pas plus près de l'équateur ?,
On vous acclamerait, plein d'espoir et de verve,
Alors que votre zèle, ici, plutôt énerve
Car nous ne savons pas, pour comble de malheur,
Comment gérer la pluie !





Ce message a été édité - le 17-01-2023 à 09:29 par Oxalys

Posté à 16h55 le 16 janv. 23

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Tonindulot

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Demain je serai de main...

Posté à 20h21 le 23 janv. 23

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Oxalys

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Comment ?
Demain je serai de main... ?

?? ? ??? ?? ?

Demain s'est envolé !

Demain s'est envolé en nuées éternelles !
Depuis nous espérons avoir de vos nouvelles.
Un douzième de l'an, désormais, est passé,
Mais vous, bien cher cousin, ne semblez pas pressé
De nous révéler vos prouesses manuelles !

Las, ce deux février, dit "fête des chandelles",
Comble d'ironie, ne fait guère d'étincelles !
Devrais-je rappeler, l'air fort embarrassé :
Demain s'est envolé !

Il me semble grand temps de combler les séquelles,
En reprenant le cours des moeurs habituelles.
Je vous prie de ne pas vous sentir agressé,
Mais il me faut, hélas, sur mode compassé,
N'accorder de crédit qu'aux promesses réelles.
Demain s'est envolé !

Posté à 20h47 le 02 févr. 23

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Tonindulot

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Le bras tendu montre l'avenir

Regardez l’avenir qui vous tend bien les bras
Sans besoin de lancer des abracadabras.
Car l’avis éternel de l’amène complice
Vous amène souvent le bon pli qui ne plisse.
Il y a dans ces mots de quoi faire choux gras.

Écrivons sobrement, sans montrer d’apparats
Des bijoux d’exception aux multiples carats.
Et pour parler aux gens, sous l’œil de la police,
Regardez l’avenir !

J’ai là, sur mon plateau, non pas des embarras
Mais des pâtés truffés, des vins et des cérats.
Ameutez les chats lents, caressez leur peau lisse
Donnez-leur, sans conter, des bâtons de réglisse.
Puis sans zieuter derrière où sont les débarras
Regardez l’avenir !

Posté à 08h23 le 03 févr. 23

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Oxalys

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Repost après repassage de faux-plis



L'avenir est à ceux qui profitent du jour !

La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse,
-La mienne fut sans heurt ni quartier de noblesse-
Et la vieillesse est le temps de la pratiquer,
La mienne j'entrevois, mais sans trop paniquer
Car elle me réserve un coussin de tendresse,

Un lot de souvenirs que je garde sous presse,
Pour m'en combler quand me permettra la paresse
D'occuper le reste des jours à prédiquer :
La jeunesse est un temps

Où l'on se sent prêt à bâtir la forteresse
Pour s'abriter de tout ce qui dérange ou blesse,
Mais l'avenir n'est pas si simple à fabriquer,
Soumis aux imprévus qui vont tout compliquer.
C'est ce que l'âge mûr enseigne avec justesse :
La jeunesse est un temps !


D'après la citation de J.J. Rousseau (Rêveries du promeneur solitaire)
La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse; la vieillesseest le temps de la pratiquer.


Posté à 09h51 le 14 févr. 23

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Tonindulot

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Allez! Roulez jeunesse !

Quand l’entrain va bon train pour lancer doux regard
Vers l’ancien fort ridé qui n’est point un ringard
Le respect se dévoile en valeur de jeunesse
Et s’estompe, sans heurt, le fameux droit d’aînesse.
Lors chacun donne à l’autre un bien meilleur égard.

Votre port est serein mais votre air fort hagard
Si le Monde se meut en lançant son brocard.
Que notre bonne humeur se plaît dans la finesse
Quand l’entrain va bon train !

Depuis le tout début sans être vétillard
Nous avons su donner au jeune et au vieillard
De quoi se sustenter pour être dans la liesse
En oubliant qu’un jour arrive la vieillesse.
Et donc l’on peut se battre enfin le coquillard
Quand l’entrain va bon train !

Posté à 09h52 le 17 févr. 23

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Tonindulot

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bientôt 1000

Posté à 10h40 le 20 févr. 23

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Tonindulot

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Quand l'entrain siffle trois fois

Je vous parlais d’entrain pour sortir du surplace
Qui fait que le cerveau devient morceau de glace.
L’hiver a fait son œuvre avec son piteux froid
Laissant geler le ru, quand l’homme maladroit,
Les doigts tout engourdis, voulait qu’on le remplace.

Je mets le nez dehors pour quitter ce palace
Où vous vîntes, jadis, de posture loquace
Animer la maison quand moi, restant adroit,
Je vous parlais d’entrain !

Bien sûr que la constance aide l’âme sagace
Et que l’écervelé trop souvent fort s’agace.
Laissons les imprudents se mettre dans l’effroi
Et les outrecuidants se prendre pour le Roi.
Rappelez-vous qu’ici dans l’ardeur peu fugace
Je vous parlais d’entrain.

Posté à 10h48 le 20 févr. 23

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Oxalys

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Comme écrivit Musset

Qu'importe le flacon, comme écrivit Musset,
Qu’il contienne un grand vin ou un jus verdelet,
Pourvu que l’empathie apportée par l’ivresse,
-Non le degré d'alcool mais celui de la liesse-
Anime les propos des amis du banquet !

Il convient ici de bien cerner le sujet :
Rien n'empêche d'aller faire un tour au troquet,
Ecluser un pot tout en commentant la presse,
Qu'importe le flacon !

Mais on revient toujours à ce salon douillet,
Où l'hôte généreux au service discret,
N'évoque jamais rien qui provoque ou qui blesse.
Si, de surcroît, le cadre invite à la paresse,
On aurait tort de n'y voir aucun intérêt,
Qu'importe le flacon !

Posté à 17h56 le 20 févr. 23

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Suite à une suppression de compte, les messages de ce membre ont été supprimés, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée

Posté à 18h46 le 20 févr. 23

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Oxalys

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Merci Jean-Mi
C'est également un régal de partager la vedette avec un excellent poète ! Salut

Posté à 18h07 le 22 févr. 23

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Tonindulot

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Est-ce que la friction est réelle..?

Maintenant il est temps pour moi de me terrer,
Me terrer et me taire en arrêtant d’errer.
J’aimais pourtant jouer des mots d’indépendance
De ceux qui vont au vent voir si leur descendance
Est écho de leur gène, encline à mieux cherrer.

Ce prompt revirement vient ici desserrer
Un faisceau de contacts qu’il me faut déferrer.
-Tu as raison l’ami de quérir concordance :
-Maintenant il est temps !

-Tu crus comme un naïf qu’on pouvait empierrer
-Une sente amicale où l’on peut s’affairer.
-Quand on cache en son dos, avec condescendance,
-Une plume au curare on a sotte tendance.
-Marcher vraiment tout seul sans se faire enferrer
-Maintenant il est temps !

Posté à 11h26 le 27 févr. 23

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