La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Quel titre surprenant !
Quel titre surprenant ! Est-ce à moi qu'il s'adresse ?
Suis-je tête de mule, incorrigible ânesse ?
Je n'ai, las, d'autre choix. Dans ce docte forum
Le manque de femmes infirmant le quorum,
Il faut bien, pour tenir, camoufler sa faiblesse,
Sourire même quand le sarcasme vous blesse,
Encaisser sans broncher la bonhomie traitresse,
De fort mauvaise grâce endosser le fatum.
Quel titre surprenant !
Or il sourd, dans le fond, cette immense noblesse
De l'homme généreux, capable de tendresse,
Soucieux de bannir de ses vers tout factum
Ou mépris à l'égard de qui porte péplum.
La complice applaudit l'ineffable prouesse :
Quel titre surprenant !
Posté à 13h01 le 20 déc. 22
Ne pas perdre le Nord, quand icelui nous enseigne un autre sens du mot braire
Ô divine surprise à mon chef proposée
Ton fort est de rigueur, ici très bien posée !
La sémique du Nord de notre belle France
Ne peut ici même imposer la souffrance.
L’idiome du village est la langue imposée !
Dans l’usage des mots l’aménité supposée
Cache à tout ingénu sa marque déposée.
Lors ce gentil quidam s’exclame avec outrance :
Ô divine surprise !
Voyez comme je suis mine décomposée
En lisant cette glose ici même exposée.
Prêtons donc, sans chiner, en pareille occurrence
Meilleur fond au prochain qui fuit la récurrence.
Je clame en démontrant la posture opposée :
Ô divine surprise !
Posté à 18h35 le 20 déc. 22
Ô chenapans sans bonté
Cessez donc votre jeu sans paraître en candeur
Car je devine en vous un soupçon de grandeur !
Lorsque je parle ainsi, ma maîtresse décolle
Sachant que pour le coup jamais je ne bricole.
Bien sûr que je suis las de voir votre froideur !
Me pensant dans mon droit en vaillant pourfendeur
Je ferraille à tout va comme un vrai défendeur.
Et je dis à l’encan d’un air fort agricole
Cessez donc votre jeu !
Voyez comme je ris d’un minois sans fadeur
Rayonnant de couleurs, toujours gai baladeur !
N’est jamais sérieux qui vit sans faribole
Et veut pour son rictus une petite obole.
Ne laissez plus penser que vous n’avez plus d’heur !
Cessez donc votre jeu !
Posté à 09h40 le 23 déc. 22
Fidèle compas, féal compère
Je ne perds pas le nord ni ne manque de flaire,
Mon fidèle compas étant le dictionnaire.
Dans cet écho je fis semblant de protester,
Mais sans incriminer, me cabrer ou pester,
Tant est réjouissant l'échange épistolaire.
Si j'ai du répondant, ce n'est pas pour déplaire.
Ce n'est qu'un excipient pour corser l'ordinaire.
N'ayez crainte, m'ami, je sais où accoster,
Je ne perds pas le nord !
Depuis que ma plume a choisi sa partenaire,
Elle s'ébat dans les champs du vocabulaire,
Retrouve des mots qui n'avaient lieu d'exister.
En regard de tous mes oublis à rajuster,
Pour être à la hauteur du modèle exemplaire,
Je ne perds pas le nord !
Posté à 17h54 le 23 déc. 22
Bichonner donc vos mots pour donner l'heur au lecteur
Écrivez-moi toujours ces lettres amicales,
L’envoi de tous ces plis me sert de bonnes cales.
Ça donne du tonus et tout plein de ressort
Et ça dit aux copains tout du Prince consort.
La Reine est dans l’arène en joutes radicales.
Assaisonner les plats en épices locales
Permet de démontrer qu’on a bonnes focales.
Pour dire au Monde entier qu’est réduit le transport
Écrivez-moi toujours !
Ah je vois ! Vous voguez sans penser aux escales
Ni comment vous mouvoir jusqu’aux fêtes pascales !
Vous me parlez de mots ayant quitté le port
Mais les vôtres sont bons, ad hoc pour le rapport.
Lors pour les bichonner en proses lexicales
Écrivez-moi toujours !
Ce message a été édité - le 24-12-2022 à 10:39 par Tonindulot
Posté à 10h37 le 24 déc. 22
C'est ici que je souhaite de bonnes fêtes à toutes et tous
Posté à 11h13 le 24 déc. 22

Enseigne de boutique du quartier "Petite Venise" de Colmar
Photo prise lors de la visite du marché de Noël mercredi 21 décembre 2022
C'est ici que je souhaite de bonnes fêtes à toutes et tous
Posté à 12h21 le 24 déc. 22
Au nom de la trêve des confiseurs !
Par moment j'eus grand peur qu'un vent de formatage
Soufflant dans les rangs de ce docte aréopage
En vienne à lacérer sous les coups d'un scalpel
Mes plis conçus avec le plus grand naturel,
J'ai cru mes bluettes fauchées par l'essartage.
Ma spontanéité redoutant l'étêtage,
Je l'ai mise à l'arrêt et me suis tenue sage,
Loin de la portée du faucheur artificiel,
Par moment, j'eus grand peur !
Trêve des confiseurs ou robot hors d'usage ?
Il semble que le calme ait repris l'avantage !
Nous voici revenus au rythme habituel,
Tout en espérant que le censeur* virtuel
Permette à ce pli de rester brut de coffrage,
Par moment, j'eus grand peur...
*Censeur : à comprendre selon la 3ème définition du Littré : Agent préposé à l'examen des livres, journaux, pièces de théâtre... sans qu'il y ait forcément censure
Ce message a été édité - le 29-12-2022 à 22:46 par Oxalys
Posté à 12h05 le 29 déc. 22
C'est le dernier de l'année 2022
Faucher n’est pas un jeu, c’est un travail de terre
Auquel se rend actif tout grand serf sans mystère.
Donnez-nous chaque jour notre bain quotidien
Puisqu’ici se prolonge un été dit indien
Qui met tout en chaleur dans notre monastère !
La réactivité fait l’être volontaire
Toujours cherchant son but sans aucun commentaire.
Alors je vous le dis d’un élan qu’on dit mien :
Faucher n’est pas un jeu !
Faut-il toujours parler ou bien alors se taire
Quand on n’a plus d’idées de force salutaire ?
Je ne saurais le dire, en tant qu’ancien freudien
Qui se croit grand acteur parce que comédien.
Et vous ne prenez plus ce côté militaire,
Faucher n’est pas un jeu !
.
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A l'année prochaine avec bel entrain!
Ce message a été édité - le 31-12-2022 à 16:43 par Tonindulot
Posté à 15h36 le 31 déc. 22
Oh que oui!
Toujours un plaisir de vous lire m"sieur Tonin et m'dame Oxa.
Que cet entrain bénéfique et jubilatoire ne cesse de vous animer.
Bonnes fêtes à tous.
Posté à 17h07 le 31 déc. 22
Merci et Meilleurs vœux !
Posté à 22h37 le 31 déc. 22
Top'là, continuons !
Top'là, continuons, le public en réclame !
Que trissent nos crayons et crissent nos calames !
Après une olympiade accomplie sans tracas,
Cette fois, en principe, advient le quinquennat,
-A moins d'un gros pépin, ce qui serait un drame- !
Croisons avec ferveur les fils de notre trame,
Offrons à nos lecteurs un amusant programme,
Avec notre empathie à ceux qui n'aiment pas,
Top'là, continuons !
Bienvenue à ceux qui prononcent le sésame
Pour la première fois -car bien vaste est la gamme-
Puissent-ils apprécier ce qu'ils trouveront là,
Les hôtes sont garants d'un pur artisanat.
Tonin, puisqu'en ce jour, tu me laisses l'entame :
Top'là, continuons !
Prost Neujahr !
Posté à 17h01 le 01 janv. 23
Donnons-leur, de bon chœur, leur bain quotidien
Voilà donc l’an nouveau qu’on veut tous d’espérance,
Un an qui voit les gens pétris de tempérance !
Que l’amitié clamée soit solide sur pieds
Et tâche d’éviter les moindres contrepieds.
Marcher de vrai concert soulage la souffrance.
Croisons, dès lors, le Faire en toute déférence
Et donnons aux hargneux l’humaine référence !
Pour montrer le chemin, sans vilains croche-pieds,
Voilà donc l’an nouveau !
Parlons ainsi, sans fard, de chaude conférence
Et sustentons tous ceux qui sont en déshérence.
Offrons-leur des rondeaux comme des chaussepieds
Pour qu’ils puissent nous suivre en fidèles troupiers.
Vous avez bien raison, pour faire révérence
Voilà donc l’an nouveau !
Posté à 14h56 le 02 janv. 23
Ô neige qu'on attend tombe enfin pour de bon
Je tire le traîneau qui dérape parfois
Respectant le tracer qu’on prenait autrefois.
Il est fort sinueux mais craint peu l’avalanche
Car il est bien conçu, construit de bonne planche.
Revêtez un manteau pour voguer cette fois.
Vous tricotez toujours et chantez quelquefois
Le refrain suranné mais charmant toutefois.
Observez qu’en vaillant, sur cette neige blanche,
Je tire le traîneau !
Ces gens frigorifiés psalmodiant dans leurs fois
Prient tous en se frappant mais sont tous aux abois.
Clamez donc aux piteux que va craquer la branche
Sur laquelle est assis leur corps perclus qui flanche.
Et pendant ce temps-là, trimant tout-à-la-fois,
Je tire le traîneau !
Posté à 10h38 le 06 janv. 23
Oui tout fond comme neige au soleil...
Posté à 11h27 le 06 janv. 23
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