La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Tu ne viens plus me voir
Tu ne viens plus me voir et j'en suis un peu triste.
Envisages-tu de me rayer de la liste ?
Est-il venu, le temps de la ségrégation,
L'un du côté où l'on vise la promotion,
L'autre préférant un registre fantaisiste ?
Entre monts et vaux s'il faut choisir une piste,
Ce sera le mitan beaucoup moins rigoriste,
En dépit, toutefois, d'un brin de déception :
Tu ne viens plus me voir !
Mais de quoi me plaindrais-je ? Heureusement existe
Dans ce collège de talentueux artistes
Une enclave où survit la décélération !
J'aime y poster le fruit de mon inspiration,
Cette fois, par exemple, un reproche simpliste :
Tu ne viens plus me voir !
Posté à 09h20 le 07 oct. 22
Au Nord c'était les corons
J’ai perdu la boussole indiquant le vrai Nord
Quand ma nef submersible a viré tout de bord.
Le concours en dit long sur la pudique foule
Qui, pansant tous ses maux, tout soudain se défoule.
La tocade est de mise en lustrant le sabord.
Quand les sens sont en baisse et qu’on cherche un accord
Il faut se résigner sans viser de record.
Je sais où, maintenant, au milieu de la houle
J’ai perdu la boussole !
Les visites du site en passant par bâbord
Font toujours apparaître une perle à tribord.
Il faut donc se garder d’y perdre ainsi la boule
Tant le torticolis fait toujours qu’on s’écroule.
Je dis donc à l’encan pour soigner mon abord
J’ai perdu la boussole !
Posté à 11h22 le 08 oct. 22
Téléguidage
Pour guider le compère à bon port je présume
Qu'il faudra désormais, dès que posée la plume,
Envoyer le pli dans une enveloppe à fleurs
Ou dans une surprise adornée de faveurs,
Bref, trouver une astuce évinçant la coutume,
Annoncer l'envoi en stéréo, plein volume,
Tourner un podcast en affriolant costume ...
Vous qui le connaissez, que faire, amis lecteurs,
Pour guider le compère ?
Est-il plus opportun de marteler l'enclume,
Souffler dans l'olifant ou la corne de brume ?
Mais assez plaisanté, il m'en tiendrait rigueur !
Puisse mon briefing le mettre de bonne humeur.
Ce rondeau peu sérieux fut conçu, je l'assume,
Pour guider le compère !
Posté à 09h54 le 10 oct. 22
Cueillez donc les fleurs pour les distribuer
Jetez-moi plein de fleurs et qu’on n’en parle plus !
Couvrez donc ce corps beau qui ne vit que reclus !
Je ne rigole point devant la marguerite,
Je la plume en chantant pour bien suivre le rite.
Le folklore est connu pour soigner les perclus !
Pour enfin retrouver les chalands farfelus
Je souque sans souffler bravant les chevelus.
Afin de me doper dans ce jeu sybarite
Jetez-moi plein de fleurs !
Et si le Monde entier, voyant des corps velus,
Se met à tout raser de penchants résolus
Laissez aller la faux, vous aurez pour mérite
De suivre un mouvement qui ne sait qu’il irrite.
Pour que j’accède, enfin, aux plaisirs absolus
Jetez-moi plein de fleurs !
Ce message a été édité - le 19-10-2022 à 16:48 par Tonindulot
Posté à 13h25 le 19 oct. 22
Que vivent les fleurs !
Vous qui semblez friand d'éloges en kyrielles
Veuillez trouver les miens en gerbes virtuelles,
Accompagnées de plis écrits avec ferveur,
Immarcescibles comme il n'est aucune fleur,
A part, bien sûr, celles que l'on dit immortelles.
En voici par brassées, vivaces, naturelles,
Liées en rondeaux, en sonnets et villanelles
Composés pour durer sans perdre leur couleur,
Vous qui semblez friand.
Si vous préférez les bourrades fraternelles
Aux grandes envolées dites spirituelles,
Lisez ces quelques mots écrits avec le cœur :
Laissez vivre les fleurs, préférez la candeur
De plis jamais flétris et pensées éternelles,
Vous qui semblez friand...
Posté à 16h02 le 21 oct. 22
Parlez-moi plus des loges
Qu’il est doux à mon cœur de goutter dans les loges
Le théâtre amateur qui daube les horloges.
Il se moque à l’encan des diseurs bégayant
Et met parfois l’accent sur le terme égayant.
J’aime tant observer ces acteurs dans leurs toges.
On récite en Quercy, tout comme dans les Vosges,
Des tirades passant le beffroi de Limoges.
Entendre un cabotin clamant mais non brayant
Qu’il est doux à mon cœur !
N’étant point descendant des populaires doges
Je ne puis de Venise établir les éloges.
Mais frimant de ton sûr, mon poitrail balayant
Je puis vous assurer d’un penchant bienveillant.
Et parmi ces habits vanter les épitoges
Qu’il est doux à mon cœur !
Posté à 17h48 le 26 oct. 22
L'esprit du temps va mal !
Le Zeitgeist* est malade, il nage en eau saumâtre,
Pour ne pas se noyer il lui faut tout combattre :
La révolte des uns, qui font leur cinéma,
Le malheur des petits, victimes du climat,
La richesse des grands au train de vie folâtre !
Le monde souffre de dictature opiniâtre.
Même la république est devenue marâtre,
Qui traite ses enfants comme avant la douma.
Le Zeitgeist est malade !
L'esprit du temps va mal, nul besoin d'en débattre !
Or il est une scène où préside un bon pâtre
Qui persiffle ces mœurs sur le même schéma
Que Molière avant lui, mais dans l'anonymat.
Je propose un thème au prochain coup de théâtre :
Le Zeitgeist est malade !
*Zeitgeist (mot valise allemand de Zeit = temps + Geist = esprit) : titre d'un poème paru récemment au forum qui m'a donné l'idée de ce rondeau parlant de « l'esprit du temps » peu réjouissant en ce moment !
Posté à 10h40 le 02 nov. 22
Oh! Les rebelles enfants
Fut-il plus douce nuit que celle du ruisseau
Où nous allâmes fiers offenser la coutume ?
« Ne va plus à son bord pour montrer ton cuisseau »
Enseigne le Parent qui s’exprime en costume.
« Personne d’éduqué n’expose son trousseau ! »
Qui veut donc provoquer tant et plus d’amertume
En bridant, sans grand cœur, un frêle jouvenceau ?
En bravant le Sénat, sans contracter un rhume :
Fut-il plus douce nuit ?
Or quand s’en vint le jour, des cognes en faisceau
Sortirent de leur poche un seyant porte-plume.
« Voyez donc jeunes gens, avec ce beau pinceau,
Nous allons vous dresser un procès sans enclume.
Malgré cette anicroche au sortir du berceau
Fut-il plus douce nuit ?
Posté à 08h07 le 11 nov. 22
Baisers envolés....
Des baisers maladroits sur fond de nuit satin,
M'en suis-je delectée dans un passé lointain,
Aux bras d’un sauvageon aussi jeune et peu sage
Que je l’étais moi-même au printemps de notre âge.
Sa joue était bourrue et démangeait un brin !
La morale mit fin à ce jeu libertin.
Envolés, les émois de l’amour clandestin !
Mais j'ai gardé le goût, comme un doux héritage,
Des baisers maladroits.
Voici que j'y repense en lisant ce matin
Un rondeau m’invitant à rebrousser chemin
Pour me gorger des fruits oubliés au passage.
Et je revois fleurir dans le chenu feuillage,
Tel un bourgeon tardif, le souvenir succint
Des baisers maladroits.
Posté à 11h00 le 13 nov. 22
L'élan terne n'éclaire point la part chemin
Ô jeunesse éternelle en passe de déclin
De mon œil peu rusé repère enfin ce clin !
En l’activant souvent est apparue la ride
Qui donne à mon visage un portrait moins aride.
Autrefois plus gaillard j’étais bien plus enclin !
Que me dites-vous là ? Fini le show-câlin ?
Et le regard perçant de transport opalin ?
Je crierai sans faiblir à ce Monde impavide
Ô jeunesse éternelle !
Lisez donc derechef tous ces plis dits malins
Qui sortaient, vers moulus, de nos vaillants moulins.
Mais dites à nos pairs qui redoutent le vide
« Ne restez donc plus cois avec cet air livide ! »
Qu’ils clament comme nous sans se croire orphelins
Ô jeunesse éternelle !
Posté à 09h04 le 14 nov. 22
Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait !
Si jeunesse savait ce que la vie est brève,
Comprendrait-elle, au lieu d'être sans cesse en grève,
Combien celle de leurs aînés a de valeur
Car eux savent le prix que coûte le bonheur
Patiemment construit sans s'accorder de trève.
Bien sûr ce n'est pas la mission dont elle rêve,
En ce monde à vau l'eau, que prendre la relève.
Quand ce fut notre tour, nous de même avions peur.
Si jeunesse savait !
Si vieillesse pouvait redevenir élève,
Nourrie de sa raison comme un arbre de sève,
Elle saurait que le reproche est peu porteur,
Critiquer sans acter est signe de rancoeur,
Rien ne se perdrait plus avant que vie s'achève,
Si jeunesse savait !
D'après la citation d'Henri Estienne (1531-1598)
Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, rien ne se perdrait !
Toujours d'actualité en 2022
Posté à 18h35 le 24 nov. 22
Fais pleurer ton violon
Fais pleurer ton violon pour charmer mon oreille,
La musique en arpège est toujours sans pareille !
Égrène ainsi la note avec ton vieil archer
Pour qu’en sirotant l’air je puisse encor marcher.
Le chemin est fort long pour atteindre ta veille.
Ami qui sait toujours retrouver la bouteille
Qui siège gentiment au fond de ta corbeille
Donne-moi ce bonheur sans plus te démarcher !
Fais pleurer ton violon !
Ce charmant instrument qu’aux tristes je conseille
Est un parfait outil qui flatte et qui réveille.
Mozart et Beethoven, pourquoi plus rechercher,
Sont bien mes préférés, faut-il le rabâcher ?
Pour que je me délecte avec chaque merveille
Fais pleurer ton violon !
Ce message a été édité - le 03-12-2022 à 12:12 par Tonindulot
Posté à 12h11 le 03 déc. 22
Posté à 16h45 le 05 déc. 22
Merci pour ce précieux conseil !
Comment puis-je pleurer en lisant ce rondeau ?
Je me sens au contraire allégée du fardeau
Qui pèse sur l'esprit quand prévaut la déveine
D'avoir parmi les siens un ami dans la peine
Alors que tombe sur son bonheur le rideau.
Musique et poésie font l'effet d'un radeau
Salvateur quand se noit sous une trombe d'eau
L'énergie qui sustend ma plume d'écrivaine.
Comment puis-je pleurer ?
Miracle ! Voici que surgissent à nouveau
Des mots plus enjoués à tirer au cordeau
Pour ajouter un autre maillon à la chaîne
Circulant entre nous, constante et souveraine.
Cet air de violon, quel précieux cadeau !
Comment puis-je pleurer ?
*****
Dur de trouver l'inspiration quand la camarde rôde autour du cercle d'amis.....
Posté à 09h48 le 13 déc. 22
Quand braire veut dire pleurer
Il y a de quoi braire avec juste amertume
Quand on voit notre Monde ignorer la coutume.
Il se frotte le dos, de courbette infinie,
Ignorant qu’à côté de peine indéfinie
Va, seul, un être coi qui foule le bitume.
Voyez chère complice où finit toute plume
Que les plus avisés décrètent sans volume.
Comme disent les Chtis à la verve punie
Il y a de quoi braire !
Vous êtes l’âme quiète en ce fort beau costume
Et sortez d’outre-tombe un écrit dit posthume.
Pour nous, un seul drapeau, car vous en Virginie
Vous gardez bien le pôle en étant bien munie !
Sinon je clamerais, comme un être qui fume :
Il y a de quoi braire !
Posté à 09h11 le 15 déc. 22
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