La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
J'arrive, j'arrive à bout de souffle
Que j’aime la visite et donc les visiteurs
Qui viennent se produire en bons compositeurs !
Des gens vivant au loin, sachant tailler bavette
Vont bientôt s’attabler pour tester la buvette.
J’entends de bon aloi ces mots annonciateurs.
Pour faire le trajet pas besoin d’aviateurs
Ni pour chauffer l’ambiance un lot de radiateurs !
Alors je dis tout haut : me baignant en cuvette :
Que j’aime la visite !
Le caveau, jadis plein pour soigner les moiteurs,
A subi les razzias d’amicaux vrais squatteurs.
Nous pourrons cependant aller à la sauvette
Quérir quelques flacons sans secours de corvette.
Voyez que je réponds, loin des perquisiteurs,
Que j’aime la visite !
Posté à 11h14 le 19 mai 22
Peut-on y croire encor ?
Peut-on y croire encor, ou vaut-il mieux se taire,
En constatant que manque, outre les commentaires,
La prévenance des deux acteurs principaux
Pour donner une suite à ces plis en rondeaux
Qu'est devenu l'entrain des anciens partenaires ?
L'un semble déserter, au profit d'une autre aire,
L'autre, à qui le forum n'a jamais trop su plaire,
Trouve que le site a de plus tentants locaux.
Peut-on y croire encor ?
Certes, il fut un temps sans jeux épistolaires,
Chacun suivant son cours en heureux solitaires,
Mais se retrouver lors d'échanges amicaux
Donne à la routine un parfum de renouveau.
J'avoue que ces duos ne sont pas pas pour déplaire,
Peut-on y croire encor ?
Posté à 18h08 le 24 mai 22
Va donc, marche ou rêve
Marcher seul comme un grand et n’avoir peur de rien
C’est pousser tristement son long chant grégorien.
Dieu, qui n’est jamais sourd, portera lors son aide
Au candide marcheur qui gémit quand il plaide ;
Car monter le chemin est dur pour un terrien.
Je constate qu’ici le sort prolétarien
Dessert tout ingénu voguant l’air aérien.
On aime le dadais qui va tout fier et raide
Marcher seul comme un grand !
Le temps change mais fait le peuple prétorien
Jugeant que le semblable est devenu vaurien.
Suivez donc ce conseil : pour avoir quelque entraide
Changez donc ce visage à la mine fort laide
Et partez sans bramer comme un vrai bon arien,
Marcher seul comme un grand !
Posté à 11h17 le 25 mai 22
A nos récents anniversaires !
Que l'âge nous préserve un répit passager,
Quelques jours sans vieillir ! Que le grand Horloger
Accorde à notre vie promise à finitude
Un petit supplément, que sa mansuétude
Le délai consenti veuille bien proroger
Le temps qu'advienne l'occasion de partager
Pour de bon plutôt qu'à l'aide d'un messager
Les souvenirs forgés par la longue habitude,
Que l'âge nous préserve !
Certes, marcher est un sport à encourager
Pour maintenir le corps frais et l'esprit léger
De même fait du bien, parfois, la solitude,
Or les rencontres sont une saine attitude,
Et la nôtre, à ce fait, ne saurait déroger !
Que l'âge nous préserve......
Posté à 18h03 le 07 juin 22
Mais le savent-ils tous..?
Nous avons quelques ans, mais tenons bien debout,
Ne voulant point encor avouer être au bout.
Nous n’avons jamais eu la plus petite brouille,
Chacun sachant comment agir pour sa débrouille
Sans jamais aller voir le moindre marabout.
Nous avons tant donné pour partager beaucoup
Soignant chacun des plis pour bien marquer le coup.
Les copains savent que, sans tomber dans l’embrouille,
Nous avons quelques ans !
Maintenant il est temps qu’on abatte l’atout
Le fameux rendez-vous qui réjouit surtout.
Ceci dit nos vieux os ne font pas dans la rouille
Et de ce, c’est bien sûr, nous n’avons point la trouille.
Nous dirons, alentour, en clamant bien partout
Nous avons quelques ans !
Posté à 22h59 le 10 juin 22
On est sûr de trouver dans cette suite de poèmes belle écriture et élégance. De la poésie, quoi. Loin des tarabiscotages laborieux que l'on peut lire parfois.
Bravo Tonindulot et Oxalys.
Posté à 16h27 le 12 juin 22
Ô merci chaland au pas rapide
Nous sommes encor d’âge où l’on s’attache à tout,
Au plus petit détail devenant un atout.
L’on nous dit en respect ce mot fort agréable
Cet éloge en aspect de portrait malléable.
Retournons compliment au chaland touche-à-tout !
C’est bien le potager qui me tient droit debout
Car ici le boycott met tous mes nerfs à bout.
Pour dire ainsi la chose en mine inaltérable
Nous sommes encor d’âge !
Etre seul à ramer pour chauffer son ragoût
Met pas mal de nos gens en logique dégoût.
Venez me visiter pour partager ma table
Où tout légume frais paraît fort charitable.
Pour faire la tambouille avec le mangetout
Nous sommes encor d’âge !
Posté à 15h08 le 17 juin 22
Ils devraient le savoir, ces chalands de passage !
Ils devraient le savoir, nous l'avons souvent dit :
L'âge mûr n'est pas un facteur de discrédit.
La preuve en est qu'une mamie pleine d'usage
Et raison a l'aplomb d'entreprendre un voyage
Pour visiter un coin jusqu'alors inédit.
Son hôte, qui l'attend dans ce lointain lieudit,
-Plus riche d'ans qu'elle- un beau programme prédit :
Poésie, bonne table, amitié en partage,
Ils devraient le savoir,
Et, plutôt qu'en sourire, accorder leur crédit,
Car loin d'être insensé, ridicule ou maudit,
Ce projet est le fruit d'un patient cousinage,
Non d'une fantaisie ou d'un enfantillage.
Quand le temps est venu, plus rien n'est interdit,
Ils devraient le savoir !
Posté à 11h49 le 18 juin 22
Le car havane passe et les chats lents miaulent
Bien savoir qui l’on est pour parler savamment,
C’est pouvoir renseigner ce méfiant parlement.
Peu donneurs de leçon mais servant de modèle
Nous sommes rimailleurs d’un l’allant très fidèle
Et notre verve pousse à dire abondement.
Voyez notre manège attirer poliment
Les chalands circonspects passant nonchalamment !
Chacun de nous deux dit à ceux qu’il interpelle :
Bien savoir qui l’on est !
Le Monde agit toujours, pour moi, trop prudemment
Et laisse les fous gueux parler sans sentiment.
Mais quand il se défoule en jeu qui ensorcelle
Il parle sans arrêt tout comme une crécelle.
Or pour mieux s’en tirer il faut assurément
Bien savoir qui l’on est !
Posté à 18h11 le 02 juil. 22
Se connaître soi-même
Se connaître soi-même est le seul truc valable
Si l'on veut que l'auto-portrait soit vraisemblable.
Le mien, je n'ai jamais voulu m'en départir,
Par chance l'âge n'a pas su le décatir :
Bon pied, bon œil et la tête toujours viable !
Idem semble le vôtre en tous points respectable.
Lors profitons de ce double don véritable,
Pour affirmer qu'il vaut mieux plutôt que mentir,
Se connaître soi-même.
C'est ainsi qu'avec un allant infatigable,
Malgré l'éloignement, un courrier honorable
Autant que ponctuel s'applique à divertir
Les fidèles lecteurs, non sans les avertir
Qu'il faut, pour établir ce record vénérable,
Se connaître soi-même.
Posté à 08h17 le 05 juil. 22
Juillet touche à sa fin, bientôt mes vacances !
Juillet touche à sa fin, chiche fut le rondeau !
Il se fit aussi rare, apparemment, que l'eau.
A sec est l'encrier et la plume engourdie
Halète comme un sol en attente de pluie.
Qu'août nous soit clément et remonte le niveau
Comme il était avant cet été bien trop chaud,
Qui brûle la campagne et tarit le ruisseau.
Qu'un frais zéphyr éveille la muse assoupie,
Juillet touche à sa fin !
La transhumance bat son plein dans les troupeaux
Les premiers partis cèdent la place aux nouveaux,
Un peu tristes que la farniente soit finie.
Loin du tohu-bohu, j'attendrai l'accalmie
Pour écrire en duo le plus beau des rondeaux.
Juillet touche à sa fin !
Posté à 16h19 le 24 juil. 22
A la mi-août nous dirons des chapelets de contes
La faim justifie tout quand on se met à table
Et qu’on dit aux amis son amour véritable.
Écrivez donc encore et pavoisez toujours
Les couleurs du Pays qui vit naître vos jours.
Après le tour du Rhin craignez pour votre râble.
Le seul show de l’été nous sera supportable
Car porteur de rencontre en élan redoutable.
Sortons donc les bons vins pour ces fameux séjours :
La faim justifie tout !
Lorsque la transhumance invite le notable
A prendre le chemin vers le port charitable
La meute des chalands se pliera aux bonjours
Se moquant de facto des soudains contrejours.
Nous ferons tous les plats énoncés au portable :
La faim justifie tout !
Posté à 10h53 le 27 juil. 22
Droits et devoirs de Constance !
Constance ne doit plus faire semblant de fuir
Sans dire la raison, celà fait trop souffrir.
Ne sachant plus comment s'expliquer le silence,
On pensait, tout ce qui fut n'a plus d'importance,
Est-il déjà venu, le temps du souvenir,
Avant d'avoir connu celui de voir mûrir
Le fruit d'un long parcours sans jamais coups férir ?
Nous laisser si longtemps vaguer dans l'ignorance
Constance ne doit plus !
"Allons, reprends ta plume et cesse de gémir,
Le souffle créateur n'est pas prêt de tarir,
Il n'a pris qu'un repos avant la résurgence,
Accorde-lui ce laps, il n'y a plus urgence,
Le courant est passé, qui ne fait qu'avertir :
Constance ne doit plus.....
.... faire semblant de fuir !"
Posté à 14h33 le 27 juil. 22
Tout arrive au point pour qui sait attendre
Ouvrez donc votre cœur pour parler de chaleur
A ces gens trop frileux celant bien leur valeur.
Vous l’avez fort bien dit, il s’agit de constance
De maintien d’un allant en toute circonstance.
Donnons sans ce besoin d’éprouver la douleur!
Le temps chaud fait mûrir tout fervent cavaleur
Qui court, après le temps, sans se montrer râleur.
Bientôt sera l’instant de quelque repentance,
Ouvrez donc votre cœur !
Le Quercy porte ouverte est tout blanc de couleur
Mais se veut, instamment, patenté ravaleur.
On y sert à la table avec forte abondance
Des mets fins, de bons vins, sans nulle redondance.
Pour partager au mieux, sans aucun contrôleur,
Ouvrez donc votre cœur !
Ce message a été édité - le 06-08-2022 à 11:43 par Tonindulot
Posté à 19h52 le 31 juil. 22
Ce n'est pas le moment
Ce n'est pas le moment de confier un secret.
Tout aveu ne ferait qu'éveiller l'intérêt.
On préfère garder pour le jour plus propice
Où seule est à l'écoute une oreille complice
Ce que l'on cache en soi comme dans un coffret
Il est d'autant plus sûr d'observer ce décret,
Que l'on taillade à grand renfort de couperet
Le moindre avis émis avec trop de malice.
Ce n'est pas le moment !
Que cette décision n'éveille de regret !
Le temps est proche où loin d'un public indiscret,
Dans un pays aussi beau que celui d'Alice*,
Chez un hôte assurant un excellent service,
Le coeur pourra s'ouvrir. Pour l'heure il n'est pas prêt,
Ce n'est pas le moment !
*L'héroïne de Lewis Carroll !
Bis bald !
Posté à 09h54 le 06 août 22
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