La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Vous savez quoi ?
La racine carrée de l'hypoténuse
D'un vers isocèle
…..
M'emmerde !
Oxalys et Tonin
C'est un plaisir de vous lire
Sans compter vos pieds
De belle glaise
Posté à 19h30 le 16 déc. 21
Nous rondelliserons en rond,
— dorémisol, il va sans dire —
à sautiller nous seront prompt,
tels ognons dans la poêle à frire.
Si nul faiseur nous interrompt,
ni de la souris le sourire,
Nous rondelliserons en rond,
Dorémisol, il va sans dire.
Si, solennel écriveron,
glyphe égaré dans cet empire,
un fauve zébré nous déchire.
Nonobstant fol et liseron,
nous rondelliserons en rond.
http://www.paradis-des-albatros.fr/?poeme=orleans/laissez-moi-penser-a-mon-aise
Ce message a été édité - le 17-12-2021 à 05:36 par Pierrelamy
Posté à 05h16 le 17 déc. 21
Alors, rond d'aile ou bien de cuisse
Pourquoi changer ici de mode
En nous donnant du ton qui noie ?
Vous semblez fort mais peu commode
En claironnant tout comme une oie.
Vous dites que le temps érode
Le bon parler portant la joie !
Pourquoi changer ici de mode
En nous donnant du ton qui noie ?
Je le sais bien, tout se démode,
Hélas compris la belle soie !
Vous proposez une autre voie
En nous vantant d’autre méthode !
Pourquoi changer ici de mode ?
Posté à 08h35 le 17 déc. 21
Ni biche ni potiche
Basta, l’ami ! Ne sois point chiche,
Ne me traite plus en godiche !
Bien qu’étant femme j’ai le droit
D’avoir un avis rien qu’à moi.
Si c’est arrogant, je m’en fiche !
Marre de passer pour potiche*
Juste bonne à orner la niche,
Du genre : sois belle et tais-toi !
Basta l’ami !
Ma poésie n’est pas très riche,
Je le sais, aussi ne l’affiche
Au forum qu’à l’abri du toit
Offert par qui m’accorde foi
Sans ne voir en moi qu’une biche.
Basta l’ami !
Posté à 12h19 le 17 déc. 21
Voici l’aronde revenue
dans la ronde du gai printemps.
De joie, maints écrits bien-portants
manifestent sur l’avenue.
Au labeur, s’achève le temps
où l’écriveron s’exténue.
Voici l’aronde revenue
dans la ronde du gai printemps
À composer à plume nue,
en mètre court, chacun se tend.
La Muse ravie, s’insinue
pour saluer cet heureux temps.
Voici l’aronde revenue.
Merci Oxalys. J'ignorais cette potiche de Nelligan
Posté à 12h53 le 17 déc. 21
Aujourd'hui en ligne : Potiche en alexandrins !
https://lespoetes.net/poeme.php?id=2913&cat=ph
Rollinat en hendécas dès que le quota le permettra !
Posté à 18h07 le 17 déc. 21
C'est magnifique. J'ai voté pour et je l'ai commenté. Ce rondel est certes en alexandrins mais respecte la forme à l'ancienne de Charles d'Orléans (la plus simple et la plus musicale) reprise entre autres par Mallarmé.
Posté à 18h30 le 17 déc. 21
Rondeau, rondelet, rondinet, ronminet, rominou, rondel, rondouillet, rondouillard et autres rondouescarmouchignonprendunsiègeetassiedtoila, peu importe, luron gai ou grave pendouillet, lyrique mâtin ou espiègle lutin, nez hors de sa niche ou sous balcon de chatoune à guêpière, du moment que ça chante, chantonne ou fredonne.... c'est tout bon !
Je me marre gravement et m'ire sautillant !
Ce message a été édité - le 17-12-2021 à 19:12 par Jim
Posté à 19h11 le 17 déc. 21
Pour mettre en fureur les gens graves,
la rime un soir s’est mise en grève.
C’était un coup à rendre chèvre
un docte rimailleur du Havre.
Comme de cidre, il était ivre,
il se fit rôtir une grive.
Pour mettre en fureur les gens graves,
la rime un soir s’est mise en grève.
En savourant un café-crème,
à l’heure où mon esprit s’embrume,
j’ai bidouillé — serait-ce un crime ? —
un p’tit rondeau sans état d’âme.
Pour mettre en fureur les gens graves.
Ce message a été édité - le 18-12-2021 à 14:16 par Pierrelamy
Posté à 06h21 le 18 déc. 21
Reprise de volée pour un but bien précis
Reprenons Chère Amie un courrier qui fut dense
Pour le prix de bons mots limitant la dépense.
Voyez comme parfois le dit entêtement
A du bon et qu’il faut très peu d’emportement.
Naviguons sans ciller, même sans récompense.
Lorsque le jeu de quille accueille sans défense
Un éléphant poli qui dit tout ce qu’il pense
Il nous faut écouter. Maintenant, gentement
Reprenons Chère Amie !
Au début de l’envoi, d’une bonne cadence
Se croisaient nos doux plis tous emplis de prudence.
Puis vint le naturel et son enchantement
Permettant de parler sans aucun frottement.
Pour afficher ici notre belle appétence
Reprenons Chère Amie !
Posté à 18h04 le 18 déc. 21
Cet éléphant éléphantesque
et, ma foi, tout aussi fantasque,
nourrissait ses nuits de fantasmes
et se livrait à l’onanisme.
Avec sa trompe éléphantine !
C’est qu’il avait le goût du risque,
cet éléphant éléphantesque
et, ma foi, tout aussi fantasque.
Que nul souriceau ne s’offusque
du gros bestiau ce geste auguste.
Il bossait naguère à la poste,
et répondait au nom d’Alceste.
Cet éléphant éléphantesque.
Ce message a été édité - le 20-12-2021 à 07:14 par Pierrelamy
Posté à 05h56 le 19 déc. 21
Quittez donc ce trou noir
Pourquoi donc vous murer quand l’orage s’annonce ?
Voyez qu’avec bonté j’évite la semonce !
Je vous écris des plis, un autre me répond
En changeant la métrique à tout vers qu’il me pond.
Vous vouliez du partage en voilà qui fait ronce.
Le véritable humour se fait sans grande annonce ;
Jamais au bel esprit, jamais il ne renonce.
Partant de cette loi, sans plus tourner en rond
Pourquoi donc vous murer ?
Vous me dîtes jadis, en diserte réponse :
« Ayez toujours cet air du gars qui se défonce. »
Je m’appliquai, du coup, en fieffé preux Baron
A vous donner le change en sonnant du clairon !
Amie, en conclusion, sans mot qui tout enfonce
Pourquoi donc vous murer ?
Posté à 09h28 le 19 déc. 21
En poésie, chacun son style.
Il n’y a pas d’impératif.
Ce n’est qu’un hobby pas un taf.
Chacun à sa plume s’installe.
Chacun à son œuvre s’attelle.
Alfred, Antoine ou Anatole.
En poésie, chacun son style.
Il n’y a pas d’impératif.
De morale, l’un joue le prof,
seul détenteur de la Parole,
qui nous serait venue de Rome.
Un autre fait fi de la rime.
En poésie, chacun son style.
Ce message a été édité - le 20-12-2021 à 07:13 par Pierrelamy
Posté à 13h03 le 19 déc. 21
L’orage passera !
L’orage passera sans causer de dégâts !
Tant sont venus rager de filles et de gars
Qui croyaient provoquer chez nous la zizanie
Avec pour argument l’exécrable manie
D’écrire des rondeaux sans respect des diktats !
Ces anicroches ne sont que des tralalas
Qui donnent à nos plis encore plus d’éclats
Aux couleurs d’amitié, d’humour et d’ironie.
L’orage passera !
Il restera de nous, aimables renégats,
Le souvenir d’auteurs d’une longue saga
Qui restèrent de bois devant la calomnie
Et reprirent la route en parfaite harmonie.
Laissons venir demain, sachant qu’en tous les cas
L’orage passera !
Posté à 18h39 le 19 déc. 21
J’aime au ciel, ces lueurs étranges
et le sourcil noir de l’orage.
Tout se tait. Puis gronde l’espace.
Et c’est à nouveau le silence.
La nue s’enfle, cardinalice.
anthracitement callipyge.
J’aime au ciel, ces lueurs étranges
et le sourcil noir de l’orage.
Et soudainement, Jupin brame
en un barrisement d’abîme,
comme à l’incendie de Sodome,
insoucieux de tout éloge.
J’aime au ciel, ces lueurs étranges.
Ce message a été édité - le 20-12-2021 à 07:12 par Pierrelamy
Posté à 04h47 le 20 déc. 21
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