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Correspondance en rondeaux...

Par : Tonindulot

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Tonindulot

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La pluie fait bien des ronds d'eau en tombant dans la flaque...alors pourquoi pas nous, gens tombés de première pluie...?

Mdr Coucou

Posté à 11h16 le 11 nov. 21

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Pierre Lamy

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Souventes fois, au vent d’automne,
j’me pointe en des rondeaux, la zone,
pour accorder mon violon,
dont on connait les sanglots longs,
aussi stylés que monotones.

Je mets en veille mon smartphone,
et réveille mes vieux neurones
déshabitués des flon-flon.
Souventes fois.

Ça change un max des Rolling Stones,
mais ça fait bisquer l’Anémone.
La ceusse avec des cheveux blonds,
comme une tisane au houblon,
et qui se pointe dans ma zone,
Souventes fois.

Salut



Ce message a été édité - le 12-11-2021 à 14:58 par Pierrelamy

Posté à 18h37 le 11 nov. 21

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Tonindulot

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Coucou Coucou Coucou Coucou Coucou

Posté à 19h01 le 11 nov. 21

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Pierre Lamy

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Un rondeau, vous dîtes ?
Pour poster sur Internet ?
En vers de cinq/sept,
ça vous donnera la frite !

Vous y voyez un gadget ?
Un peu court, vous dîtes ?
Ça s’écrit très vite,
un rondeau.

Comme dit la Marguerite,
c’est vif comme un Jet.
Ou un exocet
qu’on met sur orbite.
C’est rond comme une pépite
un rondeau.

Salut

Posté à 12h18 le 12 nov. 21

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Oxalys

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Un autre style
Plaît-il ?

Automne en contre-rimes

Adieu l’été, bonjour l’automne
Paré de rouge et d’or.
Dans le vent froid venu du nord
La feuille tourbillonne.

Des milliers d’oiseaux migrateurs,
-Ils ont bien de la chance-
Sont sur la route des vacances
Vers des pays charmeurs.

Pour Flore c’est le grand départ
En voyage d’affaire.
De l’autre côté de la terre,
C’est l’été quelque part…

Serrons-nous fort auprès de l’âtre,
Vivons d’air et d’amour
En patientant jusqu’au retour
Du printemps opiniâtre.


Posté à 15h22 le 12 nov. 21

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Oxalys

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Après ces divagations, retour au rondeau, tel que chanté jadis par le troubadour allant de cour en cour.


La mie gaillarde

Je ne puis que tenter de rendre le séjour
Le plus doux possible à l’aimable troubadour
Avant que ne parte à l’aube du lendemain,
Car tel est son métier de vaillant baladin
Chargé de divertir les gens de cour en cour.

On le réclame ailleurs, bien loin de l’alentour,
Une dame, sans doute, alanguie dans sa tour.
Il me plait de penser qu’il pourrait être mien,
Je ne puis que tenter

De le retenir pour le prier sans détour
De s’en démettre et ne plus fleureter que pour
L’humble mie que je suis, éperdue de chagrin
A l’idée de le voir s’en aller au lointain.
S’il est un seul moyen pour gagner son amour,
Je ne puis que tenter !

Posté à 11h28 le 18 nov. 21

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Tonindulot

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Le Troubadour sapeur est sans reproche

Attenter à l’avis qui veut vous soutenir
C’est bouder le plaisir de bien s’entretenir.
Jadis serveur de Cour j’avais fort preste mine
Quand il fallait chanter pour Dame et non Gamine.
J’avais en permanence un show-rôle à tenir.

Itinérant Agent ne pouvant retenir
Je tenais un carnet pour mieux me souvenir.
Attention Troubadour de ne pas, sans hermine,
Attenter à l’avis !

L’hermine est mieux que l’ours quand on veut obtenir
Des grâces d’une Dame aimant se rajeunir.
Lorsque la Mie s’encroûte et dit qu’elle rumine
Rien ne peut la sauver du mal qui la domine.
Je veux bien lors l’aider et pour intervenir
Attenter à l’avis !




Ce message a été édité - le 18-11-2021 à 16:18 par Tonindulot

Posté à 15h20 le 18 nov. 21

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Oxalys

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Sapeur irréprochable ? Que nenni !

Sans reproche ? Allons donc ! C’est un bel enjôleur,
Bienaimé des dames qui se tiennent le cœur
Avant de défaillir quand il paraît sur scène
Et de sa douce voix les chants d’amour enchaîne.
Il ravit tout autant plus d’un admirateur.

Tous envient son train de vie libérateur,
Sans craindre le mendiant, le vaurien, le voleur
Qu’il invite au bar pour liquider son étrenne.
Sans reproche ? Allons donc !

On dit de lui qu’il est un drôle de sapeur,
Mettant lui-même à feu la raison du seigneur
Qui l’avait hébergé, en hôte fort amène,
Sans savoir que s’en éprendrait la châtelaine.
C’est un fier baladin doublé d’un séducteur
Sans reproche ? Allons donc !



clindoeil Salut

Posté à 14h02 le 20 nov. 21

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Tonindulot

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Le poème qui suit a été posté ici à 14h29 précisément ...et voilà ce qu'il en est

Venez vite par ici, on taille des costumes

On me taille un costume aux multiples couleurs
Qui me serre bien trop, me donnant des douleurs.
Quand mes jeux de mollets invitent à la danse
Bien des Dames sans fard soudain tombent en transe.
Je leur dis aussitôt qu'elles sont mes valeurs.

Danser fait l'agent bête et donc les cavaleurs
Accourent en sifflant pour rosir les pâleurs.
Et pour lutter utile, avec peu d’intendance
On me taille un costume !

Ce n’est point carnaval mais fi des emballeurs
Que certains, de bon gré, dénomment enjôleurs.
Je n’ai jamais trompé, Oh fâcheuse tendance,
Mais vibre bien toujours en pure indépendance.
Pour me tenir en laisse avec d’autres râleurs
On me taille un costume !


Je rajoute un salut Salut à qui de droit





Ce message a été édité - le 20-11-2021 à 17:49 par Tonindulot

Posté à 16h05 le 20 nov. 21

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Tonindulot

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je retente l'essai d'un autre navigateur...

Posté à 09h22 le 21 nov. 21

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Oxalys

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L’habit qui fait le moine

L’habit qui fait le moine, en toile brune ou noire,
Ne saurait se trouver pendu dans votre armoire,
Non plus celui qui pare un dandy de salons,
Chamarré, comme un coq, de strass et de galons
Et fleurant le sent-bon pour plaire à l’auditoire.

Ces costumes sont d'un emploi rédhibitoire
Comparés à ce que je sais de votre histoire.
Vous n’usez ni d’encens ni de bure selon
L’habit qui fait le moine.

Pour vaquer au jardin, point besoin d’accessoire
Conventuel ni de parure dérisoire.
Tellement plus seyants sont shorts et pantalons
Sabots et croquenots sans chichi ni talons.
Vous ne portez jamais, ainsi me plaît de croire,
L’habit qui fait le moine !

Posté à 11h27 le 24 nov. 21

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Tonindulot

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Sauvons le patrimoine culturel

Un moine haut dit perché se tient à l’écritoire
Pour rédiger le pli qu’attend le consistoire.
Que ces vieux cardinaux qui viennent pour le point
Semblent peu disposés, malgré leur embonpoint,
A bien se mettre à table en pose expiatoire.

Avouez, pieux gaillards, que pour crier victoire
Ces gamins d’autrefois cherchent un vrai prétoire !
C’est ce qu’ici transcrit ayant serré son poing
Un moine haut dit perché !

Ce gars long dit convers a sorti sa pétoire
Pour venir, en témoin, raconter son histoire.
Ici son seul rapport servant de contrepoint
Sera, comme en campagne, un étrange rond-point.
Je ne serai jamais pour semblable déboire
Un moine haut dit perché !

Posté à 13h14 le 24 nov. 21

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Oxalys

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Il semble bien que ce nouveau navigateur
S’y prend comme un champion pour booster la frégate
Qui ne traîne plus comme un petit caboteur
Mais fonce droit devant pour gagner la régate !


clindoeil Salut

Posté à 16h18 le 24 nov. 21

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Oxalys

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Demande de prorogation

J’approuve le sermon dit du haut de la chaire
Comme encouragement à l’ami de tout faire
Pour entretenir le climat de sain/t esprit
Entre les auteurs et lecteurs de ce récit
Peu banal, pour ne pas dire extraordinaire !

En bref, à l’avenir, il suffirait de taire
Le vrai pour laisser plus de place à son contraire
Et plaider l’innocence en prenant l’air contrit,
J’approuve le sermon !

Espérant que ce pli saura vous satisfaire
Pour avoir ciblé le point d’orgue de l’affaire,
-À savoir, la façon de régler le débit -,
Je vous prie de vouloir proroger mon crédit
A ces conditions pour un an supplémentaire,
J’approuve le sermon !



Posté à 15h06 le 27 nov. 21

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Pierre Lamy

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De François Villon, le rondeau
est on ne peut plus légitime
et on le tient en grande estime
en Touraine autant qu’à Bordeaux.

Ses vers sont tirés au cordeau,
frisant souventefois l’ultime.
De François Villon, le rondeau
est on ne peut plus légitime.

Pour nous léguer un tel cadeau,
il devait être schizothyme.
Je préfère, dans mon intime,
à cestui de notre bedeau,
de François Villon, le rondeau.

Posté à 16h55 le 27 nov. 21

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