Merci Lau. Bien évidemment inspiré de "Les Femmes et le Secret" de La Fontaine qui se défendit d'un procès de misogynie en rajoutant :
Et je sais même sur ce fait
Bon nombre d'hommes qui sont femmes.
En cherchant sur le net des mots de divers styles,
J’apprends, éberlué (pourtant rien ne m’étonne),
En écrivant ainsi ces vers un brin futiles,
Tenez-vous bien, lecteurs… que MOI, je lantiponne !
Je demande aux lecteurs qui me voient radoter
De vouloir, en privé, m’envoyer un message
Pour dire ce que j’ai tendance à répéter ;
Je pourrais bien ensuite en faire un commérage…
Au marché du quatrain, tout le monde spécule.
Si l’Art a sa valeur, la vie a sa cherté ;
Dès que le cours s’écroule, eh bien je capitule,
Et j’irai me soumettre à la publicité.
Victor Hugo disait dans certaine préface*
Que « je » pouvait bien être un mot universel.
Rimbaud le disait « autre » afin de laisser place
À l'esprit du lecteur pour se deviner tel.
Poète de quatrains, quels que soient tes humours,
Écris selon ton gré, mais jamais ne discute
La seule loi qui vaille et que l’on suit toujours :
Ne forge rien avant de connaître ta chute.
Chaque matin, pensif, trônant sur mes toilettes,
Je libère des vers par la nuit retenus.
Ces quatrains bien sentis, des petits coins venus,
Ô combien savent-ils soulager les poètes !
J’aimerais être ici président des quatrains.
J’ai de bons arguments qui vaincront les censures ;
Mon programme viendra, soyez-en tous certains,
Mais pitié, donnez-moi mes cinq cents signatures !