Bon vent aux saints de glace !
Ils sont enfin passés, emportant la menace
De tout anéantir ce qu'avril fit verdir.
J'ai bien cru par moment qu'allait aussi périr
Ma plume grelottant au froid des saints de glace.
Voici que me reprend, comme l'instinct tenace
Des boutons du rosier impatients de s'ouvrir,
Le besoin vivifiant, toujours sans coup férir,
De rôder par ici pour y trouver ma place.
Le mois de mai devrait, comme il a commencé,
Se terminer par un climat mieux agencé
D'autant plus que se pointent deux anniversaires !
Veuillez trouver ci-joint un sonnet avenant
Vous rappelant que ces années supplémentaires
Nous nous les partageons, chacun donnant donnant !
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