La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Si la poule fit l’œuf, l’œuf aussi fit la poule
Voici venu le temps, ce bon temps du carême
Ce temps d’ouvrir son cœur sans pondre un théorème.
-Oui, d’accord, mais alors pour parler de l’Amour
-Celui qui fait chanter le soir le Troubadour
-Faut-il, pour commencer, que j’en fasse un poème.
-Je m’en vais, de ce pas, vous conter ma Bohème
-Ce pays de cocagne où se fit mon baptême.
-De parler sobrement sans nul aller-retour
-Voici venu le temps !
Ainsi donc tu naquis dans un autre système,
Un pays sans frontière où se tait l’anathème.
Peux-tu, par conséquent, sans biaiser par détour
Prétendre que là-bas on ne fait aucun tour ?
-Il en était ainsi ! De révéler ce schème
-Voici venu le temps !
Posté à 17h21 le 04 mars 20
de beaux échanges épistolaires
Posté à 17h43 le 04 mars 20
merci kerdrel
cette initiative plaît apparemment
Posté à 10h16 le 05 mars 20
Oui...
Merci Tonin !
Ester
Hélas vais-je devoir vous suivre à ce carême
Me privant le matin de figues et de crème ?
Rond dodu radada mes oreilles de sourd
À trop crier Amen en contre-temps si lourds
Que j'entends l'ambulance approcher mon système !
M'interdire à jamais d'explorer un problème,
Mettre un voile intégral au quant à moi que j’aime
Et marcher, sec et froid, sans faire aucun humour,
Hélas vais-je devoir ?
Dans la geste hypocrite une certaine flemme
S'empare de tout être et le fige en soi-même !
Contre la léthargie impropre aux bons labours
Il me faudra bouger mes neurones au jour
Venu de témoigner...Ester devant la cour
Hélas vais-je devoir ?
Posté à 12h09 le 07 mars 20
Ester n'est point molester
Restez donc pour ester à la solide barre !
Non point celle du skiff qui soudain en a marre
De voguer sur l’amer et l’écume pourfendre
Mais au grand tribunal où l’on peut rester tendre
Sans donner du clairon outil de tintamarre !
Riez fort tant vous sied car un peuple barbare
Vous dit son calembour voyant votre gabarre.
Ici cette officine est faite pour défendre,
Restez donc pour ester !
Voyez ce régiment qui chante et puis s’amarre
Au ponton du Palais pour parler de la mare.
Répétez vos griefs qu’on puisse vous entendre
Et qu’ainsi ce beau monde ait matière à vous rendre !
Remisez tous vos vêts pour passer la chamarre !
Restez donc pour ester !
Posté à 09h14 le 08 mars 20
Mettez ici vos mots lestés
Posté à 09h15 le 08 mars 20
En guise de mots lestés, quelques mots de ma plume aux mots lestes encrée à l'ancre sympathique :
Contre vents et marées
Contre vents et marées nos deux plumes encrées
Naviguent de concert, loin des échauffourées,
Imperméables aux tempêtes du parcours,
Plein cap sur le port de la sagesse et l’humour,
L’une et l’autre au clavier poétique amarrées !
Nous rencontrons parfois des troupes délurées
D’albatros tapageurs et mouettes affairées,
Malgré tout ce raffut nous maintenons le cours,
Contre vents et marées,
Ignorant les longueurs d’abstruses logorrhées,
Les baragouins confus et plaintes timorées,
Bien décidés à ne pas gâcher le séjour,
Nous plaisantons comme des gosses dans la cour,
Plantés droits dans leurs bottes chaudement fourrées
Contre vents et marées.
Posté à 11h02 le 08 mars 20
Se marrer dans le vent
Ah le vent ! Direz-vous, est parfois partenaire
Qu’il agisse à la poupe ou qu’il soit tout contraire.
Il suffit pour cela qu’on ait bon timonier
Un gars fier et sérieux qui ne soit chiffonnier,
Un homme attentionné difficile à distraire.
Nous avons dans le groupe un pareil sociétaire
Qui peut faire ad vitam éternel secrétaire.
Il est bien dans le vent sans être prisonnier !
Ah le vent ! Direz-vous.
Je vois que comme moi vous jugez mercenaire
Tout abscons qui sévit de fierté stationnaire.
Alors pour nous distraire hélons le canonnier
Qui parfois fait le quart tout près du palonnier.
Aujourd’hui c’est le vent qui se veut factionnaire.
Ah le vent ! Direz-vous.
Posté à 20h16 le 10 mars 20
Je me marre à ce jeu
Je me marre à ce jeu : la poésie m’épate !
Elle m’a capturée, j’ai son fil à la patte !
Elle n’en finit pas de vouloir m’étonner
En me révélant des trésors insoupçonnés,
J’écris ce qu’elle dicte en bonne télépathe.
Je malaxe les mots comme un mitron la pâte,
Apprivoise les vers, les diérèses mate,
Frisotte l’hémistiche avant de l’enfourner,
Je me marre à ce jeu !
Point de monotonie, le choix est disparate,
Qu'importe si la rime est embrassée ou plate,
Du rondel mignonnet, plaisant à chantourner
A la grande ballade au style suranné,
Sous l’œil indulgent de la muse je m’éclate,
Je me marre à ce jeu !
Posté à 17h29 le 12 mars 20
Sur nos clins d'œil coquins
Sur nos clins d'œil coquins peut-on tenter l'accroche ?
Sans aller jusqu'à nous rouler si tôt galoche,
Echangeons deux trois mots, parfums, souffles, frissons !
De l'austère horizon lézardons la prison
Sans, dès le portillon, que grince le reproche !
Au moindre postillon nous voilà mis sous cloche :
De tous les azimuts, le menton en galoche,
Samouraï Corona, va pointer ses canons
Sur nos clins d'œil coquins
Mais si faux samouraï, carillonneur fantoche
Vise quelque trésor en nous faisant les poches
Alors, planquons nos cœurs dans ce baiser profond
Qui nous emportera loin des double plafonds...
Ne vois-tu pas déjà couler une eau de roche
Sur nos clins d'œil coquins ?
Posté à 22h07 le 12 mars 20
Un seul mot
Ça vaut le coup de pondre,,, pour correspondre ...
Posté à 22h12 le 12 mars 20
Vade retro virus !
Vade retro virus ! Nous ne sommes pas prêts
A suivre la consigne de mise aux arrêts
Ou alors, tous ensemble, en vertu du proverbe
Disant que plus on est de fous à fumer l’herbe,
Plus on rit des coups durs et des coupe-jarrets.
L’hypocondrie se la joue star du cabaret,
La bonne vieille grippe en perd tout intérêt,
Pourtant elle frappe dur quand on l’exacerbe.
Vade retro virus !
Cessons de paniquer devant ce couperet,
Embrassons-nous sans masque en dépit des décrets !
Le virus "à couronne", en perdant sa superbe
Ne sera bientôt plus qu’un souvenir acerbe.
Pour finir en beauté sur un air guilleret :
Vade retro, virus !
*********
Chers lecteurs
Avec le recul, je regrette d'avoir écrit ce rondeau. La tragédie humaine dont nous sommes les victimes depuis sa date de parution me pousse à renier ce que j'avais pensé, en toute bonne foi alors. Je n'aurais jamais imaginé l'ampleur du désastre.
Bien sûr, il me suffirait de supprimer ce rondeau pour faire place nette. Je n'en ferai rien, préférant reconnaître mon erreur.
Prenez bien soin de vous surtout
Ce message a été édité - le 22-03-2020 à 18:27 par Oxalys
Posté à 18h01 le 13 mars 20
Connaissez-vous l'effet bœuf..?
Mais qu’en dit la grenouille au bœuf ressemblant ?
J’ai mangé bien trop d’œufs sans aucun faux-semblant,
Avalant goulument la coquille calcaire !
Je le dis aux têtards pour que pareil calvaire
Ne les mette en statut d’amphibien trop troublant.
Le cousin Michelin trop souvent accablant
Dit qu’une chambre à air doit avoir un doublant,
Un pneu qu’on dit couvrant la faible locataire.
Mais qu’en dit la grenouille ?
Rester bien dans l’étang pour un heur moins gonflant
Permet d’être au bronzage en tirant plus au flanc.
Et pour prendre la mouche en sachant se distraire
Il faut alors gober en tachant de se taire.
Tels sont les seuls conseils pour être contemplant !
Mais qu’en dit la grenouille ?
Posté à 11h53 le 15 mars 20
La grenouille ne dit coâââ
La grenouille se tait, tapie dans les roseaux,
Pendant que passent les escadrons de corbeaux,
Annonçant la camarde impartiale qui rôde,
Prête à foncer sur tous promeneurs en maraude,
Aussi bien batraciens que gentils passereaux.
Aux bœufs bouffis d’orgueil comme de vrais taureaux,
Elle préfère de loin le chant des oiseaux.
Dans sa mare loin de la foule qui clabaude
La grenouille se tait.
Elle agit par instinct, comme les animaux,
S’apprêtant à fêter l’éternel renouveau
Du printemps prometteur d’atmosphère plus chaude.
Planquée dans son ressui d’herbe vert émeraude,
Espérant bientôt lire de plaisants rondeaux,
La grenouille se tait.
Posté à 17h23 le 23 mars 20
ça ne grenouille point dans le coin
Mais qui donc, en ce coin, oit celle qui coasse
Donnant au tintamarre une allure cocasse.
Crapoter son cigare avec un tel entrain
Dit l’espoir du fumeur qui va rater son train.
Mais viens donc, confiné, te montrer plus loquace.
As-tu peur, en ce jour, qu’un intrus très coriace
Vienne ici mettre fin aux aimés de ta race ?
Chacun voit son marais comme un plateau lorrain
Mais qui donc, en ce coin ?
Parlons peu, parlons bien. Qui croit perdre la face
En étant attentif aux mots de ma préface ?
Trop peu, me direz-vous car n’est point souverain
Le preux Samaritain dont le buste est d’airain.
On recherche des bons de courage vivace
Mais qui donc, en ce coin ?
Posté à 11h40 le 25 mars 20
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