La recherche des erreurs sur le poème de Nelligan fut chose assez aisée, mais cette recherche sera encore plus zézée sur le poème que Salus nous propose !
Je lui laisse la parole :
Mais, sponsorisés par feu monsieur Desproge, nous reprenons au vol notre grand jeu : "la culture, c'est comme les parachutes" (quand on en a pas, on s'écrase !) avec ce célèbre poème (court !) de Du Bellay,(page 16 des "Poésies d'hier") affichant un problème récurant ; qui mettra le doigt dessus gagnera un poster du Paradis (d'après photo) !
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.
Extrait du recueil "LES REGRETS", paru en 1558.
Ecrit par Joachim du BELLAY