La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Je le connais à peine
Je le connais à peine et n’en veux plus savoir.
Ce qu’il me dit de lui, selon son bon vouloir,
Suffit à me donner l'argument nécessaire
Pour le considérer comme un bon partenaire,
Animé de respect et du sens du devoir.
Est-il gent troubadour vivant dans un manoir,
Cyrano séduisant Roxane dans le noir,
Ou noble gentilhomme amoureux de sa terre ?
Je le connais à peine !
Mais j'aime sa façon de nous parler d’espoir,
De rire de lui-même à grands coups d’encensoir,
Puis d’être tout-à-coup sérieux comme un notaire
Des plaies de notre monde énonçant l’inventaire.
N’en demandez pas plus, je vais vous décevoir :
Je le connais à peine !
Posté à 14h35 le 23 oct. 19
D'être si fort déçu, ma foi j'en redemande
À qui n'exige pas droits d'auteur qu' on lui rende,
Tandis que pour ma part j'ai bien cru percevoir
Un bijou dans la pure entaille d'un boudoir
Où noble confidence a frisé contrebande...
Toutes fois il n'est pas certain que bien j'entende
Tous les sous-entendus chuchotés dans l'offrande,
Au point qu'à la question je fais mine ce soir
D'être si fort déçu ...
Demain, sur les marchés qu'embaument des lavandes,
Je dévisagerai tous les yeux en l'amande,
Dont l'inconnu, certain, luit comme un ostensoir,
Tournant la tête dès qu'un marchand fait valoir
Un rondeau qui n'attend jamais qu'on se défende
D'être si fort déçu...
Posté à 20h39 le 23 oct. 19
Ah ! ah !vive la joute des mots
Messieurs- Dames cela m'amuse
Honorables consultants du Dico.
Ce n'est qu'une infime ruse.
Je reconnais en vos manières
Un soupçon de jalousie
Tout comme les héros de Molière
En flamboyante poésie !
Posté à 10h49 le 24 oct. 19
Être et suivre sont pareils au présent
Suis-je n’importe qui quand je prends cette sente ?
-Mais non, Cher Troubadour à la forte descente !
-Icelle que tu suis, qui va de son entrain
-Est la modératrice aimant régler ton train !
-C’est un être ingénu de posture décente !
J’ai perçu tout cela dans la lettre récente
Provenant d’un pays de frontière adjacente.
Cependant je demande avec cet air contraint :
Suis-je n’importe qui ?
-Sais-tu faire crédit sans prendre la tangente
-En écoutant ici la complice exigeante ?
-Reste donc Troubadour et non pas boute-en-train
-Qui ne saura jamais composer un quatrain !
Dites-moi, franchement : Moi qui suis sur la pente
Suis-je n’importe qui ?
Posté à 11h42 le 24 oct. 19
Ce chien vous a suivi jouant l'abandonné
Qui dérange vos pas et qui vous jappe au nez
Veuillez donc excuser , je suis son pauvre maître
Et j'oubliais sa laisse , ah, que je vais lui mettre !
Posté à 13h08 le 24 oct. 19
Ce qui n'a rien à voir avec le fil d'Ariane
Un marin se dévoile au bout du perroquet ;
Il a le mât cramé, donc l’ancre bien trop sèche.
Le dos à l’artimon il toussote un hoquet
Puis frictionne la barre et tapote sa mèche.
« Va donc ! Preux moussaillon » dit-il à son voisin
« Laisse le cabestan, ce n’est qu’une sardine
Que tu viens d’attraper, ou alors son cousin
Le petit maquereau que j’aime quand je dine ! »
« Défais le cul-de-porc qui grossit le cordage
Et serre bien l’écoute en restant sur le pont !
La fille que tu vois t’expose son corps d’âge
Assise sur la bite en montrant son jupon. »
« Puis cesse de souquer, le foc n’en peut mais,
Il se prend, tout soudain, pour le génois fébrile.
Laisse donc le safran s’activer désormais
Je décolle bientôt pour quitter cette ville. »
Bon vent
Posté à 17h04 le 24 oct. 19
Ouh là ! On se bouscule au portillon
Accordez-moi le temps d'en placer une !
En fait, un écho à l'ami breton
Qui, à tort, se plaint de son infortune !
Ne sois donc pas déçu !
Ne sois donc pas déçu car nous nous connaissons !
Nous avons rigolé comme des polissons
Au champ de foire dans la vieille citadelle,
C’était en juin dernier, à l’ombre des tonnelles
Les étals nous offraient cervoise et saucissons.
Souviens-toi nous avons pouffé à l’unisson
Quand tu t’es retrouvé, tel un mauvais garçon,
Fixé au pilori des pendards et rebelles.
Ne sois donc pas déçu !
Pense dorénavant à l’organisation
Du prochain rendez-vous afin que nous puissions,
Faire la connaissance de têtes nouvelles
Pour renforcer les liens d’amitié fraternelle.
Moi, rien que cette idée me donne le frisson,
Ne sois donc pas déçu !
Posté à 17h53 le 24 oct. 19
Faites la fête, mais sans avoir la mine défaite
On n’est jamais déçu lorsque l’on a des sous,
Mais quand on est dessous on peut être dissous.
Voilà ce qu’on m’apprit quand j’étais à l’école
Chose que j’observai quand je fus à la colle.
L’unisson va de soi pour le gaillard absous.
Je ne veux me mêler quand fusent les bisous
Provenant de marsouins ou alors de " frisous ".
En restant à l’écart de pareille bricole
On n’est jamais déçu.
Ne buvez pas de trop pour ne point être souls
Et ne point emballer le pas de votre pouls.
Allez-y, cependant, suivez le protocole
Envoyez-vous en l’air de franche caracole !
En dépensant l'écu, pas comme des " picsous ",
On n’est jamais déçu.
Ce message a été édité - le 28-10-2019 à 16:19 par Tonindulot
Posté à 16h18 le 28 oct. 19
N'importe qui vous n'êtes pas,
Et votre clavier, mon cher maître
Refuserait d'écrire n'importe quoi
A l'écart de quelques millimètres.
La Muse, un peu trop attentionnée
Sans sonner ouvre votre porte,
Et vous chante, tel un sansonnet
De tout, espérant de vous, faire le roi
Catherine est de mon avis
Sur la Muse de céans,
La vôtre, double de n'importe qui
Montre son "savoir" à tout venant !
Elle ose sur le bateau faire la rime,
En tenant ferme votre crayon,
Encore dans ce cas, je devine
Que vous n'êtes que le moussaillon.
Bref ! du petite chien je câline
L'adorable moustache en poils longs
Je n'hésite pas à biser sa bonne mine
Lui suppliant de faire Ron Ron !
Ce message a été édité - le 29-10-2019 à 09:07 par Arcane
Ce message a été édité - le 29-10-2019 à 09:15 par Arcane
Ce message a été édité - le 29-10-2019 à 09:17 par Arcane
Posté à 09h06 le 29 oct. 19
Bravo Arcane pour cette réplique au maître des lieux,
C’est vrai qu’il nous impose un rythme sans relâche !
Pour soutenir la cadence, on n’est pas trop de deux .
Merci de me tendre la perche en parlant de moustache.
Mon prochain rondeau traitera de cet attribut pileux.
Depuis le temps qu’il demande qu’on lui fasse le portrait
J’ose espérer que cette fois-ci, il sera satisfait !
Posté à 16h30 le 29 oct. 19
Les belles bacchantes
Vous voulez le portait ni mièvre ni bravache
Du maître de céans, connu pour son panache ?
Il est, parmi d’autres qualités signifiantes,
Telles que son talent pour les rimes plaisantes,
Impératif de vous décrire sa moustache !
Signe de rébellion dès l’âge de potache,
Elégance d’adulte en forme de soutache ?
Il ne serait pas lui sans ses belles bacchantes !
Vous voulez le portrait ?
La bouche se tapit, jouant à cache-cache
Dans ce foisonnement, rusée comme un apache.
Mais quand tonne la voix ses gammes conquérantes
Ou sussurent les lèvres des notes galantes,
L’auditoire est conquis, le cœur des dames flashe !
Vous voulez le portrait ?
Rondeau tout féminin pour attribut bien masculin !
Posté à 12h15 le 30 oct. 19
La bière désaltère l'effort mais sa mousse tâche
Il est temps de tailler, lorsque l’automne approche,
Le costume adéquat pour habiller Gavroche.
La bière, c’est très bon, mais sa mousse me tâche
Et s’accroche aux poils mous de ma fine moustache.
Est-elle la boisson qui fait qu’on se rapproche ?
Dites-moi fine plume, en qualité de proche,
Savez-vous attraper les anguilles sous roche ?
En attendant l’été, la trêve du potache,
Il est temps de tailler !
Voyez-vous, sous mes yeux, ces deux vilaines poches
On dirait que j’ai mis sous les cils deux sacoches.
Comment voulez-vous donc que, sans aide, je sache
Qu’avec un fond de tain tout ce défaut se cache.
Pour que tout mon aspect soit enfin sans reproche
Il est temps de tailler !
Posté à 16h57 le 30 oct. 19
Comme biche au ressui…
Je viens chercher la paix comme biche au ressui,
Terrassée de fatigue et minée par l’ennui
De m’être fourvoyée alors que la bravade
Me dictait d’oser seule une rodomontade.
Ce fut un coup risqué, je le sais aujourd’hui !
Je remarquai trop tard, en un instant fortuit,
Que la sente menait vers un étroit réduit
Où m’attendait un loup sournois en embuscade.
Je viens chercher la paix !
J’ai bien failli, de crainte, oublier qui je suis.
Mais par chance l’instinct me guide vers celui
Qui s’est toujours montré le meilleur camarade.
Soulagée de rentrer sans mal de l’escapade,
Heureuse, surtout, de retrouver son appui,
Je viens chercher la paix.
Posté à 13h09 le 04 nov. 19
@ Tonindulot
Tu devrais te tailler la moustache à l'anglaise
ainsi que le faisaient les barons sous Louis Treize,
suivant les bons conseils de Sœur Marie-Thérèse :
la senestre à l’envers et la dextre à l’endroit.
Cela te donnerait le look d'un vice-roi
et tu te gaverais de quatrains à la fraise.
Avec un risque nul de de devenir obèse,
tu les pimenterais d'exquises diérèses
cultivées en plein air quand la lune décroît.
Tu devrais te tailler la moustache à l'anglaise.
Comme il est de rigueur dans notre diocèse
depuis un arrêté de ce bon Benoît seize,
respectant l’hémistiche à l’abri du noroît,
tu pourrais chevaucher de fringants palefrois
en écoutant Gainsbourg chanter la Javanaise.
Tu devrais te tailler la moustache à l'anglaise.
Ce message a été édité - le 04-11-2019 à 18:58 par Obofix
Posté à 13h17 le 04 nov. 19
Quand l'être affable se met en gris mage
Je n’ose la montrer mon inédite image
Où, fort gai, je souris sous les traits d’un gris mage.
Il est vrai que, souvent, je vais au carnaval
Avec mon char Dassault en statut de rival
Voulant sortir vainqueur des combats sans dommage.
Autrefois j’écrivais, de plus prompt allumage,
Des plis sans aucun pli faits de noble ramage.
Or cette œuvre sans nom, produit de festival,
Je n’ose la montrer.
Si je file à l’Anglaise en guettant un hommage
C’est que je tiens en bec un fabuleux fromage.
Venez, donc, mes Amis avec ou sans aval
Prouver qu’avec vos vers vous êtes à cheval.
Quant à moi cette fable, où l’on vante un grimage,
Je n’ose la monter.
Ce message a été édité - le 06-11-2019 à 08:19 par Tonindulot
Posté à 20h26 le 05 nov. 19
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