On utilise le mot "racisme" d'une façon inapropriée puisqu'il n'y a pas plusieurs races humaines, mais une seule. Il ne s'agit donc pas de "racisme" mais de discrimination pure et simple.
Et ce n'est pas plus drôle, ni pire, ni mieux, ni moins pénible, ni moins atroce, ni moins affeux, de se faire rejeter parce qu'on est bossu, nain, laid, gros, vieux, enfant, femme, retardé ou trop doué, que parce qu'on est noir, blanc, jaune ou rose.
On entoure la discrimination en raison de la couleur, d'une culpabilisation et d'une atrocité supérieures à toutes les autres formes de discrimination au point de tenter d'exiger des compensations ancestrales. Et de ce fait, on la rend encore plus pénible à ceux qui la subissent à l'occasion.
La situation d'une famille de blancs dans un pays africain n'est pas plus enviable que celle d'une famille noire dans un pays à majorité blanche, ni que celle d'un couple homosexuel dans un pays musulman ou celle d'un igour en Chine.
Je dirais même qu'elle est pire, car souvent, les personnes "différentes" doivent craindre d'être massacrées. Dans certaines ethnies africaines, on tue les enfants albinos. En Chine, depuis qu'on peut connaître le sexe en début de grossesse, on avorte les filles, sinon, selon la bonne vieille méthode, on les tue à la naissance.
La différence, c'est que dans les pays occidentaux, on laisse tout le monde vivre (sauf quelques cas particulier réprimés par la loi) tandis qu'ailleurs, les gens différents sont souvent obligés de se cacher, de s'exiler, car, on justifie légalement (dans les statuts de l'état) de les brimer, de les fouetter, de les mutiler, de les tuer, de les exterminer et de les éliminer totalement de la surface de la terre.