Ce texte d'YD, Franz, s'il est intéressant, n'exprime que sa philosophie personnelle et non le résultat d'une analyse objective issue d'un travail scientifique. Ce texte, par ailleurs, n'affiche pas clairement duquel de ces deux statuts il procède : il tend à se présenter relevant du second (la forme) pour ne s'exprimer que dans le premier (le fond), et ce sans se référer à quelque étude autrement que par des formulations vagues.
Il en résulte que ce texte est facilement démontable, presque à chaque mot, ce qui serait en conséquence facile mais long à réaliser, et qu'il admet une foultitude d'à priori qu'il serait bon d'expliciter pour être validable. Il n'est qu'une profession de foi assez bien organisée. Le tout premier implicite sans l'admission duquel la suite du texte ne tient pas : le couple ? Existe-t-il un tel impératif et si oui, quelle en est son origine ? Perso, je réfute cet impératif.
Pour ce qui est du "bonheur", à la question "suis-je heureux ?" je répondrais "non". Pourtant, ma machine biologique est en excellent état et j'apprécie ses services rendus. Trop de facteurs entrent dans la composition de cet état dit de bonheur, et je remarque que pour répondre positivement à cette question, il est préalablement nécessaire d'évacuer tous les éléments dérangeants. Enfin, ce mot est auto contradictoire puisque, s'il désigne un état, le mot "heur" quant à lui signifie "accroissement", ce qui ne saurait être un état mais une transition... Il faut choisir ! De plus, il serait bon de préciser de quel accroissement il s'agit pour disposer d'une expression complète laquelle en l'état ne signifie rien. Tout seuls, "heur", "bonheur" et "malheur" ne peuvent rien dire. Raisonner sur de l'indéterminé est une habitude courante, même chez les pro de l'intellect. S'interroger sur chaque mot employé spontanément commence à faire avancer le shmilblick.