La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Refaire le Monde depuis son strapontin
Ô l’ami ! Dites-moi que tout arrive à point
Pour qui sait bien attendre avec longue patience.
Tailler en biseautant, polir de juste science
C’est ce qu’il nous faut faire en attendant l’appoint.
Nos anciens plus diserts, maîtres du contrepoint
Ont mis sur leur étal des preuves de sapience.
Ils gardaient constamment cette pleine conscience
Que le maigre est plaisant même sans embonpoint.
Peignez de métaphore et toujours sans emphase
Demeurez généreux mais surtout bien en phase
Avec les gens du cru qui prisent le tout cuit.
Laissez tomber l’humour qui donne la risette
Et choisissez plutôt un tout autre circuit,
Celui qui mène au Graal et promet la rosette.
Posté à 18h59 le 29 avril 24
L'ange et l'us...deux thèmes pour qui part en thèse
Écoutez l’Angélus qui sonne tout au loin !
Sa Musique de Bronze a forte résonance
Et son bruit va vibrant dopant son assonance.
Dites-moi qu’il vous sied d’être là dans ce coin!
Observez le faucheur qui prépare le foin,
Son geste régulier lui donne contenance !
Il chante en même temps, c’est pour faire l’annonce
Que l’herbe séchera, la fanant si besoin.
Qu’il m’est doux de vous voir sourire de candeur
Me laissant deviner, tel un bon décodeur,
La raison de ce port amusant de posture.
La campagne est fort belle et sent si bon le pré
Avec toutes ces fleurs très fraîches de nature.
Restez tout contre moi, le minois bien diapré !
Posté à 23h18 le 30 avril 24
Que d'eau, que d'eau
Tout ici dégouline en limpides rigoles.
Je ne visite plus mon jardin gorgé d’eau.
Au clou reste pendu le superflu chapeau
Quand la faune au ressui cesse ses fariboles.
L’hirondelle est au nid, aux logis agricoles
Personne aux alentours ne brandit son drapeau.
Chacun se tient terré pour protéger sa peau
Et retient pour plus tard ses vaines gaudrioles.
Je contemple les cieux sans prier pour autant
Mais reste résigné et toujours sursautant.
Les pieds sont ainsi faits qu’ils dansent d’impatience.
Regardant ma compagne avec un air pataud
Je l’entends me souffler : dope enfin ta sapience
Afin de te montrer gaillard et moins penaud.
Posté à 14h16 le 01 mai 24
Il pleut des cordes qui sonnent...
Posté à 14h17 le 01 mai 24
J'entends vos pieux silences
Ah je vois vos penchants pour la verte campagne
Et ne peux qu’adorer vous rejoindre sans peur.
Par chez nous se retient le tout jeune sapeur
De partir en forêt pour sortir sa compagne.
Il craint, mais à tout crin, qu’un fou ne l’accompagne
Et ne mette le feu de torride vapeur
Au terrain giboyeux du mitoyen trappeur
Qui traque par moments la voisine montagne.
Vous dites, cependant, braver sans retenue
La crainte qui défait votre fraîche tenue.
C’est bien pour ce doux port que je vous affectionne.
Merci de penser fort à notre descendance
Qui grâce à ses crédos un new deal confectionne
Pour pouvoir procréer sans nulle dépendance.
Posté à 11h51 le 02 mai 24
A l'heur du replay
Jadis, en d’autres temps, avec l'air du jeune âge
Nous filions, sans pétoche, en bravant les ondées,
Jamais sur le recul pour des peurs infondées
Toujours fort éloquents et prêts au bavardage.
Depuis lors nous pondons, chacun dans son village,
Des sonnets et rondeaux en lettres abondées.
Si bien que nos maisons sont toutes inondées
De ces parfums d’écrits rangés par empilage.
Vous qui contez si bien, dites-leur que je suis
Le copain bienveillant qui se tient près de l’huis
Pour voir à l’horizon pointer sa camarade.
Icelle se mouvant en van de son chéri
Se rend dans le Quercy sans faire pétarade.
Il faut dire à l’encan qu’est calme son mari.
Ce message a été édité - le 16-05-2024 à 17:19 par Tonindulot
Posté à 17h19 le 16 mai 24
Être à l'heur donne des zèles
A présent tout mets sage est le pieux ingrédient
D’un échange suivi pour donner l’allégresse.
En effet prendre soin que rien ne nous agresse
Pousse à tout bien choisir sans aucun expédient.
Repeindre la girafe en étant impatient
D’observer le rendu de sa divine adresse
Demande tant de cran et si peu de paresse
Que le lieu-dit amène y montre son conscient.
Je ne sais à l’instant où vous posez pénates,
Si vos cheveux tout blonds sont bien tenus en nattes.
C’est le port qui sied tant au cousin dit germain.
Vous partîtes un jour par delà la frontière
Où quelqu’un d’accueillant vous prit lors par la main
Et vous dit tout de go : « Je te veux toute entière ! »
Posté à 10h59 le 29 mai 24
Posté à 05h54 le 03 juil. 24
Demeurez donc disert
Dîtes-moi, sans ciller, ce que fut votre élan
Quand vous vint à l'ouïe une telle romance !
Éveillant, sans faillir, tout esprit en dormance
Icelle avait pour but d’honorer le galant.
Voyez ce Troubadour au pied d'un long palan
Hisser son beau discours pour plus de performance.
Le Monde d’aujourd’hui, de sotte accoutumance,
Préfère le jargon échappant au bilan.
Loin de moi tout calcul fait de cupidité
Pour vêtir par pudeur un brin de nudité.
Mieux vaut être envié pour simple consistance.
Dans notre parenté, je le dis sans façon,
Nous sommes tous fin prêts à porter assistance
Sans baver sur le sol comme un mou limaçon.
Ce message a été édité - le 03-07-2024 à 17:31 par Tonindulot
Posté à 15h57 le 03 juil. 24
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Posté à 12h31 le 04 juil. 24
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Posté à 13h27 le 04 juil. 24
Chiche !
Oyez mon gentil Prince,
Oyez mon amertume !
Voyez en quel aride enfer je me consume,
seulette en pâmoisons et secrète rosée,
les fées m’ayant vouée
au vice qui rend sourd …
Venez, je n’en puis plus. Venez à mon secours !
Ma bouche est un brasier
avide du brandon
humide qui saurait à coup sûr l'apaiser
pour peu que vous daigniez céans vous y glisser !
Suis offensée, Seigneur, par ce manque d'ardeur
alors que mon papa, vous comblant de faveurs,
me dotait grassement,
faisait votre fortune,
vous dont la bourse plate implore quelque thune !
Certes je suis scrofule et quelque peu bancroche,
mais vous-même, Riquet, êtes-vous sans reproche ?
Serait-ce mon menton pudiquement velu
ou l’auvent de mon nez qui vous aurait déplu ?
Je vous conseille, ami, pourtant de passer outre ;
de vos dégoûts je n'ai, ce jour d'hui, rien à foutre.
Je ne suis pas pour rien fille de Barbe-Bleue !
Cessez de barguigner, vous me faites languir
et par saint Valentin je vous somme d’agir !
À genoux donc, morbleu,
baisez-moi, je le veux !
S'il faut qu'on vous bouscule
j'ai, parmi mes laquais, un preux de la férule
qui vous attendrira les rognons sans faillir.
Et nous tenons sous clés, en une chambre basse,
quelques jolis trophées des amours de papa
qui n’attendent que vous pour figer dans la glace
une danse macabre honorant vos appâts
Faut-il pour un baiser risquer de trépasser ?
Je ne saurais vous dire,
c'est à vous qu’il échoit à la fin de choisir.
"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous feront mort ou vif"
Posté à 18h01 le 04 juil. 24
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Posté à 20h11 le 04 juil. 24
Mieux vaut tard que jamais
Vous mîtes tant d’ardeur à parler sans détours
Que mon cœur a perçu du billet les contours.
Souffler cet air gaillard au creux de mon oreille,
Sans parler chapelet, est gaîté sans pareille.
Les détails du récit sont des traits sans appel
Pleins d’attraits innovants découpés au scalpel,
De vrais enseignements pour novice personne
Attendant patiemment que son heur vienne et sonne.
Je sais que tout ceci n’est que divagation
D’une âme perdant l’art de la navigation.
Mais je sais qu’en ces lieux se construit une école
Qui soutient tout penaud lorsqu’enfin il décolle.
Enseigner en marchant fut un jour pratiqué
Par Le vieil Aristote au discours appliqué.
Sa procédure était péripatéticienne
Méthode qui se dit, de nos jours, à l’ancienne.
Presser un hésitant ne sachant quoi céder
Est erreur en façon de vouloir procéder !
Laissez donc arriver quelque légère brise
Qui montre les dessous pour bien meilleure prise.
Sans schéma, sans notice, un tout jeune appareil
En fringant goupillon se verra sans pareil.
Et s’il faut au porteur donner quelque consigne
Disons- lui tous en chœur : le destin te fait signe.
La brebis que tu vois n’est en rien égarée
Elle est là pour ton heur et se dit bien garée.
Ois donc son bêlement puis chante d’allégresse
En ayant pour salut d’opérer sans paresse.
Ce message a été édité - le 24-07-2024 à 11:57 par Tonindulot
Posté à 16h40 le 23 juil. 24
Qui dit donc qu'on a l'été tard
Me faut-il à l’instant dénoncer la chaleur
Quand la rose au matin se pâme dans sa robe ?
La nuit la rafraîchit, puis la perle l’enrobe
Et nous montre le port de sa belle couleur.
Au jardin potager un bourdon cavaleur
Visite les pistils de sa trompe qui gobe.
Le nectar odorant dont la fleur s’englobe
Donne à ce baroudeur un repas de valeur.
Midi sonne au village et se terre la foule
Laissant la jeune troupe au plaisir qui défoule
Tandis que l’on arrose à l’ombre les gosiers.
Au centre de la place où trône le platane
On entend tous les gens comparer leurs rosiers
Quand s’adonne à la danse une belle gitane.
Posté à 15h16 le 11 août 24
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