La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Sans hésiter un brin
Sans hésiter un brin : que Lucifer m’emporte !
-Pourvu qu’en enfer il me soit toujours accorte-
Je ne puis me passer de son hilarité
Et lui vends volontiers, contre l’éternité,
Mon âme que l’idée de l’Eden insupporte.
Si la félicité au ciel bien peu m’importe,
C’est que l’on risque d’y retrouver la cohorte
Ne parlant ici-bas que de fraternité
Sans hésiter un brin,
Mais en enfant unique et gâté se comporte,
-Sans comprendre qu’à force d’agir de la sorte,
C’est toute la fratrie, pardon, l’humanité
Qui souffre d’injustice et d’inégalité-
Et pour avoir la paix, laisse close sa porte
Sans hésiter un brin !
Posté à 13h34 le 06 oct. 19
Allons enfants de la fratrie
Mes frères et mes sœurs qui vivez sous mes yeux,
Je trouve que vos cœurs sont trop souvent joyeux !
Quel est donc le dopant qui permet votre mine
Qui vous fait galopant avec l’heur qui domine ?
Tous les Saints, pris en chœur, vous envient dans les cieux !
- Ô Toi vil mécréant ! Cesse d’être ennuyeux ;
- Il est des mets créant des repos fort soyeux.
Avez-vous la recette avec sa vitamine
Mes frères et mes sœurs ?
- Ne sois plus si candide et deviens plus sérieux
- Puis réclame à ton guide un chemin moins curieux.
- Ton regard doit viser la vache qui rumine
- Sans jamais deviser quand son herbe chemine.
Mais m’accepterez-vous, dans vos doctes milieux,
Mes frères et mes sœurs ?
Posté à 19h04 le 06 oct. 19
Cessons de plaisanter
Cessons de plaisanter sur les Saints dans les nues,
Nos envolées ne sont pas pour tous bienvenues.
Si rondeaux et sonnets ne nous déroutent pas,
Ils donnent le vertige à qui les voit d’en bas
Et le torticolis aux âmes ingénues.
Gardons les pieds sur terre et les rimes ténues,
Avec juste assez de libertés contenues
Pour ne pas passer pour d’impudents galapiats,
Cessons de plaisanter !
N’allez pas maugréer « Quelle idée saugrenue » !
Sachez que plusieurs plaintes me sont parvenues :
« Vos discours, c’est bien beau, mais à force on est las
De devoir éplucher constamment ces fatras ».
En somme on nous exhorte à plus de retenue,
Cessons de plaisanter !
Ce message a été édité - le 12-10-2019 à 15:19 par Oxalys
Posté à 22h37 le 11 oct. 19
Changez donc de langage, tout au moins de sujet
Vous n’avez point raison d’abhorrer dans mon style
Ce phrasé de maison troublant tout péristyle !
J’écris, toujours sans fard, obsédé par l’humour,
Pour ôter le cafard au fervent dit glamour.
Les Grecs, pour oraison, préféraient le dactyle.
Les deux grés sont permis mais se doivent subtiles,
Jamais trop raffermis et surtout point hostiles.
Promettre pendaison, pour ce jeu, sans détour,
Vous n’avez point raison !
Embauchez un facteur avenant et docile !
Prenez-le, bon acteur, livrant à domicile
Vos écrits de placard qui voudraient voir le jour,
Et se rendre au rencard pour me dire bonjour.
Que ma péroraison ait un air imbécile :
Vous n’avez point raison !
Posté à 12h04 le 14 oct. 19
Dites-moi, par bonté...
Sur qui puis-je conter sans avoir l’air gloseur
Sans faire remonter de vrais tirs d’arroseur ?
- Hé bien, Sacré Couillon, en port de girouette,
- Fais d’abord ton brouillon sur un truc semblant chouette
- Puis vois le Comité s’il le sent amuseur.
- Le lieu professoral par son penser doseur
- Te dira sans oral si ton bien est causeur !
Qui peut dire, en doigté, pour une cacahuète,
Sur qui puis-je conter ?
- Ici, dans notre coin, se daube le poseur
- Celui qui, sans grand soin, présente sa roseur.
- On aime le candide en sobre silhouette
- Pas l’étranger sordide ou la sotte alouette.
Dites-moi par bonté, commissaire priseur,
Sur qui puis-je conter ?
Ce message a été édité - le 16-10-2019 à 11:39 par Tonindulot
Posté à 17h06 le 14 oct. 19
Savant poète ici bas
Arrête les ronds d'eau !
Ce liquide , tra la la la
Enfin ! gonfle nos ruisseaux.
Se trémousse la nappe phréatique,
Happée cet été par la canicule,
Défit à la catastrophe climatique,
Vive la fête, on se congratule
Fêter l'eau en Bourgogne
Cela ne s'est jamais vu,
A défaut de voir rougir ma trogne
Enfin je vais pouvoir me laver le Turlututu !
Ce message a été édité - le 15-10-2019 à 09:37 par Arcane
Ce message a été édité - le 15-10-2019 à 09:40 par Arcane
Posté à 09h36 le 15 oct. 19
On ne fait pas mieux comme compliment...

Posté à 10h31 le 15 oct. 19
Le savon, c'est pour laver Maria
Je viens de ressortir une brosse à reluire,
Tant le Monde a besoin qu’on vienne le séduire.
Je sais, grâce aux façons, parvenir à ces fins
Amadouer les fous aussi les églefins,
Sans jamais Ô jamais me résoudre à traduire.
Les folles sont en cage et savent se produire
Refusant, pour l’instant, de bien mieux se conduire.
Craignant de rencontrer quelques sots séraphins
Je viens de ressortir.
Au diable l’avarice et les coûts à réduire :
Je vais vous présenter tous les fards pour enduire.
Évitez le grand large et surtout les confins
Où pas mal de requins redoutent les dauphins.
Voyez-vous ce livret que, pour mieux introduire,
Je viens de ressortir ?
Posté à 17h11 le 15 oct. 19
J’ai cru bon de laisser couler l’eau savonneuse sous les ponts, pensant qu’une autre source viendrait rincer la gazette.
Que nenni !
Résolue à ne pas laisser tarir la source, je relance le rouet à filer les ronds d'eau, c'est trop beau !
***
Ces deux-là !
Qu’ont-il donc ces deux-là, toujours à pérorer,
À mignoter du bec des mots à picorer,
Comme deux tourtereaux dans la même volière,
Si goulus de beaux vers qu’ils semblent ignorer
Que s’agite autour d’eux la gente cancanière.
Les oiseaux de passage en sont à instaurer
Autour de ce jardin bien long à déflorer,
En signe de distance, une sourde barrière :
Qu’ont-il donc ces deux-là ?
L’oiselle effarouchée entreprit d’implorer
Le compagnon bravache et bien moins timoré
De mettre un frein à leur faconde singulière.
Mais il lui répondit de galante manière
« Ce leitmotiv devrait, en fait, vous honorer :
« Qu’ont-il donc ces deux-là » !
Posté à 10h42 le 17 oct. 19
Vous l'aurai-je tu ?
Vous l’aurai-je tu ? Votre ouvrage,
aussi flamboyant que l’orage
met en transe le populo.
Surfant très au-dessus du lot,
Oxalys et Tonindulot,
sont des stars dans mon entourage.
Ils remportent tous les suffrages
à Penmarc'h et dans ses parages,
bien mieux que Nicolas Hulot
Vous l’aurai-je tu ?
L’autre soir un sot prit ombrage
d’un rondeau qui le mit en rage.
Ce méprisable surmulot
fit montre d’un sacré culot
pour se commettre dans l’outrage.
Vous l’aurai-je tu ?
Ce message a été édité - le 17-10-2019 à 13:47 par Obofix
Posté à 13h17 le 17 oct. 19
Coupez-leur le sifflet, mais cessez de persiffler
Coupez-leur le sifflet à ces deux babeleurs,
Qui font tout, sans filet, tels de vrais bateleurs !
Oui vraiment, ces oiseaux s’éventent de leur plume
Et taillent en biseaux les mots pour leur volume.
Chargez donc leur gilet en produits de dealeurs !
Trouvez lors l’héroïne aux aimables valeurs
Qui sera vitamine avivant leurs couleurs.
Et puis, sans les gifler, pour changer leur coutume
Coupez-leur le sifflet !
Ainsi donc muselés, daubez ces haut-parleurs
Dont les mots ciselés vous mirent des pâleurs.
Qu’enfin ces faux gens bons finissent au bitume
Comme des vagabonds dépourvus de costume.
Pour que tout soit complet et qu’ils ne soient râleurs
Coupez-leur le sifflet !
Posté à 14h16 le 17 oct. 19
Ne tombez pas fou d'une sorcière !
De n'être plus qu'une ombre ai dû pour le plaisir,
Fort subrepticement, poussé par le désir,
Promettre au clair de Lune, où brillait le tourment
De votre âme princesse, où vont tous mes serments...
Dame Sélène pâle en finit par rougir !
En vous aimant je fis serment de repartir :
Promettront-ils autant, vos amants à venir,
Et sans rancune, ni trahir, aucunement,
De n'être plus qu'une ombre ?
Sorcière excella, fit de moi son martyr,
M’obligeant à tenir secret mon repentir...
Distraitement j'ai lu "Merci pour ce moment",
Surprenant livre, mais, ici, contrairement,
Le retour à la nuit, nous permit de grandir
De n’être plus qu’une ombre…
Ce message a été édité - le 18-10-2019 à 12:18 par l'ombre d'une Septieme Vallee
Ce message a été édité - le 18-10-2019 à 12:20 par CinquiemeVallee
Posté à 14h32 le 17 oct. 19
@ Tonindulot
J’ai pigé ton truc
J’ai pigé ton truc : le dico !
Sans se fouler le haricot,
ni se pointer chez la psycho,
on y puise de chouettes rimes.
Tes purs joyaux sont pousse-au-crime
et je vais m’y mettre illico.
Par exemple pour « abricot »,
j’ai découvert « coquelicot » !
Je clique aussi sec et j’imprime.
J’ai pigé ton truc.
Les trompettes de Jéricho
vont au radeau de Géricault.
On en est presque à l’holorime !
Du coup j'en oublie ma déprime
et clame enfin "cocorico" !
J’ai pigé ton truc.
Ce message a été édité - le 18-10-2019 à 17:34 par Obofix
Posté à 07h38 le 18 oct. 19
Dites-moi qui je suis...
Dites-moi qui je suis de ce pas si fidèle
Qui, peut-être, dira ce qu’un jour je fis d’elle.
C’est elle qui, souvent, clame sur tous les toits :
«Il fut mon fil d’Ariane et complice courtois
Pour échanger des vers sans besoin de modèle ! »
Arraisonnant tous deux la chaude citadelle
Nous pûmes, de bon choeur, nous tenant la chandelle
Avancer tous nos pions. Pour la dernière fois
Dîtes-moi qui je suis !
En fait, je le sais bien, cette fille de zèle
De juste loyauté n’a point l’air d’une oiselle.
Nous avons tous les deux notre propre patois
Pour Elle l’Allemand, pour moi le Quercynois.
Mais, pour bien vérifier qu’elle est ma Demoiselle,
Dites-moi qui je suis !
Posté à 14h30 le 22 oct. 19
Merci Obofix pour ce rondeau de fleurs en forme de bouquet d'éloges Tant qu'á faire, tu n'aurais pas dû tant le taire. Tu as quand même bien fait de le poster bien que tard...
Euh.... c'est clair ?
Alain : Je savais que le marin
s'entiche de tout ce qui porte toilette féminine mais pas de ce qui chevauche un balai les nuits d'halloween...
Posté à 14h21 le 23 oct. 19
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