J’ai cru bon de laisser couler l’eau savonneuse sous les ponts, pensant qu’une autre source viendrait rincer la gazette.
Que nenni !
Résolue à ne pas laisser tarir la source, je relance le rouet à filer les ronds d'eau, c'est trop beau !
***
Ces deux-là !
Qu’ont-il donc ces deux-là, toujours à pérorer,
À mignoter du bec des mots à picorer,
Comme deux tourtereaux dans la même volière,
Si goulus de beaux vers qu’ils semblent ignorer
Que s’agite autour d’eux la gente cancanière.
Les oiseaux de passage en sont à instaurer
Autour de ce jardin bien long à déflorer,
En signe de distance, une sourde barrière :
Qu’ont-il donc ces deux-là ?
L’oiselle effarouchée entreprit d’implorer
Le compagnon bravache et bien moins timoré
De mettre un frein à leur faconde singulière.
Mais il lui répondit de galante manière
« Ce leitmotiv devrait, en fait, vous honorer :
« Qu’ont-il donc ces deux-là » !