La fille délurée
En fille délurée, tôt sevrée de l’enfance,
J’ai dû me débrouiller dès mon adolescence.
A vingt ans j’eus envie de prospecter ailleurs,
Résolue, pour trouver là-bas des jours meilleurs,
A faire preuve de courage et d’endurance.
J’ai passé mon été à dompter l’existence,
Menant de front travail, famille et résilience,
Traversant des phases de succès et malheurs,
En fille délurée.
A l’automne venant, soudain je pris conscience
Que s’étaient relâchés mes liens avec la France,
Sa quotidienneté, sa culture et ses mœurs.
C’est à vous, cher poète incarnant ces valeurs,
Que je dois la faveur de cette renaissance,
En fille délurée.