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Correspondance en rondeaux...

Par : Tonindulot

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Tonindulot

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Te voilà donc enfin

J’ai retrouvé Camille au bord d’un long trottoir,
Cachant son beau corps nu sous un simple peignoir.
Que fais-tu là, Camille, à perdre ton prestige ?
Mais, en disant cela, je fus pris de vertige
Car voulant me servir d’un branlant éteignoir.

Les poules savent bien revenir au perchoir
Quand s’en va le soleil pour trouver son nichoir.
Or je dis à l’encan, comme on fait une pige:
J’ai retrouvé Camille !

Demain, c’est à confesse, à la tombée du soir,
Que j’obtiendrai son OUI enfin sans repoussoir.
J’épouserai, pour l’heur, cet oiseau de voltige
Et compterai ses sous, sans aller au litige,
Mais restant propre et net . Si vous voulez savoir :
J’ai retrouvé Camille !


Salut Mdr Salut Mdr Salut Mdr



Ce message a été édité - le 15-04-2019 à 17:03 par Tonindulot

Posté à 10h17 le 14 avril 19

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Oxalys

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Un être callipyge ?
Il s'agit donc d’une Camille très « en formes »
Celle à laquelle on pensait n’est certes pas filiforme,
Mais non plus à ce point difforme...

clindoeil Salut

Posté à 18h36 le 14 avril 19

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Saintes

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Si je lis parfois vos échanges je ne m'y mêle point de peur de les troubler, ou peut-être de n'être point à la hauteur !

Posté à 18h54 le 14 avril 19

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Tonindulot

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Tu as raison Oxalys, je change "mon être callipyge" par "cet oiseau qui voltige"

Tu as bien fait de faire la remarque...car l'être fessu ne va jamais à confesse...

Mdr Mdr Mdr Mdr Mdr

Posté à 13h22 le 15 avril 19

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Tonindulot

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Voici l'heur de la contrition

Je m’étais fourvoyé dans un port ridicule
Qui laissait entrevoir un grossier matricule.
La Mère Supérieure en pleine dévotion
M’a daubé de voix haute et revu ma notion.
J’en perdis, de ce fait, ma fade particule.

En un mot, convaincu du cri qui gesticule
Je repris aussitôt mon discret véhicule.
En chemin j’ânonnai l’acte de contrition :
Je m’étais fourvoyé !

On se doit d’étudier le juste fascicule
Qui défend que l’on touche au voisin réticule.
J’entrepris de chercher une autre promotion
Espérant sans délais meilleure élévation.
Au couvent, j’avouai qu’hélas en canicule
Je m’étais fourvoyé !

Posté à 11h17 le 16 avril 19

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Tonindulot

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Condamné en deux mots

Mais coupez-lui la tête à ce sot infidèle,
Qui ne devra jamais être pris pour modèle.
Priez pour lui, ma Mère, avec tout votre entrain
Puis laissez votre pied lui botter bien le train,
Sans jamais, Ô jamais, lui tenir la chandelle.

L’avez-vous déjà vu manœuvrer la ficelle,
Ce cordon qui tenait en prison la pucelle ?
Il poussait le tendron dans l’amour fort contraint :
Mais coupez-lui la tête !

Demeurez Sainte Mère en stricte sentinelle
Pour promettre l’enfer à l’action criminelle.
Un poète écrira sous forme de quatrain
Un poème inédit sur ce vieux boutentrain.
Vous ignorez comment sauver la pimprenelle ?
Mais coupez-lui la tête !

Mdr Mdr Mdr Mdr Mdr Mdr




Ce message a été édité - le 16-04-2019 à 16:25 par Tonindulot

Posté à 16h12 le 16 avril 19

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Oxalys

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Ouh là, l'imprimante à rondeaux s'emballe du côté du Lot !

Mdr Mdr Mdr Mdr Mdr Mdr


Écho au rondeau
"Te voilà donc enfin"


Veuillez trouver ci-après un message que la copine de Camille me charge de transmettre :

Vous semblez faire erreur

Vous semblez faire erreur avec cette hirondelle !
Moi qui connais Camille, une innocente oiselle
Issue d’une famille intimant le respect,
Je trouve à votre écrit un engouement suspect.
Au fait, parlons-nous de la même demoiselle ?

Le trottoir sous ses pas n’est qu’une passerelle,
Non ce lieu de débauche à louche clientèle
Où fleurit un commerce on ne peut plus abject.
Vous semblez faire erreur !

Je conçois qu’avant la promesse solennelle
De choisir une épouse et lui rester fidèle,
Le garçon soit l’objet d’une crise d’affect,
Or je répète que, malgré votre intellect
Et votre talent pour conter la bagatelle :
Vous semblez faire erreur !



Avec mes excuses pour ce retard dû à une panne de serveur
Sourire clindoeil

Posté à 20h41 le 16 avril 19

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Tonindulot

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Le retour au bercail

Assez joué l’ami ! Epargne enfin ta plume !
Fini de façonner tes mots dessus l’enclume !
Les Péquins rient sous cape et te laissent seulet
A viser des états d’un étrange ballet.
Reviens vite au réel et quitte ton bitume.

En divagant ainsi dans les voiles de brume
Tu finiras un jour par attraper un rhume.
Ton copain te l’a dit, iben qu'il soit ton valet,
Assez joué l’Ami !

Ok ! Gens de bon sens qui soignez la coutume,
Je vais quitter enfin mon tout dernier costume
Reprendre mon travail, dans un lointain chalet,
Où je m’activerai sans cesse au chevalet.
Là-bas je penserai, surtout dans l’amertume,
Assez joué l’Ami !


Mdr Mdr Mdr Mdr Mdr




Ce message a été édité - le 17-04-2019 à 12:10 par Tonindulot

Posté à 09h58 le 17 avril 19

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Tonindulot

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A Vous qui lisez si bien

Comme vous lisez bien ces vers de caractère
Qui me semblent ici dits de belle manière.
Ma Mie, Ô ma très Douce et soyeuse Égérie
Vous comblez tout mon for d’une extase chérie
Et donnez du piquant à mon vieux ministère.

Fidèle Sigisbée ou Pauvre Apothicaire
Je ne sais qui des deux est en rôle précaire.
En mon cœur ébaubi par tant de féerie
Comme vous lisez bien !

Je pense à tous ces ans où je fus sociétaire
D’un coin de poésie en tant que pamphlétaire.
Qu’il me soit pardonné d’avoir dans l’hystérie
Pensé et puis traduit tant d'émois en série !
Dans ces écarts soudains, le bon et son contraire,
Comme vous lisez bien !


Salut Salut Salut Salut Salut




Ce message a été édité - le 10-06-2019 à 08:35 par Tonindulot

Posté à 16h40 le 08 juin 19

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Oxalys

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Remettons sur le métier les fuseaux à tisser les rondeaux ! Salut

Posté à 23h09 le 08 juin 19

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Tonindulot

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Un peu de marguerite

Aujourd’hui plus qu’hier, mais bien moins que demain,
Je vous aime Ô Ma Mie ; offrez-moi votre main
Que j’y pose un baiser sans toucher votre lèvre !
L’amant doit, de tout temps, se montrer bon orfèvre
Pour se faire bien aimer d’un élan fort humain.

Je me grise toujours du parfum de jasmin
Qui, sans faille, me dit où trouver le chemin
Menant à votre port. Et de ce j’ai la fièvre
Aujourd’hui plus qu’hier !

Et puis s’il le fallait, d’un effort surhumain,
Je ferai ces travaux que faisait le Romain.
Je serai la tortue ayant battu le lièvre
Sans jamais me montrer outrecuidant ou mièvre.
On dira cet exploit mériter parchemin,
Aujourd’hui plus qu’hier !

Sourire Salut clindoeil



Ce message a été édité - le 11-06-2019 à 09:21 par Tonindulot

Posté à 09h20 le 11 juin 19

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Tonindulot

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Et c'est reparti pour la répartie....

Salut Salut Salut Salut Salut

Posté à 19h49 le 11 juin 19

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Oxalys

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Aux temps de l’apprentissage

J’avais tant à apprendre, ignorais le solfège,
Vous m’avez enseigné à versifier l’arpège
En pianotant des sons jusqu’ici méconnus
Ou dévoyés car trop rarement entendus.
Assister à vos cours fut un grand privilège.

Gentiment vous m’avez priée de prendre un siège
Parmi les débutants dans un ancien collège.
A vos paroles nous étions fort suspendus,
J’avais tant à apprendre !

Que s’est-il donc passé, était-ce un sortilège,
Un signe du hasard qui soudain tout allège ?
Les rythmes et les sons autrefois confondus
Devinrent évidents, les accords moins ardus,
La poésie s’ouvrit comme un beau florilège,
J’avais tant à apprendre !






Ce message a été édité - le 13-06-2019 à 09:13 par Oxalys

Posté à 10h50 le 12 juin 19

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Tonindulot

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Le Maître et l'Elève

Votre tout dernier pli me parle d’un bahut
Où vous apprîtes tout, sans le moindre chahut.
J’y professai, jadis, sur les vertus de l’être
Quand vous, très attentive au propos qui pénètre,
Ne partiez O jamais sans me joindre un salut.

Jeune élève en avance et de noble statut
Vous étiez tout le temps du meilleur à l’affût.
C’est bien lui que je lis, tel un bon baromètre :
Votre tout dernier pli !

Et pourtant, en ce jour où l’âge fait raffut,
Je me dis que mon corps n’est plus, las, ce qu’il fut.
Or grâce à vos longs plis qui me font, tous, renaître
Je sens bien que l’élève a dépassé le maître
Et découvre cela, lisant dès son début,
Votre tout dernier pli !

Posté à 15h03 le 27 juin 19

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Oxalys

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Boîte aux trésors

Dans ma boîte aux trésors s’ajoute à bien des plis
Ce dernier spécimen, c’est l’un des plus jolis
Car il résume bien, sans emphase ou romance,
Le chemin parcouru avec zèle et constance
Ainsi que le bilan des progrès accomplis.

Bien souvent, pour combler l’ampleur de mes oublis,
Je puise dans ces vers que je lis et relis,
Rassurée par le simple effet de leur présence
Dans ma boîte aux trésors.

Qu’importent la vieillesse et les pas affaiblis
Quand priment la fierté des devoirs bien remplis
Et la satisfaction, au soir de l’existence,
D’avoir bénéficié d’une incroyable chance :
Plusieurs dizaines de poèmes recueillis
Dans ma boîte aux trésors.

Posté à 20h47 le 27 juin 19

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