La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Quand on gamberge près de l'auberge
C’est l’aubergiste en cuisinant
Qui met toujours l’eau dans la bouche !
Et puis surtout quand il débouche
Une bouteille au goût plaisant.
Or c’est bien sûr fort apaisant
De tout gouter après la douche ;
Car refuser serait bien louche
Comme passer en se taisant.
Buvez sans crainte à ce calice
Le vin tiré, puis sans malice
Dites combien ça vous surprend.
Toute en confiance en cette auberge
Laissez qu’on voit ce qui vous prend
D’aimer ainsi du Lot la berge !
Posté à 23h17 le 02 févr. 23
Voici ce que les octos génèrent
Me voilà coi devant ce pli
Qui met soudain mon cœur en fête.
Faut-il que j’aille au tête-à-tête
Ou que je reste en sot repli ?
Quand on a l’air fort accompli
On n’agit pas comme une bête,
Mais en tant que fort alphabète
Dont le cerveau est bien rempli.
Vous qui prisez les bons festins
Et vénérez les preux destins,
Venez goutter donc ma cuisine !
Laissons les gens battre leur coulpe
Pour avoir dit de notre usine
Qu’elle avait l’air d’un sacré poulpe !
Posté à 17h17 le 18 févr. 23
Ce que décèle un grain de sel
Pour avoir mis mon grain de sel
Dans un débat de chat qui pète,
Se faisant passer pour poète,
J'ai déclenché un raz de fiel,
Un briefing intellectuel,
Dans un verre d'eau la tempête.
Avant qu'on me lynche ou m'étête,
Je me suis barrée sans appel.
Oui je sais, je n'aurais pas dû
Jeter un pavé dans la mare.
Combien de fois l'ai-je entendu ?
Or j'ai le goût irrésistible
Pour tout imbroglio risible.
A chaque tintouin je me marre !
Posté à 11h39 le 19 févr. 23
Il est vrai que parfois, prendre part à un débat peut déclencher des réactions excessives de la part des autres participants. Mais cela ne devrait pas vous empêcher de vous exprimer et de défendre vos idées.
Cependant, il est important de garder à l'esprit que la manière dont nous communiquons nos opinions peut également jouer un rôle dans la réaction des autres. Il est donc important d'adopter un ton respectueux et de faire preuve d'écoute et d'empathie envers les autres.
Si vous êtes passionné par les débats et les discussions, n'hésitez pas à continuer à y participer. Mais essayez d'être conscient de votre impact sur les autres et de la manière dont vous communiquez vos idées.
Et n'oubliez pas de garder votre sens de l'humour, même dans les moments de tension !
pcc : Le chat qui pète
Ce message a été édité - le 20-02-2023 à 06:57 par Pierrelamy
Posté à 06h47 le 20 févr. 23
Pour moi, la culture c'est soigner mes légumes
Hauteur de vue peut rendre abscons
Mais fort surpris le vrai candide.
Tout grand savant qui sert de guide
Doit éloigner les vrais faucons.
Oiseaux de proie et peu féconds
Iceux ont l’art fort peu splendide.
Mais quoi de mieux pour que le vide
Se fasse alors sur les balcons.
J’écris de peu d’idées géniales
Mais de pensées surtout cordiales.
Donner l’exemple est un cadeau !
Que le nombril sous la caresse
Montre son fond à tout badaud
Ça me paraît de peu d’adresse !
Posté à 09h47 le 20 févr. 23
N'empêche, Tonin, toi qui déplores souvent l'indifférence des chalants, vois comme un grain de sel dans les rouages fait monter en flèche l'indice de fréquentations.
Ils ne sont certes pas éloquents, mais ils contribuent à la pérennité de l'oeuvre, ce qui est tout à l'avantage des hôtes de ces lieux !
Posté à 10h33 le 20 févr. 23
Pour moi la culture, c'est physique, histoire de s'entretenir l'avenir (du moins ce qu'il en reste)
Hymne à la chance de vieillir ensemble
Ne plus monter bien haut, mais d’un pas toujours leste,
Ensemble parcourir le chemin buissonnier,
Savoir à chaque obstacle à qui se confier,
Chaque jour profiter du bon temps qui nous reste.
C’est ma seule prière, intimiste et modeste :
Cultiver le bonheur au jardin nourricier,
N'avoir d'autre dessein que de se soucier
D'accorder sa valeur au moindre petit geste
Comme abreuver la plume au bleu de l'ar-en-ciel
Pour écrire avec toi cet agreste poème,
Tandis que butinant pour nous offrir leur miel,
Les abeilles, là-haut, s'affairent au tilleul,
Parasol du vieux banc où l'on se dit "je t'aime".
Ne plus monter bien haut, c'est vrai, mais pas tout seul !
Ce message a été édité - le 26-02-2023 à 10:36 par Oxalys
Posté à 17h27 le 23 févr. 23
Le bilan sans démo
Faut-il toujours conter ses heurs d’intimité
En détaillant les temps de pure jouissance ?
Je me demande encor si depuis ma naissance
J’ai su tenir ma langue en discours limité.
« Mais non ! » Me dit un être en légitimité
« Parler sans retenue offre reconnaissance ;
Car le Monde aime hélas bâtir sa connaissance
Sur des fragments offerts par magnanimité »
Ainsi quand l’âge est là, que l’avis fait honneur
Pourquoi donc renoncer à ce peu de bonheur ?
C’est ce que je me dis en lisant votre prose !
Avons-nous constamment écrit à cœur ouvert
Pour donner du passé un profil peu morose ?
Au lecteur de sonder ce qu’offrait le couvert !
Posté à 10h02 le 26 févr. 23
Après avoir longtemps erré essayons d'espérer
Bien des gens nous voient amoureux des mots,
Faisant des discours pour modeste Monde,
Et non point diseurs d’absconse faconde
Dopant les laïus des rogues démos.
Faut-il nous vouloir en domptés marmots
Dont l’intelligence est, las, peu féconde ?
Qu’un causant rhéteur, ici, me réponde
Comment digérer pareilles promos !
Quérez chez les gens devenus célèbres
Qui se répandit en plis de ténèbres !
Nul n’avait besoin d’être impénétrable !
En demeurant clair pour se faire entendre
Le poète aidait le plus vulnérable
A tout déchiffrer pour mieux se détendre.
Posté à 13h02 le 01 mars 23
Espérons un nouvel essor
Un poète geignait au plus profond d'un puits
Les affres de l'hiver embrumaient ses pensées
Les lecteurs qu'il avait jusqu'à présent séduits
Reprochaient à ses vers les rimes oppressées.
A la froide muraille il s’était adossé,
Depuis l'abysse ne montait qu'un faible bruit,
Son regard ignorait le salut adressé
Par la muse, là-haut, qui n'attendait que lui.
Puisse-t-il un beau jour daigner lever la tête !
Il verra dans le ciel passer une comète
Qui réjouit les coeurs comme un feu de Bengale.
Qu'il sorte de ce gouffre, abjurant le marasme,
Que le proche printemps ramène l'enthousiasme
Et donne l'essor à sa plume sans égale !
Posté à 10h45 le 02 mars 23
Savoir suivre la bonne voix
Notez bien que ce pli dont je revois la trame
Est bien plus doucereux pour plaire à nos humains.
Délaissant un style âcre aux petits lendemains
Je change de braqué pour éviter un drame.
Je ne veux plus offrir un combatif programme
Pour distraire une foule avec des jeux romains.
Nous savons Vous et Moi que tous les baisemains
Se font sans envoyer quelque sotte épigramme.
Avoir la tête haute avec un doux regard
Permet de présenter un fort amène égard.
Il faut, alors, que l’autre ait la même attitude.
Je ne connais pour l’heur que l’air des bons caveaux
Où tout se dit toujours de moyenne altitude.
Le monde est ainsi fait qu’il déteste les veaux.
Posté à 14h23 le 05 mars 23
Lu et approuvé – sauf le dernier tercet
-ceci dit sur la pointe des pieds- :
Le caveau donne un son mortuaire
Le veau rend un goût sanguinaire !
Ce qui, à mon avis, infirme le changement de méthode,
Mais ne gêne pour autant digne réplique au prochain épisode !
Posté à 15h40 le 05 mars 23
Caveau : autre nom de la cave
Veau: pour le veau d'or tant adoré
Si tu t'y mets toi aussi, je ne vais pas m'en sortir...
Je peux, aussi, rester reclus comme un moine haut perché...
Posté à 16h49 le 05 mars 23
Si tu restes reclus comme un moine haut perché
Je n'ai plus qu'à me cloîtrer comme une nonnette.
Qui tiendra le journal pendant cette retraite ?
Ce sera le binz ! Les followers vont broncher
Posté à 18h25 le 06 mars 23
Va donc et repens-toi
Reclus, de mon plein gré, dans ce vieux monastère
Je n’ai qu’une cellule où je me dis « Pardieu
Est-il possible, enfin, que je leur dis adieu
A ces frères connus pour leur pieux ministère.
Le jour je déambule avec le port austère
Du bon moine haut perché qui fait de ce saint lieu
Un camp de solitude et de serein milieu
Où bien des gens contrits viennent sans secrétaire.
Je ressasse, sans cesse, un passé fait d’erreurs
En chapelé de maux et de mots faits d’horreurs.
Que me soit pardonné ce temps sans gentillesse !
Je refais le Larousse en rayant certains mots
Pour que soit plus amène une proche vieillesse.
« Va donc et repends-toi me chantent les marmots ! »
Posté à 09h46 le 08 mars 23
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