La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Je suppose qu'il est à la recherche d'Enaxor - et qu'elle ne tardera pas à se manifester - fini de courater !
Posté à 10h18 le 26 févr. 19
Quand Onaryc s'en va
Quand Onaryc s’en va, sur un franc coup de tête,
Courir les chemins comme un troubadour en quête
D’exploits aventureux à conter aux badauds
Qu’il captive pendant ses tournées des châteaux,
Enaxor, au balcon, jamais trop ne s’inquiète.
Au contraire, appréciant ses récits de conquête,
Elle ne fait rien pour retenir le poète,
Misant plutôt sur l’heur de le revoir bientôt,
Quand Onaryc s’en va.
C’est que la dame n’est point naïve fillette.
Elle sait que jouer la comédie embête
Les copains préférant, accoudés au bistrot,
Discuter politique et railler ses héros.
C’est la cordialité qu’il part chercher, en fait,
Quand Onaryc s’en va.
Posté à 10h43 le 28 févr. 19
Heureux qui comme lui fit un si long voyage
Il n’a point oublié que demeure au bercail
Cette Dame observant qui sonne à son portail.
Ce Galant voyageur s’est fourré dans la tête
Que le Monde l’attend pour lui faire la fête.
C’est un explorateur qui fouine en tout foirail.
On le dit Troubadour baladant son trémail
Pour pêcher à tout va car c’est là son travail.
Or, malgré l’apparence et son air d’estafette
Il n’a point oublié.
Après son long séjour, n’ayant plus de camail
Il pourra la chérir pour un tout nouveau bail.
Lors sans le quereller, d’une juste requête
Elle dira des mots pour faire sa conquête.
Et lui proclamera qu’en goûtant le rougail
Il n’a point oublié.
Posté à 15h59 le 28 févr. 19
Voguons de long en large
Roxane as-tu le cœur d’hélas me tourmenter
Pour savoir si je pense encor à fomenter
Des voyages lointains en virées trop soudaines ?
Je n’ai point pour projet de visites mondaines
De commerces sans nom qui puissent me tenter.
Tu le sais, de tout temps, que mes sautes sont vaines
Et que je me morfonds quand je foule nos plaines.
Alors pour ce destin où tout peut fermenter
Roxane as-tu le cœur ?
Suis-moi quand je m’en vais pour gravir d’autres chaînes
Nous pourrons y vibrer de joies toutes prochaines.
Ces lieux sont tous ouverts et sans parlementer
Leur peuple est généreux et ne veut commenter.
Pour ces expéditions qui me paraissent saines
Roxane as-tu le cœur ?
Posté à 16h53 le 28 févr. 19
Liberté chérie !
La liberté chérie est l’aînée dans ton coeur,
Je sais me contenter d’un second prix d'honneur.
Quand sur le flot des mots nous larguons les amarres,
C’est bien toi le skipper, je me tiens à la barre,
Nos poèmes en soute et le vent pour moteur.
Aux escales chacun va trouver son bonheur,
Je visite le site, évitant la rumeur,
Tu rejoins les marins qui chantent dans les bars
La liberté chérie.
Au retour, pas un mot de reproche ou d’aigreur,
Un clin d’œil entendu réanime l’ardeur
Qui mène loin du port et de son tintamarre.
A l’horizon, soudain, se profile le phare.
Tout là- bas nous allons retrouver sans erreur
La liberté chérie.
Posté à 12h32 le 03 mars 19
Forts, ils sont très forts !
Posté à 07h57 le 12 mars 19
Des pensées qui fleurissent au printemps s'annonçant
Puis-je encor m’enivrer au fumet du potage
Mijotant en marmite où le lard en otage
Parsemait ces yeux gras au sein du dit bouillon ?
Grand-mère auprès de l’âtre éminçait un oignon
Pour que j’aie du tonus en utile héritage.
Bois donc cette potion et surtout sois bien sage
Me répétait l’aïeule ânonnant son message.
Mais, surtout repensant à son juteux douillon,
Puis-je encor m’enivrer ?
Papet dans son grand champ, fier de son attelage,
Labourait dans l’entrain, le chien dans son sillage.
C’était le temps jadis où, sans nul aiguillon,
Le Grand Père savait mener son bataillon.
De ces bons souvenirs, de ces heurs sans orage
Puis-je encor m’enivrer ?
Ce message a été édité - le 12-03-2019 à 11:34 par Tonindulot
Posté à 09h45 le 12 mars 19
Par ici la bonne soupe
Posté à 14h41 le 13 mars 19
Cuisine du cœur
Ton enchantement me poursuit,
Et m'offre un court instant
De joie simple et de bonheur.
Posté à 16h53 le 14 mars 19
A s’ enivrer au pot, potin dans la cuisine
Y est même convié le chat de la voisine !
Ce message a été édité - le 15-03-2019 à 00:05 par Marcek
Posté à 00h03 le 15 mars 19
Il y a comme un froid
Il y a comme un froid tombé sur ces rondeaux !
Pourtant le printemps nous ramène les oiseaux.
Est-ce un regain d’hiver dont le drap de silence
Pèse comme du plomb sur notre insouciance,
Rappelant que nous ne sommes plus jouvenceaux ?
Faudra-t-il désormais peindre d’autres tableaux,
De ceux dont la noirceur est signe d’élégance,
Et tremper dans l’amer du spleen tous nos pinceaux ?
Il y a comme un froid !
Faut-il se résoudre à laisser tarir les eaux
Qui charriaient la joie d’éternels renouveaux ?
Or, étant encline à cultiver l’espérance
Que tout peut arriver si l’on a la patience,
J’attendrai le redoux en ressassant ces mots :
Il y a comme un froid…
Posté à 10h26 le 25 mars 19
Pas de souci Oxalys, on va tâcher de réchauffer la chose.
Posté à 15h27 le 25 mars 19
Au frais soleil de Tombouctou
sous les poireaux de porcelaine,
un escargot pas fier du tout
se carapate à perdre haleine.
Il vient de paumer ses atouts
à la belote esraquéenne
au frais soleil de Tombouctou
sous les poireaux de porcelaine.
Et lorsque les joyeux tatous,
las de se taper du Verlaine,
ont entamé la Belle Hélène,
il s’est empiffré de pistou
au frais soleil de Tombouctou.
Ce message a été édité - le 26-03-2019 à 09:39 par Obofix
Posté à 15h28 le 25 mars 19
D'acc.
Pendant ce temps, je vais voir ce que je peux faire du côté du topic quintils tombé lui-aussi en léthargie hivernale depuis quelques temps.
Et bravo d'amener le redoux en provenance de Tombouctou !
Ce message a été édité - le 25-03-2019 à 19:55 par Oxalys
Posté à 15h30 le 25 mars 19
À la Vénus de Léon…
À la Roche tremblante, avec des trémolos
Dans la voix, j’aurai beau n’avoir bu que de l’eau,
J’ai prononcé l’aveu… C’était comme un baptême,
L’émotion d’enfin le dire, ce « je t’aime »
Que je lie au poème où vogue un matelot …
Il vogue comme moi, loin de son Goelo,
De sa fameuse Ecole où, manquant de culot,
Pour « le bal de l’Hydro », je fus discret et blême,
À la Roche tremblante…
Mais aujourd’hui j’ai vu trop de fois ton vélo
Ralentir comme pour offrir à ma philo
La béante question du plus troublant problème :
Doit-on rester ballot tandis que fort en thème
On a tout saisi de la Vénus de Milo
À la Roche tremblante ?
(...
d'ailleurs ma déclaration dut lui couper les bras :
-"j'en ai les bras qui tombent, depuis le temps que je l'attendais, celle-là"
...Ce que je traduisis, sortant de ma brume à la Prévert, par :
-" Embrasse-moi!"...est-ce l'explication des bras coupés ?)
Ce message a été édité - le 29-03-2019 à 22:13 par CinquiemeVallee
Posté à 15h37 le 25 mars 19
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