La poésie sur internet
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Par : Marcek
En effet, un misérable traîne la patte à 11 !
Tandis que les autres gambillent à 10
Posté à 09h06 le 30 mai 17
Bravo à Violette, qui gagne son poids en dodécasyllabes si elle est capable de retrouver le vers d'origine !
Posté à 13h20 le 30 mai 17
Perdu !
(mais tu peux rejouer)
Posté à 17h49 le 30 mai 17
...Donc, Violette, qui efface ses traces à mesure qu'elle les imprime (oui, comme les indiens) avait proposé : "Pour requerir ce qui pretes valoir"
Mais c'est : "Pour requerir qui me pretes valoir" plus conforme à ces vieilles façons.
(et l'orthographe, qui, moderne, déjà m'échappe, en ancien français me plonge dans des abîmes de perplexité !)
Voilà, suspension, de notre grand jeu "gagnez n'importe quoi en vous cultivant", jusqu'au retour de Marcek ou de moi-même !
- Quoi ? Mais non, on part pas ensemble !
Posté à 22h18 le 30 mai 17
Posté à 09h52 le 31 mai 17
Bonne nouvelle pour toi mais pas pour nous , tu nous manquera mais on va faire un effort et ne pas être trop égoïstes, nous te souhaitons bon congé, Salus et toi serez comme cela en pleine forme pour piéger les fautes et rendre à César ce qui est à César!!!
Sourires et amitié
Aurore
Posté à 09h56 le 31 mai 17
Voici l'esprit frappeur qui ici réitère, aurons-nous un beau jour le nœud de ce mystère ?
Je reposterai donc mon message effacé par ce troll insolent qui veut nous agacer...
Posté à 09h57 le 31 mai 17
Donc, Aurore, tu as eu le temps de lire mon message ! Merci pour ta réponse fulgurante qui a contré le troll insolent ! Je m'étais méfiée et avais enregistré mon court poème !
Posté à 09h59 le 31 mai 17
Nous prenons donc congé
Pour quelque petit temps
Des vaillants correcteurs
Et bien sûr correctrices
Je pars vers le Vercors
Salus, je ne sais où
Alors, en attendant
Amis, reposez-vous !
Nous nous retrouverons
Bientôt, frais et dispos
Pour traquer les erreurs
Et saborder les fautes
Afin que nos anciens
Gardent la tête haute !
( Message reposté après une attaque sournoise de l'esprit frappeur ! Vade retro, satanas !
Posté à 09h59 le 31 mai 17
Je suis assez rapide et ai eu le temps de le lire à la première fois, tu vois donc que je ne rêve pas encore une fois , cela me réconforte car cela soulevait bien des questions sur ma lucidité, mais non , lucide je suis et le resterai tant que cela dépendra de moi!... Bon voyage, cela forme la jeunesse... Tu es encore si jeune !!! Pas de bêtises donc...Reviens-nus quand même!!! On t'aime! ps: ne met pas ta robe de Pompadour , aussi non on t'enlèvera définitivement et te mettra dans la tout du château pour profiter de ta joyeuse compagnie et comme je le comprendrais!!!
Posté à 10h10 le 31 mai 17
...Nous reprenons donc notre grand jeu-concours "gagnez n'importe quoi en vous cultivant le cortex" ; je rappelle qu'il s'agit de corriger les textes de la rubrique "Poésie d'hier", ces vers de nos immortels poètes, salopés par le net, et dont les inexactitudes font pleurer les yeux de l'azur...
Nous en étions à la page 13, et, ne reculant devant aucun sacrifice, la maison met en jeu une époustouflante série de lots, allant de l’œuf ébréché (pour chaussettes) jusqu'à celui de Christophe Colomb, en passant par celles de l'archiduchesse (de chaussettes) !
Donc, dans le long texte qui suit, et que monsieur Musset, qui en fit de meilleurs, s'est néanmoins échiner à rendre sans la moindre tâche, on trouve plusieurs erreurs : d'abord, "NAMOUNA", titre dudit, comporte trois chants, le site ne nous donne que le second, en entier, or, il est écrit, sans plus d'explications, "extraits du deuxième chant"
... il me semblait important de le spécifier.
De plus, chaque chant comporte un exergue, qui n'apparait point ici ; je me permet de le rajouter.
Enfin, et dans le cadre de notre jeu, on y trouvera (peut-être) trois fautes, dont deux coquilles et un vers rythmiquement saboté !
Je vous laisse la parole, veuillez indiquer précisément les emplacements de vos remarques afin de faciliter la vie de tous le monde, car le texte est long ! (par exemple "au sizain numéro XIII, vers deuxième, on trouve...")
Namouna
"Qu'est ce que l'amour ?
L'échange de deux fantaisies et le
contact de deux épidermes"
(Chamfort)
I
Eh bien ! en vérité, les sots auront beau dire,
Quand on n’a pas d’argent, c’est amusant d’écrire.
Si c’est un passe-temps pour se désennuyer,
Il vaut bien la bouillotte ; et, si c’est un métier,
Peut-être qu’après tout ce n’en est pas un pire
Que fille entretenue, avocat ou portier.
II
J’aime surtout les vers, cette langue immortelle.
C’est peut-être un blasphème, et je le dis tout bas ;
Mais je l’aime à la rage. Elle a cela pour elle
Que les sots d’aucuns temps n’en ont pu faire cas,
Qu’elle nous vient de Dieu, - qu’elle est limpide et belle,
Que le monde l’entend, et ne la parle pas.
IV
Sachez-le, - c’est le cœur qui parle et qui soupire
Lorsque la main écrit, - c’est le cœur qui se fond ;
C’est le cœur qui s’étend, se découvre et respire
Comme un gai pèlerin sur le sommet d’un mont.
Et puissiez-vous trouver, quand vous en voudrez rire,
A dépecer nos vers le plaisir qu’ils nous font !
V
Qu’importe leur valeur ? La muse est toujours belle,
Même pour l’insensé, même pour l’impuissant ;
Car sa beauté pour nous, c’est notre amour pour elle.
Mordez et croassez, corbeaux, battez de l’aile ;
Le poète est au ciel, et lorsqu’en vous poussant
Il vous y fait monter, c’est qu’il en redescend.
VI
Allez, - exercez-vous, - débrouillez la quenouille,
Essoufflez-vous à faire un bœuf d’une grenouille.
Avant de lire un livre, et de dire : « J’y crois ! »
Analysez la plaie, et fourrez-y les doigts ;
Il faudra de tout temps que l’incrédule y fouille,
Pour savoir si son Christ est monté sur la croix.
VII
Eh ! depuis quand un livre est-il donc autre chose
Que le rêve d’un jour qu’on raconte un instant ;
Un oiseau qui gazouille et s’envole ; - une rose
Qu’on respire et qu’on jette, et qui meurt en tombant ; -
Un ami qu’on aborde, avec lequel on cause,
Moitié lui répondant, et moitié l’écoutant ?
VIII
Aujourd’hui, par exemple, il plaît à ma cervelle
De rimer en sixains le conte que voici.
Va-t-on le maltraiter et lui chercher querelle ?
Est-ce sa faute, à lui, si je l’écris ainsi ?
« Byron, me direz-vous, m’a servi de modèle. »
Vous ne savez donc pas qu’il imitait Pulci ?
XIX
Lisez les Italiens, vous verrez s’il les vole.
Rien n’appartient à rien, tout appartient à tous.
Il faut être ignorant comme un maître d’école
Pour se flatter de dire un seule parole
Que personne ici-bas n’ait pu dire avant vous.
C’est imiter quelqu’un que de planter des choux.
…
XIII
Mon premier chant est fait. – Je viens de le relire.
J’ai bien mal expliqué ce que je voulais dire ;
Je n’ai pas dit un mot de ce que j’aurais dit
Si j’avais fait un plan une heure avant d’écrire ;
Je crève de dégoût, de rage et de dépit.
Je crois en vérité que j’ai fait de l’esprit.
XIV
Deux sortes de roués existent sur la terre :
L’un, beau comme Satan, froid comme la vipère,
Hautain, audacieux, plein d’imitation,
Ne laissant palpiter sur son cœur solitaire
Que l’écorce d’un homme et de la passion ;
Faisant un manteau d’or à son ambition ;
XV
Corrompant sans plaisir, amoureux de lui-même,
Et pour s’aimer toujours, voulant toujours qu’on l’aime ;
Regardant au soleil son ombre se mouvoir ;
Dès qu’une source est pure, et que l’on peut s’y voir,
Venant comme Narcisse y pencher son front blême,
Et chercher la douleur pour s’en faire un miroir.
XVI
Son idéal, c’est lui. – Quoi qu’il dise ou qu’il fasse,
Il se regarde vivre, et s’écoute parler.
Car il faut que demain on dise, quand il passe :
« Cet homme que voilà, c’est Robert Lovelace. »
Autour de ce mot-là le monde peut rouler ;
Il est l’axe du monde, et lui permet d’aller.
…
XX
C’est le roué sans cœur, le spectre à double face,
A la patte de tigre, aux serres de vautour,
Le roué sérieux qui n’eût jamais d’amour ;
Méprisant la douleur comme la populace ;
Disant au genre humain de lui laisser son jour –
Et qui serait César, s’il n’était Lovelace.
XXI
Ne lui demandez pas s’il est heureux ou non ;
Il n’en sait rien lui-même, il est ce qu’il doit être.
Il meurt silencieux, tel que Dieu l’a fait naître.
L’antilope aux yeux bleus est plus tendre peut-être
Que le roi des forêts ; mais le lion répond
Qu’il n’est pas antilope, et qu’il a nom : lion.
…
XXIII
Quant au roué Français, au don Juan ordinaire,
Ivre, riche, joyeux, raillant l’homme de pierre,
Ne demandant partout qu’à trouver le vin bon,
Bernant monsieur Dimanche, et disant à son père
Qu’il serait mieux assis pour lui faire un sermon,
C’est l’ombre d’un roué qui ne vaut pas Valmont.
XXIV
Il en est un plus grand, plus beau, plus poétique,
Que personne n’a fait, que Mozart a rêvé,
Qu’Hoffmann a vu passer, au son de la musique,
Sous un éclair divin de sa nuit fantastique,
Admirable portrait qu’il n’a point achevé,
Et que de notre temps Shakespeare aurait trouvé.
…
XXXVII
Que dis-je ? tel qu’il est, le monde l’aime encore ;
Il n’a perdu chez lui ni ses biens ni son rang.
Devant Dieu, devant tous, il s’assoit à son banc.
Ce qu’il a fait de mal, personne ne l’ignore ;
On connaît son génie, on l’admire, on l’honore. –
Seulement, voyez-vous, cet homme, c’est don Juan.
XXXVIII
Oui, don Juan. Le voilà, ce nom que tout répète,
Ce nom mystérieux que tout l’univers prend,
Dont chacun vient parler, et que nul ne comprend ;
Si vaste et si puissant qu’il n’est pas de poète
Qui ne l’ait soulevé dans son cœur et sa tête,
Et pour l’avoir tenté ne soit resté plus grand.
…
XLIX
Tu n’as jamais médit de ce monde stupide
Qui te dévisageait d'un regard hébété ;
Tu l’as vu, tel qu’il est, dans sa difformité ;
Et tu montais toujours cette montagne aride,
Et tu suçais toujours, plus jeune et plus avide,
Les mamelles d’airain de la Réalité.
...
LII
Tu retrouvais partout la vérité hideuse,
Jamais ce qu’ici-bas cherchaient tes vœux ardents,
Partout l’Hydre éternel qui te montrait les dents ;
Et poursuivant toujours ta vie aventureuse,
Regardant sous tes pieds cette mer orageuse,
Tu te disais tout bas : « Ma perle est là dedans. »
LIII
Tu mourus plein d’espoir dans ta route infinie,
En te souciant peu de laisser ici-bas
Des larmes et du sang aux traces de tes pas.
Plus vaste que le ciel et plus grand que la vie,
Tu perdis ta beauté, ta gloire et ton génie
Pour un être impossible, et qui n’existait pas.
LIV
Et le jour que parut le convive de pierre,
Tu vins à sa rencontre, et lui tendis la main ;
Tu tombas foudroyé sur ton dernier festin :
Symbole merveilleux de l’homme sur la terre,
Cherchant de ta main gauche à soulever ton verre,
Abandonnant ta droite à celle du Destin !
LV
Maintenant, c’est à toi, lecteur, de reconnaître
Dans quel gouffre sans fond peut descendre ici-bas
Le rêveur insensé qui voudrait d’un tel maître.
Je ne dirai qu’un mot, et tu le comprendras :
Ce que don Juan aimait, Hassan l’aimait peut-être ;
Ce que don Juan cherchait, Hassan n’y croyait pas.
Posté à 18h43 le 12 juin 17
V111 VERS4 /UN SEULE PAROLE
XIII VERS 4 UN HEURE
XXIV VERS 6 SHAKSPEARE
XLIX VERS 2 /
QUI TE DEVISAGEAIT DE SON REGARD HEBETE
LII VERS 3 HYDRE ETERNEL
LIV VERS 5 DE TA MAI GAUCHE
Posté à 19h46 le 12 juin 17
Bravo à Violette, qui trouve des fautes m'échappant !
- Cependant "LII VERS 3 : "HYDRE ETERNEL" n'est point fautif, l'hydre étant du genre hermaphrodite, masculin comme féminine ! - le Dico : Hydre est parfois masc. chez certains auteurs (Du Bellay, Ronsard, v. Hug.; La Fontaine, etc) la coquille manquante est au troisième vers du couplet n° 2 "n'en on t pu faire cas", voilà, j'ai corrigé directement le texte présenté, pour économiser de la place, ceux qui veulent constater les fautes devront, avant leurs corrections, se rendre p 13 de "poésie d'hier",
on applaudit Violette, qui gagne une forte liquidité musicale (un piano aqueux)!
Posté à 21h47 le 12 juin 17
je suis ravie salus je vais enfin pouvoir jouer du piano de boue
Posté à 01h20 le 13 juin 17
Cet humour m'est un plaisir !
Mais pour ne point trop gésir,
Continuons ce challenge
Et réhabilitons l'ange
D'une poésie exacte,
Si faire ce peut - dont acte :
Nous passons, page 14, à Nicolas Boileau et son "Un quart d'heure de bon temps", qui accuse deux erreurs jumelles qui rapporterons, à celle ou celui qui saura les remarquer, au choix, un bubale de kob, ou un bacille de kock (livré avec un microscope et un marteau, méfiez-vous c'est très méchant)
Un quart d'heure de bon temps
L’homme, dont la vie entière
Est de quatre-vingt-seize ans,
Dort le tiers de sa carrière,
C’est juste trente-deux ans.
Ajoutons pour maladies,
Procès, voyages, accidents
Au moins un quart de la vie,
C’est encore deux fois douze ans.
Par jour deux heures d’études
Ou de travaux — font huit ans,
Noirs chagrins, inquiétudes –
Pour le double font seize ans.
Pour affaires qu’on projette
Demi-heure, — encore deux ans.
Cinq quarts d’heures de toilette :
Barbe et caetera — cinq ans.
Par jour pour manger et boire
Deux heures font bien huit ans.
Cela porte le mémoire
Jusqu’à quatre-vingt-quinze ans.
Reste encore un an pour faire
Ce qu’oiseaux font au printemps.
Par jour l’homme a donc sur terre
Un quart d’heure de bon temps.
Boileau
Posté à 17h52 le 13 juin 17
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