"Atelier perpétuel de réparation"

Par : Salus
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Vuthy

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Je peux donner mon avis sur ce qui ne se trouve pas dans les traités.

Le I est d'origine latine, et Y est grec (d'où son nom). Dans l'absolu, les classiques auraient refusé cette rime : brandi ne rime pas avec dandy.

Pour la diphtongue ai/ay, je n’ai pas de repère non plus. Mais la rime est essentiellement faite pour l’oreille. Je pense qu’elle aurait pu être admise (on écrivait vray et cette finale était courante dans de nombreux noms de lieux). On peut inclure ui / uy (on écrivait aujourdhuy avant) pour avoir Puy / appui, mais attention aux rimes oi / oy, où les mots en oy actuels (on écrivait Savoy dans le temps) sont surtout d’origine anglaise, ce qui donnerait un épouvantable aboi / play-boy !
Il est à noter (p26 du traité de Sorgel, qu’une diphtongue en son plein, comme celles-ci, n’a pas besoin de la même consonne d’appui).

Il faudrait donc avant tout déterminer ce qu'est le CLASSIQUE. Son point de départ et son point d'arrivée ; parce que dans le classique il y a eu des époques comme le romantisme où les règles premières se sont assouplies et les poètes suivants les ont encore adoucies cà et là (que je crois avoir lu chez Baudelaire malgré le hiatus).
Les derniers traités (qui ne sont que l’étude de l’usage qu’on fait les grands poètes du résumé de Boileau), citent surtout, en partant de Malherbes (le père) : Corneille, Racine, La Fontaine, Hugo, le Parnasse évidemment, Baudelaire jusqu’à Musset, mais guère au-delà. Entendons-nous sur quel dernier poète fut classique et ceux qu'on peut oublier, parce que j’imagine (c’est encore mon avis seulement) qu’au temps du romantisme et de Musset, brandi aurait parfaitement rimé avec dandy, et qu’au temps du classique pur, certains l’auraient fait sans complexe au pluriel...

Voilà mon humble avis, mais je ne me battrais pas pour. Je l’expose avec certaines références, et les lecteurs feront leur choix si d’autres points de vue sont présentés.


PS : Pour l'équivalence des consonnes d’appui, Martin Saint René (poète du XX ° siècle, membre d’une académie dite classique) a établi une liste qui peut servir d’appui (!) (selon le crédit qu’on donne à son auteur) : B P . D T . F V . J CH . K C . N GN . X C . et Z (qu'apparemment Salus a repris)
Ainsi, voici des rimes équivalentes :
. ( DON BOUTON) (TRIOMPHER RÊVER) (CAGE CACHE) (ANNEXÉ SENSÉ) .

Personnellement, je pense que la première est bonne parce que ce sont des voyelles nasales (on in an, etc..) et elles n’ont pas besoin de mêmes consonne d’appui, mais je n’aurais pas fait D/T : bouder / bouter, je ne ferais pas les deux suivantes, et pour X/C, j’ai dans l’oreille le même son pour annexé / sensé, donc je l’aurais faite, mais pas pour C/Z : placé / bronzé, ou pire X/Z annexé / bronzé.
Celle en K.C selon les mots, mais pas pékin / clavecin... J.CH, N/GN, j'oublie (à part un improbable genou / gnou pour la monosyllabe).
Tout ça me semble des assonances parfaites pour les chanteurs.

Et je doute qu’on trouve ce genre de rimes dans la Légende des siècles : (imaginez un : triomphe / sève !).

AMHA

Bien à vous !
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Salus

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C'est fort intéressant, oui, mais la versification, comme l'orthographe, évolue ; or, point d'Académie ici pour entériner l'usage, lequel le sera, d'une façon tout occulte, par le temps et les poètes eux-mêmes ; ainsi fut acceptée la dernière modification "institutionnelle" du code, le fameux trimètre hugolien, qu'il a repéré plus qu'inventé puisque on peut le trouver en des alexandrins respectant les deux rythmes (4/4/4 et 6/6)
Pour moi, si l'on peut nommer la plus récente référence au vers régulier (le classique, en vrai, c'est le 17ème) ce serait Valéry, lequel se permet - exceptionnellement- des écarts réfléchis et justifiés.
- Pour notre futur matche (prenez vos billets ils vont être bientôt d'un coût prohibitifs !) nous nous contenterons, si Lau est d'accord, du niveau d'exactitude défini par Sorgel, qui servira de référence arbitrale.
- Quant aux exceptions, nous statuerons et trancherons, si nécessaire et le cas échéant, avec l'aide de mécanos compétents, voire celle de Dieu en recourant à l'ordalie, toujours efficiente pour des cas douteux !
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Vuthy

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Bonjour Salus,

Oui, bien sûr, je comprends ; la versification évolue. On ne peut arrêter la marche en avant, c'est ainsi.
J'avais lu que le fil était dédié à des vers dans lequels la versification serait intégralement respectée. Je pensais au vers régulier point barre, mais n'avais pas imaginé qu'on parlait d'une versification à venir ou à mettre en place.
Honnêtement, je ne me sens pas de taille à me jeter dans ce projet (que je trouve intéressant, sincèrement), pour juger de la pertinence de tel ou tel changement chez des poètes que je n'ai pas lu (après Verlaine je me disqualifie myself)

Désolé.
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Salus

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Vuthy : vous aviez bien lu, et c'est bien pour ça (respecter la versification) que, faute de mieux, nous prendrons le traité de Sorgel pour référence ; je ne comprends pas votre propos désolé et personne n'est tenu de participer.
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Vuthy

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Bonjour,

Je crois qu’on ne s’est pas bien compris, mais c’est sans importance. Il serait contre-productif de discutationailler davantage. Cela n’engagerait pas les lecteurs à venir déposer un texte, ou ça retarderait l’ouverture d’une discussion sur un nouveau lièvre soulevé.

Je suivrais le fil avec joie et, le cas échéant, j’apporterais mon concours sur des problèmes de vers régulier. Le 1.0, pas le 2.0.

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Ggabrielle

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Je cherchais un atelier pour mes véhicules en roue libre.

J'ai dû me tromper d'adresse. Désolé.
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Salus

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Kes tu veux, Ggab' ?
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Ggabrielle

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Exprimer mon agacement ET faire ma mea culpa.

Vice-versa et réciproquement.

Dès que j'aurai 5 min. Promis.