La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
On est sûr de trouver dans cette suite de poèmes belle écriture et verbe élégant.
Tout est frais, agréable à lire, loin du tarabisctage que l'on peut lire parfois.
Bravo Oxalys et Tonindulot.
Posté à 16h22 le 12 juin 22
Écoutez donc cette sérénade
Hier, en nuit, j’entendais siffler le rossignol,
Ce petit passereau qui fait vibrer ses trilles.
Avez-vous mon Amie au-delà de vos grilles
Vu danser aussitôt le petit campagnol ?
La faune est spécimen mais l’homme un vrai guignol
Quand il fait du chapeau un ensemble de vrilles.
A le Cour on le voit s’appliquer aux quadrilles
Le traitant sourdement de joyeux branquignol.
Visitez les Amis notre belle campagne
Qui sait boire le vin sans qu’il soit de Champagne.
En Quercy l’Auxerrois on l’appelle Malbec.
Dans nos caveaux de pierre on met le jus au frais
Et l’on évite ainsi toute prise de bec.
Venez, sans plus tarder, tout sera bien sans frais.
Posté à 15h45 le 17 juin 22
Et si l'Amour était...
Et si l’Amour était un enfant de poème
Que dirait le muet dont le cœur bat si fort ?
Icelui lâcherait, sans conter son effort,
Que le mot est utile au mordu quand il aime.
On ne peut espérer résoudre son problème
Quand on se tait, hélas, en restant dans son fort !
Et pourtant c’est la Muse encline au vrai renfort
Qui soutient le Timide épris de vie bohème.
Mais toi ma belle Intime, au sein de mes pensées,
Active ce ressort des mines insensées.
Les songes de la nuit sont tous comme une sève.
Demain, si tout va bien, j’aurai la faculté
De parler sans effroi d’un élan qui soulève
Nos deux cœurs dont l’émoi fut souvent occulté.
Posté à 19h38 le 22 juin 22
Que vienne demain, vite !
On est impatient de connaître la suite !
Posté à 08h54 le 23 juin 22
Quand les deux font la paire
Savez-vous que la nuit je rêve de vos airs,
De ces tendres aspects étalant votre mine ?
C’est là que je ne dors car souvent j’examine
Les dires que j’ai tus, qui pourtant étaient clairs.
Quand le sommeil me prend pour apaiser mes chairs
Je garde, pour moi seul, qu’un doux mal les domine.
C’est pourtant bien l’Amour qui là se détermine
Sans clamer sur les toits les mots des demi-airs.
Pourquoi faut-il aussi que vous soyez bien coite
Empêchant votre élan de sortir de sa boite.
La scène du balcon paraît lors sans objet.
Brûler d’un ardent feu en étouffant ses flammes
Voilà qui fait sourire et moquer le sujet.
Nous n’aurons donc tous deux pas besoin de calames.
Posté à 09h41 le 24 juin 22
Pensez donc aux oubliées
Oh vous qui fûtes, las, ignorée quand nubile
Vous pleurez sur le sort des êtres que l’on fuit.
Le Monde masculin ignore ce qui nuit,
Comme ce froid regard qui reste malhabile.
Ne pleurez plus, ce jour, car c’est bien inutile,
D’accorder du crédit à qui passe sans un bruit.
Le silence est mortel car c’est lui qui détruit
Les espoirs de discours que l’on dit fort subtile.
On dit certains parleurs en propos patelin
De futile transport car trompeur chapelain.
Écoutez, gente Dame, autre chaud commentaire !
Il est de belles fleurs qui fleurissent bien tard
Quand la chaude saison hèle le solitaire.
Ayez pour seul espoir de combler le retard !
Posté à 16h41 le 24 juin 22
Quand le jeu se fait dense
Une cloison de vers séparait les danseurs ;
Mais le monde ignorait de ce mur l’existence.
Ce détail anodin est de toute importance
Pour ne point sur jouer aux incongrus censeurs.
Qu’il est bon de goûter aux plaisirs encenseurs
Des mots si bien choisis pour donner jouissance.
On croirait, sans ce fait, en la belle naissance
D’un élan langoureux activé par tenseurs.
Oyez férus lecteurs ! Ici se veut le jeu
Porteur de vrai roman parlant si bien de feu.
Vos gradins sont emplis d’honorable rescousse.
Attendez patiemment qu’un écho prenne vie
Sans besoin pour cela qu’un doux vent ne le pousse.
Mais signez en disant que ce pli donne envie.
Posté à 07h09 le 25 juin 22
Au balcon, nous tenons le cierge !
Posté à 20h49 le 25 juin 22
Merci Tigrou, c'est fort aimable;
Ravis que ce duo t'épate !
Fais attention, tiens-le bien droit
-Le cierge, cela va de soi-
Le décor est en carton-pâte,
C'est terriblement inflammable !
Posté à 21h31 le 25 juin 22
Ils sont très beaux vos décors et je vous souhaite de belles (re)trouvailles dont nous espérons quelques échos ...LOTharingiques
Posté à 19h03 le 27 juin 22
La rencontre s'approche
Il ne faut point douter de la saine parole,
Du prompt engagement qui montre le chemin !
Je dis, un jour passé, sur un court parchemin
Que j’aimais en cousin pousser la barcarolle.
Alors que vient l’été, que Phébus caracole,
Je vois tout ce jardin bichonné par ma main
Périr par la chaleur, être sans lendemain,
Ternissant fort l’enclos où souvent je bricole.
Vous m’écrivîtes tant de papiers chaleureux
Que bientôt vous verrez un copain fort heureux.
Pourvu que vous ayez deux, trois, jours favorables !
Je suis sûr qu’en Français, en Allemand parfois
Nous trouverons des mots aux éclats adorables,
Faisant que nos conjoints apprécient chaque fois !
Ce message a été édité - le 05-08-2022 à 09:34 par Tonindulot
Posté à 16h58 le 04 août 22
Pour le coût, j'en mets deux, sans coup férir
Juillet est bien parti, en effet, se coucher
Mais Août est déjà là qui parle de rencontre.
Êtes-vous pour l’entrain ou bien êtes-vous contre ?
Je ne saurai trouver de quoi mieux accoucher.
Kif-kif et bourricot ne peuvent se doucher
Car, au loin, nul nimbus ne parait ni se montre.
La saison est au show et tout part à l’encontre.
Sur quoi peut-on alors tout soudain déboucher ?
Le porteur est parti pour vous livrer ce pli
Qui vous dit instamment que je sors du repli.
Les chats lents sont si prompts pour parler d’impatience !
Les congés sont hélas un très vieux souvenir
Car, depuis bien vingt ans, je fais taire ma science.
Il me tarde, bien sûr, de vous voir nous venir !
Posté à 17h28 le 04 août 22
Ohhh l'heureux pli qui montre le bout du nez
Des plis qui n’en ont pas ont si bien circulé
Que bien des vers polis ont parcouru les ondes.
Nous parlions sagement de l’essence des Mondes
Du fondé des vertus d’un ton articulé.
Laissez la plume au frais, en un lieu reculé !
Elle saura, plus tard, parler d’heures fécondes
De sobres rendez-vous aux paroles profondes
De mets et de bons vins pour gosier acculé.
Notre histoire a pour sort une belle rencontre
Sans que nos deux conjoints nous disent qu’ils sont contre.
C’est la chance que d’être en parfaite harmonie !
Prenez si nécessaire ustensile sans fil
Un portable annonçant que la cérémonie
Va tantôt débuter et que chauffe le gril !
Posté à 13h30 le 12 août 22
Quand on se livre bonnement
Feuilleter la gazette en buvant tout d’un trait
Fait toujours tressaillir dès la moindre parole.
Chacun y va gaiment avec sa banderole
Évoquant le passé d’un esprit peu distrait.
Telle chaude revue est merveille d’attrait
Qui permet, sans orgueil, de parler de son rôle,
De revivre un instant ce qui fut parfois drôle
Lorsque fort téméraire on n’était en retrait.
Nos plis toujours polis ont inondé la place
Et ne nous ont jamais surpris dans le surplace.
Pédaler de l’avant est le but du battant.
Que le vent nous emmène en gonflant notre voile
Aux confins des Pays où les gens s’aiment tant !
Louons donc, tous les deux, notre si bonne étoile !
Posté à 15h42 le 06 sept. 22
Je m'amuse quand je muse sans m'user
Ô Muse qui sustente en donnant la becquée
Donne-moi l’ambroisie et le vin de la vigne !
Je n’ai rien de divin, mais je sais rester digne
Sans dire que je suis de mine baraquée.
Avec autant de sœurs, aucune détraquée,
Tu dois être moins seule et peux garder la ligne ;
Car pour communiquer, autrement que par signe,
Il faut un cercle amène et d’âme peu traquée.
Monogame patent, je ne vois que le port
Qui me tente souvent, par son sobre transport,
Alors qu’avec pudeur je retire son voile.
Errer tout en pensant permet d’aller voguer
Sans s’afficher perdu surfant sur cette toile.
Être Net, en ce jour, ne dit pas de bloguer.
Posté à 17h03 le 28 sept. 22
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