Le mot sauvage, (le mythe du bon sauvage de Jean-Jacques Rousseau) n'avait rien de péjoratif. C'était l'homme qui vivait dans les bois, en dehors de la civilisation, à l'âge de la pierre comme les amérindiens du Canada ou à l'âge du fer, du bronze ou du métal, comme les incas et les astèques.
Selon Rousseau, ils étaient tous vertueux, sages et pacifiques. Car affirmait-il : " L'homme est bon, c'est la civilisation qui le corrompt. " Nous avons vécu le même mythe au Québec avec le clergé qui enseignait que l'homme de la ville était vicié, tandis que le campagnard était dépositaire de toutes les vertus.
En France, le même mythe, mais inversé : les provinciales sont des niaises, des non délurées et les femmes de Paris et de la cour étaient des personnes de classe, de belle éducation et de grande valeur.
Les amérindiens vivaient selon leurs instincts comme l'homme des cavernes. Ils n'étaient pas policés, mais brutaux, batailleurs, vindicatifs, buveurs, violeurs, conviviaux, etc. Le mot " Squaw " dont ils désignaient leurs femmes, signifie " pute, touffe, vulve, pelote ".
Pour ces raisons et bien d'autres, le mot sauvage (au sens romantique d'homme des bois, bon et naturel) a pris celui de primitif, brutal, batailleur, cruel, etc. Les romains utilisaient le mot barbare pour qualifier ceux qui venaient d'ailleurs comme Attila et les Huns, Genghis Khan, etc.