Pour un coup de comm', c'en est un ! Plein écran et à l'échelle mondiale, les RS aidant ! Elle peut pavoiser, la "militante" qui a joué avec la nourriture (industrielle certes, mais ça se mange quand-même, la soupe en boîte, surtout quand on n'a ni les moyens ni le temps d'en préparer de la vraie, avec des légumes bio issus de l'agriculture locale).
Le plus drôle, dans l'histoire, est qu'elle reconnaît publiquement que son geste est ridicule mais qu'elle le justifie dans la même interview, lui donnant une portée ontologique ... Pour la cohérence on repassera !
Outre le gaspillage alimentaire qui suffit à me hérisser le poil, je juge cet acte carrément inepte. Un caprice d'enfant gâté, rien de plus !
Le philosophe Pascal Bruckner le qualifie de "narcissique", et il a raison. Par ailleurs, il note le gouffre abyssal entre ce geste et le message qu'il prétendait porter, à savoir l'urgence climatique.
L'écrivain et académicien Marc Lambron fait remarquer que s'attaquer, même symboliquement, à l'art, c'est se placer assez proche de l'autodafé, et il a également raison. Il ajoute que ce genre de geste procède de la haine du passé, et il n'a pas tort non plus.
Qui plus est, la transition écologique s'opère bien plus au sein des entreprises que dans les cercles militants fonctionnant en mode auto-centré. Par exemple, ADP (Aéroport De Paris), grosse structure qui gère des aéroports en France et de par le monde, investit des sommes importantes dans la recherche sur la conception d'avions plus "verts" et s'est équipée de véhicules de piste n'utilisant plus de carburants fossiles.
Mais ça, ça fait moins de buzz que le jet de soupe sur la vitre protégeant une toile connue ! Et ça cause moins de dégâts également (5000 Livres pour le coup d'éclat londonien tout-de-même, et je suppose que ce n'est même pas la "militante" auteur du jet de soupe qui va rembourser ...)
Bon-ben ... L'heure de la soupe approche tranquille-pépère, alors bon app' à tous !