La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Pour aduler un fossile,
Mieux vaut avoir l’œil chassieux.
Car il est bien difficile
De lui trouver l'air classieux.
On devient vite imbécile,
Et la cible des curieux.
Pour aduler un fossile,
Mieux vaut avoir l’œil chassieux.
L'imagination fertile,
En nabab aux biens précieux
Fait passer le crocodile.
On n'a jamais trouvé mieux
Pour aduler un fossile
Posté à 14h54 le 26 janv. 19
Super ! Bravo Soliflore – Merci pour le renfort !
J’adore ces chassés-croisés pétillant de vigueur et de bonne humeur
**
À Obofix qui se sent vraiment con – sterné !
Vous me semblez faire un complexe
Voyons, souriez-moi, Obo’
Or vous pondez comme un zozo
Des rondels qui laissent perplexe !
Pardonnez mon brusque réflexe
J’ai toujours le parler franco !
Vous me semblez faire un complexe
Voyons, souriez-moi, Obo’
Il n’y a que les cons qu’on vexe
Et là, faut faire un distinguo :
Eux sont obtus et vous, convexe,
Tendez sans heurt vers le brio.
Vous me semblez faire un complexe !
Ce message a été édité - le 27-01-2019 à 17:01 par Oxalys
Posté à 17h34 le 26 janv. 19
Composer un rondeau complexe
est moins malaisé qu’on le croit.
Avec un accent circonflexe
sur le bel i du verbe croît,
il faut acquérir le réflexe
plutôt que rester bras en croix.
Composer un rondeau complexe
est moins malaisé qu’on le croit.
Sur la Nature ou sur le sexe,
l’enthousiasme ou le désarroi,
insoucieux de nos complexes,
prenons la plume et sans effroi.
Composons des rondeaux complexes.
Ce message a été édité - le 27-01-2019 à 17:26 par Obofix
Posté à 15h35 le 27 janv. 19
Le tendron et le barbon
Un barbon mal léché sortant d’un séminaire
Soulageait son vieux corps contre un grand luminaire.
« On nomme réverbère un pilier lumineux
Éclairant le trottoir d’un jet volumineux. »
Voilà ce qu’on apprit à ce nouveau stagiaire !
Le barbon, tout penaud, d’un propos liminaire
Répliqua sans violence un avis lapidaire.
« Je ne serai jamais Ô sots libidineux
Un barbon mal léché ! »
« Car je compte tenir ce rôle humanitaire
Pour parler aux tendrons du plaisir solitaire.
Cela se fait, toujours, à genoux au prie-Dieu
Récitant des versets que l’on redit au pieu.
Ne voyez jamais plus dans tout bon sociétaire
Un barbon mal léché ! »
Posté à 09h58 le 28 janv. 19
Au XVème siècle, plusieurs poètes, à l’image de Charles d’Orléans, ont pondu des rondeaux à partir du même incipit : « En la forêt de Longue Actente ».
Je n’ai pas résisté à l’envie d’y aller de mon humble contribution.
Si le coeur vous en dit ...
En la forêt de Longue Actente
me suis esbaudi maintes fois.
J’y avais l’âme nonchalante.
mais cela c’était autrefois.
Un soir d’hiver vint la tourmente
et la meute fut aux abois,
en la forêt de Longue Actente
où le m’esbaudis maintes fois.
Ce temps n’est plus. Je me contente,
en pérégrinant de guingois,
de goûter à l’humeur présente,
ignorant les ans et les mois,
en la forêt de Longue Actente
Posté à 15h13 le 28 janv. 19
Le cerf jouant Seigneur
En la forêt de longue attente
Je surveillais un cerf en rut.
Mais qu’est-ce donc qui le sustente
Pour se montrer, toujours, si brut ?
Dis-moi, ma biche, où est ta tente
Que je t’y montre un peu mon luth ?
En la forêt de longue attente
Je surveillais un cerf en rut.
Sans plus réer d’humeur pétante
Notre animal changea de but
Faisant parler son attribut.
Je m’instruisis mine haletante,
En la forêt, de longue attente.
Ce message a été édité - le 28-01-2019 à 17:52 par Tonindulot
Posté à 17h05 le 28 janv. 19
En la forêt de Longue Actente
Tonin lui-même était en rut.
Il lui poussait, chose étonnante
des andouillers sur l’occiput
Le cerf surpris se disait « zut,
il va se farcir mes clientes »
En la forêt de Longue Actente
Tonin lui-même était en rut.
Dans les garennes pubescentes
et sous les fûtaies indolentes,
des biches poussaient le contre-ut.
C’était le buzz, tous azimuts,
en la forêt de Longue Actente.
Posté à 06h59 le 29 janv. 19
Prendre son foret pour persévérer, ranger sa gaule sans pêcher
Je range gaule et toute plume
Car je ne veux plus me montrer
Dans ce fatras où tout costume
Peut, las, prétendre à vous contrer.
Si pour briller il faut l’enclume
Et le marteau pour démontrer,
Je range gaule et toute plume
Car je ne veux plus me montrer.
Je veux railler cette coutume
Que j’ai du mal à rencontrer
Quand elle veut tout recentrer.
Ne pleurez plus de froide écume,
Je range gaule et toute plume
Ce message a été édité - le 29-01-2019 à 13:13 par Tonindulot
Posté à 13h11 le 29 janv. 19
On se croirait à Malibu
Ce n’est pas Malibu, mais presque :
Le maître-nageur est charmant
Quant au patron du restaurant,
C’est un rimailleur pittoresque !
L’aventure est chevaleresque,
Les acteurs ont tous du talent,
Ce n’est pas Malibu, mais presque,
Le maître-nageur est charmant.
La cuisine est gargantuesque.
Les menus diserts et changeants
Servis sur un ton picaresque
Ont tout pour choyer le client
Ce n’est pas Malibu, mais presque !
Posté à 11h40 le 30 janv. 19
En la forêt de Longue Attente
Chaperon jaune s’enfuyait
Mais une pensée hilarante
Le fit tomber en deux plié
Aux pieds d’un sombre sanglier
En pleine crise de courante
En la forêt de Longue Attente
D'avoir croqué des glands souillés...
Pourtant il dévala la pente
Chargeant à fond la menaçante
Diane aux crochus grands souliers
Avant qu’elle ait dégoupillé
En la forêt de Longue Attente !
Ce message a été édité - le 30-01-2019 à 19:57 par CinquiemeVallee
Posté à 15h28 le 30 janv. 19
Bravo à tous ceux qui se livrent à ces joutes poétiques. Leur lecture est un vrai plaisir.
( je m'abstiens de prendre une place dans cette ronde, par peur d'être à côté de la plaque).
Posté à 15h46 le 30 janv. 19
Dans l’alcôve lovés
En nous aimant toute la nuit
Du plus profond de nos deux âmes
C’est dans l’écho de ces deux flammes
Qu’en fol entrain sonne minuit.
Laissons aller dans peu de bruit
Ce show lascif sans vague à lames
En nous aimant toute la nuit
Du plus profond de nos deux âmes.
Tout dans l’alcôve ici séduit
Les longs rideaux faits d’oriflammes
Et les mots doux que tu proclames.
Mon œil, en coin, soudain reluit
En nous aimant toute la nuit.
Posté à 18h20 le 30 janv. 19
Eh, eh, ce petit rondel coquin n'est pas sans charme !
Et ces rideaux en oriflammes ondulent au rythme du plaisir !
Hum !
Posté à 20h27 le 30 janv. 19
Cette verdeur exceptionnelle
impose à chacun le respect.
Bravo Tonin
Posté à 06h59 le 31 janv. 19
Qui se souvient des trois orfèvres
qui célèbraient la Saint-Eloi
en dînant chez un autre orfèvre
à la cave de bon aloi ?
Le plus jeune était des Deux-Sèvres,
le plus drôle était Bruxellois
et le moins sage était Gallois.
Qui se souvient des trois orfèvres ?
On dit qu’ils ont enfreint la loi
de par leur attrait pour les chèvres
et pointeraient à Pôle emploi.
J’ai leur nom sur le bout des lèvres.
Qui se souvient des trois orfèvres ?
Posté à 09h33 le 31 janv. 19
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