La poésie sur internet
Votre session va bientôt expirer. Souhaitez-vous rester connecté ?
Temps restant :
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.
Par : Tonindulot
Ne cherchons plus de cale en bourg, mais empêchons le Bourgeois de caler
Il suffit de s’y mettre et d’avoir bonne taille
Pour attirer les gens qui passent leur chemin.
Nous deux en écrivant sur tout neuf parchemin
Savons jouer des mots pour mener la bataille.
Je vois, tout comme vous, le compteur qui détaille
Qui consulte nos plis tous écrits à la main.
Nous savons tous les deux que dès le lendemain
Nos mots trouvent écho sans besoin de retaille.
Il est bien plus facile et bien moins dangereux
De voir tous les défauts chez les gens valeureux
Que de chercher un pou sur sa propre personne.
Heureusement qu’à deux nous sommes solidaires
Pour répondre au péquin qui se braque et qui sonne.
La vie nous est si douce en étant lapidaires.
Posté à 10h11 le 25 janv. 21
Au printemps précoce, sonneur de sonnets
Le temps semble venu, Cousin, de reprendre
La plume. Tout va pour le mieux, rassurez-vous,
L’encre peut de nouveau couler grâce au redoux,
Comme la sève qui nourrit le bourgeon tendre.
Fini le rude hiver qui vit le cours suspendre
De plis dûment tournés circulant entre nous,
-Bien que l’acharnement ne soit de tous les goûts-
Nos lecteurs et moi-même en ont assez d’attendre !
Profitant ce jour d’hui du soleil printanier,
J’inaugure à bons pas le chemin buissonnier
Que le repos hiémal plongea dans le silence.
Ayant mis au placard doudoune et gros bonnet,
C’est sur le banc moussu, couleur de l’espérance,
Que, court-vêtue, je me suis remise au sonnet.
Posté à 13h54 le 22 févr. 21
Lynchez donc les fauves
J’entends hurler des loups qui sortent de forêt
En se donnant la main pour entamer leur danse.
Une enfant porte au bras son panier à grande anse
Empli de bons produits provenant d’un goret.
Le pâté de maisons faisant face au guéret
Abrite des chasseurs ayant fort belle panse.
« C’est bon » se dit l’enfant « leur allant me dispense
De porter pour repère un tout rouge béret. »
« Sortez tous de vos trous » annonce un préposé,
Un vieux garde champêtre au beau teint reposé.
« Je ne suis point furet mais fouille toute fosse. »
Il est vrai qu’en ce jour la météo fait fort
Promettant à ce gars la sueur puisqu’il bosse.
Remarquez sur son front le lot de son effort.
Posté à 08h32 le 23 févr. 21
Voyez donc ce qui suit..
Posté à 10h23 le 14 mars 21
Comme une plume au vent
J’aime toujours sonner au seuil de la maison
Où je vais, bienveillant, saluer la personne.
Vous a-t-on déjà dit qu’est aimé qui klaxonne
En prenant toujours soin d’annoncer sa raison ?
Or vous qui fréquentez, quelque soit la saison,
D’illustres écrivains dont le pseudo résonne
Dites-nous qu’ils sont tous au labeur qui façonne
Et non point au laxisme ou bien en oraison.
Osez donc envoyer d’innovantes paroles
Mais soignez votre style et précisez les rôles
Que tiennent vos pantins dans les divers décors.
Voilà qui donne enfin le ton à ma réplique.
Alors réglez plutôt le timbre de vos cors
Et dites que chacun a compris la supplique !
Ce message a été édité - le 15-03-2021 à 08:53 par Tonindulot
Posté à 10h24 le 14 mars 21
Nous ne sommes ni Cassandre ni Ronsard
Quand je pense à Ronsard éconduit sèchement
En patent démuni, sans solide fortune,
Je me dis que, parfois, il faut plus d’une tune
Pour pouvoir épouser sans trop d’empêchement.
Ronsard, pour pauvreté, fut reçu fraîchement
Malgré son aptitude à décrocher la lune.
Il la mit en doux vers à portée de sa brune
Quand ses têtus parents pensaient plus chichement.
Se voit-il de nos jours pareille persistance
A nuire impunément aux gens sans subsistance ?
Sans attendre un répons visez tous l’essentiel !
Qu’on se le dise enfin ! Avec pour habitude
De chanter que l’Amour peut mener droit au ciel.
Cassandre fut privée de cette latitude !
Ce message a été édité - le 18-03-2021 à 10:43 par Tonindulot
Posté à 13h25 le 16 mars 21
Stimulant duo ! Merci à vous deux.
Posté à 14h56 le 20 mars 21
Nous sommes deux complices qui correspondent en sonnets et rondeaux..
Voyez le nombre de poèmes de ces deux styles
Posté à 20h03 le 20 mars 21
Si le temps le permet, écrivons sans relâche...
Que me vaut cette trêve où j’ouïs le silence
Me dire qu’autrefois tu étais plus bavard.
Es-tu donc, tout soudain, flânant au boulevard
En quête d’amitié s’accordant sans violence.
Voilà venu le temps d’une autre turbulence,
Des rapports maîtrisés qui montrent des égards
Que seuls les apaisés font voir par leurs regards.
Nos âges nous font vieux mais dopent l’indolence.
Ami prends ton bâton puis viens sur mon chemin,
Laisse les mots noircir ton nouveau parchemin.
J’attends depuis mon home un regain d’écriture.
Lis-tu dans ce doux pli qu’il me tarde le soir
De nous voir papoter suivant notre nature.
J’aime pour l’avoir lu le fond de ton dressoir !
Posté à 15h37 le 28 mars 21
Continuons donc de sonner les cloches
Je sais bien que mon ton est ici ton qui noie
Le lecteur dans les flots de ma sotte parole.
Mes propos qui font tous ce bruit de casserole
Paraissent sibyllins car souvent je louvoie.
Je vous vois en plein doute à chercher dans ma voie
Un semblant de bon goût, un parfum de corolle,
Et puis je vous découvre à fuir ma banderole
Ne trouvant plus saveur dans les mots que j’envoie.
Périmés sont les vers écrits en deux quatrains
Suivis de deux tercets aux modestes entrains.
Ainsi dit le sonnet n’est plus noble pâture.
Amie en pleine ardeur ! Demeurons aux claviers !
Nous sommes tous les deux de vieillotte nature
Car les gens de ces lieux nous prennent pour bouviers.
Posté à 19h33 le 07 avril 21
A force de sonner je suis bien trop sonné
Tu es comme une étoile au sein du firmament
Brillant toutes les nuits au dessus de ma couche.
Hélas trop peu de mots s’envolent de ma bouche
Afin de t’inviter en parlant brillamment.
Ô Mie, trop loin de moi, oins cet apitoiement
Qui, seul, me vient ici comme unique cartouche.
Un fervent Troubadour, de plus diserte touche,
Saurait mieux t’envoûter sans plus d’atermoiement.
Je sais qu’on naît doté d’inégal Patrimoine,
Que certains sont plutôt taillés pour faire Moine.
Qu’il m’est dur, à l’instant, d’envisager tel sort !
A moins qu’en un couvent tu ne fasses tes classes
Et qu’ainsi, dans l’ascèse, on t’y voit sans transport.
Je sais que ton penchant hait les âmes folasses.
Posté à 17h00 le 28 mai 21
Et pourtant...l'on s'étonne que les gens se fassent rares..
Posté à 09h03 le 29 mai 21
Je reviens dès que le jardin me laisse un répit...
Posté à 08h27 le 04 juin 21
J'ai déplacé le poème qui était déplacé dans cette correspondance ne lui correspondant pas...
voyez donc un nouveau topic pour le retrouver
Posté à 07h35 le 09 juin 21
Juste reconnaissance
Je voulais simplement voguer, mais sans courir,
Vers ce brin chaleureux qui se cache en chaque être,
Pour goûter, bienheureux, les échanges de lettre
Où le débordement ne vient pas tout pourrir.
C’est, ici, dans la paix que j’ai pu bien nourrir
Mon esprit curieux, mais rétif à paraître.
Le propos sérieux qui sait tout reconnaître
Dira que sous le faix on ne peut discourir.
Je dois vous accorder juste reconnaissance
Pour m’avoir regardé avec munificence
Et placé sans tarder en complice discret .
Bien sûr que le chemin ne fut pas sans embûche
Et que ce parchemin vous fait bruire la ruche.
N'allez point cafarder, gardez cela secret!
Posté à 08h11 le 28 août 21
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.