C'est juste, Saint Denis, sans aucune ironie :
C'est bien ce qu'en effet soutient l'éphéméride.
Et demain, Saint Ghislain, mais ce n'est pas fini !
Car dimanche sera le jour de Saint Wilfried.
Le poète Hipponax écrit dans ses notices
(Phallocrate odieux ! mais que nous ferons taire)
Qu’une femme est deux fois la source de délices :
Le jour où on l’épouse, et puis lorsqu’on l’enterre.
(authentique ! c’est pas moi qui le dis, c’est Hipponax d’Éphèse)
Mon quatrain a moisi. Je lui trouve un goût rance.
Veuillez ne pas poursuivre et le jeter au feu.
Il suffit, m’a-t-on dit, d’en lire fût-ce un peu
Pour qu’on plane, hallucine, ou que l’on rentre en transe.
Ne sachant rien des faits de Madame Hipponax
Supposons que Monsieur la supportait de force,
Priant le ciel sa mort de vers signés furax.
Mais n’eut-il mieux valu proposer le divorce ?
Relis ce qui relie en évitant la lie,
Bois alors le divin pour te mettent à la fête.
Ici facile affaire et benoite conquête
Te donnent sans chiner le vrai grain de folie.
Cent mots lire avec cœur c’est vibrer sans mollir
Quand ici vous venez pour y faire causette.
Nul ne nie indument que la verte gazette
Est là pour papoter sans son pair démolir.
Vous qui entrez ici, quittez toute espérance
Ou si vous y tenez, après tout, allez-y ;
Mais je ne pense pas qu’on va sauver la France
Avec quelques tercets et trois quatrains moisis.