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Par : Tonindulot

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Oxalys

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L’opéra de quat’sous*

Vous qui me conseillez de compter sur ma science
Pour fournir la gazette en articles de choix,
Avez dû remarquer, en lisant mes envois,
Qu’elle intrigue parfois de par sa provenance.

Face aux jeux de salons pétulants de brillance,
Mon opéra de quat’sous* ne fait pas le poids,
Le livret tiendrait dans une coque de noix,
Nul besoin de lorgner pour voir la différence.

Je m’applique pourtant avec fougue au travail
Pour plaire tout aussi bien que la Lorelei**
Qui charmait, prétend-on, les plus grands capitaines.

Vous êtes bien le seul, baladin malicieux,
A poster tac-au-tac de semblables fredaines
Et rire de nous voir jeter la poudre aux yeux !


* Titre emprunté à Bertolt Brecht
** Titre emprunté à Heinrich Heine
Avec mes excuses posthumes

Salut Salut Salut

Posté à 23h21 le 18 sept. 20

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Tonindulot

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Le Rat et le Cat soul

Moi qui fus preux Narcisse au bord de la fontaine
A me dire, humblement, affable et de port sain,
Aujourd’hui je me sens comme un petit poussin
Qui sort penaud de l’œuf couvant sa septantaine.

Mais lisant vos écrits sortis de quarantaine
Pour manque de débit d’un réseau sacro-saint
Je découvre un phrasé de louable dessein
Qui me rend le bonheur d’une allure soudaine.

Lorsque la modestie étouffe les parleurs
On ne peut les sauver qu’en les noyant de pleurs.
Lancer l’alarme en fin ne fait, las, plus l’affaire.

Se saupoudrer la face avec du fard éteint
C’est amuser la place et puis se satisfaire
De jouer au lutin s’aimant quand il se peint !

Salut Salut Salut Salut



Ce message a été édité - le 19-09-2020 à 10:51 par Tonindulot

Posté à 10h50 le 19 sept. 20

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Tonindulot

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Coucou Coucou Coucou Coucou Coucou

Posté à 18h58 le 22 sept. 20

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Oxalys

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Le temps des herbes folles


Vous souvient-il, Ami, nous étions deux cousins
Invités par la muse à faire la conquête
D’un domaine vacant qui manquait de poète,
Mais fournissait le toit pour loger deux lutrins.

Où s’est enfui le temps de ces propos badins
Que nous entretenions sans nous prendre la tête,
Allant au plus pressé : s’adonner à la fête
Avec pour seul souci d’amuser les voisins ?

Si je reviens ce jour visiter cette terre,
C’est que j’ai mal au cœur de la voir en jachère,
Alors que tout autour on calibre les sols.

Oeuvrons pour que l’enclos reste à l’état nature
Où foisonnent les plis en vers plus ou moins fols,
Comme un îlot sauvage entouré de culture…

Salut

Posté à 13h21 le 17 nov. 20

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Tonindulot

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Hier c'était bien hier, aujourd'hui est un autre jour

C’était le temps des fleurs, avec ou sans épines,
Des mots très spontanés sortis sans réfléchir.
Nos échanges diserts savaient bien infléchir
Les forts tempéraments des copains et copines.

Nous étions quelques uns aux humeurs galopines
Friands de calembours, toujours prêts à franchir
Les limites du droit. Qui peut donc affranchir
Aujourd’hui ces lutins de poses plus rupines.

Si notre terre est plate et ressemble au désert
C’est que la faune a cru que personne ne sert
Plus jamais de bon cœur ses fameux plats toniques.

L’an clos sera vécu comme un enfer nouveau,
Les gens doutant de tout, surtout des iconiques.
Laissons-nous cet espoir de capter l’or du veau !

Posté à 15h51 le 19 nov. 20

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Oxalys

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Qu’importe le jour comparé aux années

Tant que se trouvera sous la voûte des cieux,
Une auberge où l’on sert une bolée d’eau pure,
Un balcon d’où s’entend une voix qui rassure,
Qu’importe le veau d’or et les mythes des dieux !

Tant que sera perçue la page par les yeux,
Que la plume sera guidée d’une main sure
Pour aligner des vers d’assez fringante allure,
Qu’importe si la faune a l’avis dédaigneux,

Tant qu’un écho lointain se fait toujours audible,
C’est que, de son côté, l’autre reste impassible
Et maintient la constance en style allegretto !

Qu’importe alors le jour quand se compte en années
Le temps passé à faire éclore des duos
Plus vivants qu’un herbier rempli de fleurs fanées.


Posté à 12h41 le 23 nov. 20

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Tonindulot

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Divaguons de bon train

Voilà que la Sagesse appelle les croyants
A venir se mêler à la chaude kermesse.
Un Pasteur très fervent y fait sûre promesse
D’un doux ciel, plus clément pour les moins flamboyants.

A tous ceux qui font jeun, par des ports prévoyants,
En fontaine d’eau pure il promet la Duchesse,
Douce femme aux bijoux arborant sa richesse
Pour tenter, par clins d’œil, les naïfs non-voyants.

-Pourquoi divagues-tu par ces sottes pratiques,
-Quand il suffit, pour l’heur, d’aider les apathiques
-A tremper leurs stylos dans plus sobre encrier ?

*Avec l’âge je suis porteur de quelques rides
*Et ne sais plus hélas pérorer sans crier
*Pour parler, humblement, de mes heures torrides.

Salut



Ce message a été édité - le 30-11-2020 à 19:12 par Tonindulot

Posté à 15h50 le 26 nov. 20

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Oxalys

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En avant, néanmoins nez au vent !

Divaguer ? D’accord mais en classe buissonnière
Où l’on peut s'aérer sans être menacés
Par l’opprobre furieux d’usagers agacés
De se voir disputer le confort en première.

Nul besoin de velours pour poser mon derrière.
Plutôt que de laisser tête et doigts engoncés
Dans une thématique aux obscurs énoncés,
Je veux rester debout, le nez à la portière,

Pour humer dans le vent l’odeur de liberté
Provenant d’un endroit où l’affabilité
De l’hôte garantit de trouver bonne table.

Malgré le temps passant qui m’éreinte le dos,
De tenter l’aventure étant toujours capable,
Je ne vois pas urgence à prendre du repos !

Salut

Posté à 11h27 le 02 déc. 20

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Tigrou

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"Sans mentir, si votre plumage
Se rapporte à votre ramage,
Vous êtes les Phénix des hôtes de ce site".

Salut

...Et pour utiliser une technique non encore développée par Tonin pour replacer ses Topic non commentés en tête de liste :

https://lespoetes.net/forumvoirtopic.php?t=17665&page=1

Où de velours il est question ...aux doigts de fées...


Coucou Mdr clindoeil



Ce message a été édité - le 02-12-2020 à 17:12 par Tigrou

Posté à 12h31 le 02 déc. 20

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Tonindulot

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Allons donc de l'avant

Nous voilà donc rendus au sein de la cambrousse
Où s’en vont lambinant nos pas de randonneurs.
Vous et moi savons bien savourer les bonheurs
Des trottes sans vrai but rosissant la frimousse.

Laissez parler ces gens qui s’aiment dans la mousse
Bavant des mots abscons et se faisant donneurs
De leçon d’écriture en trop fiers raisonneurs.
Et puis daubez l’autruche au derche qui trémousse !

Cette année de virus vous a bloqué le port
D’où devait s’en aller enfin votre transport.
Hé bien oui ! Le couvert est toujours sur la table !

La réserve est en place et se veut au jardin
Dont je fais l’entretien d’une ardeur véritable.
Vous ne verrez en moi nul air de citadin.

Posté à 10h14 le 06 déc. 20

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Tonindulot

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Avoir été et ne plus être

Voyez là devant nous ces tortueuses pistes
Qui ceinturent le corps de ce piton tout vert.
Allons d’un pas léger, marchons à découvert
Pour aller au sommet, en vertueux trappistes.

Le silence s’impose à tous les utopistes
Mais reste un sot ressui pour un jeune pivert.
En effet, de nos jours, tout reste bien ouvert
Pour ces perdreaux de l’an tous campés en lampistes

Ayant hélas fini mes universités
Je ne puis, en ce jour, dans les adversités
Tirer du jeu l’épingle et préserver ma place.

J’arpente alors la pente en daubant la clameur
Qui me dit sans pitié : « Tu fais là du surplace
Avance bien plus vite en suivant le frimeur ! »

Salut



Ce message a été édité - le 22-01-2021 à 08:51 par Tonindulot

Posté à 23h38 le 18 janv. 21

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Tonindulot

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coucou

Posté à 08h51 le 22 janv. 21

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Oxalys

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Bon ben, comme personne ne se manifeste (c'est vrai qu'il faut du courage pour risquer le sonnet) je me lance prudemment avec un pastiche inspiré par un célèbre sonnet de Du Bellay pour la forme, et par un article édifiant de l'actualité pour le fond

https://www.ifj.org/fr/salle-de-presse/nouvelles/detail/category/press-releases/article/60-journalistes-ont-ete-assassines-en-2020.html


Heureux qui, comme nous…
Heureux qui, comme nous, peut composer des vers
En toute liberté, sans craindre la censure,
Poussant jusqu’à narguer pieds, diérèse et césure,
Et puis dit ses pensées par devant l’univers.

Quand reverrai-je, hélas, tous ces pays pervers
Permettre à leurs sujets les joies de l’écriture
Reverrai-je ces lieux, berceaux de la culture,
Qui nous émerveillaient et deviennent déserts ?

Il me plairait de voir vaincre la poésie,
En vers ou contre tout, mais libre d’hérésie
Plus que l’obscurantisme aliénant et malsain

Il me plairait de voir en toute courtoisie
Se déclamer l’amour, l’humour, la fantaisie,
Plus que les interdits qui minent le terrain.
Salut



Ce message a été édité - le 22-01-2021 à 18:26 par Oxalys

Posté à 10h33 le 22 janv. 21

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Tonindulot

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Ce jour auprès de l'âtre

Qu’il m’est doux de vous lire en ces jours hivernaux
Quand le gel couvre tout d’une blanche parure.
Je m’assieds près de l’âtre exposant ma carrure
Au bon feu crépitant par ces temps matinaux.

Votre littérature évince les journaux
Qui me semblent faisant dans la caricature.
Je préfère et de loin votre phrasé mature
Optimiste et serein, de traits originaux.

Vous citez posément des passages diserts,
Des morceaux réputés, sans parler des déserts
Où l’être sans repère est toujours très revêche.

Oui j’adore le cran des personnes sans peur
Des gens toujours battants pour aller à la pêche
Et qui n’ont Ô jamais le statut de trompeur.

Posté à 11h53 le 22 janv. 21

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Oxalys

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La raison du fatras parmi les rondeaux
(en sonnet comme il faut)

Ce n’était qu’un test, une entorse à l’état,
Tout en respectant la forme réglementaire,
Pour juger de l’effet sur notre lectorat,
Fidèle au poste mais frileux en commentaire.

Le compteur, qui ne ment jamais lors du constat,
Prouve bien que nos plis ont toujours l’heur de plaire,
Poursuivons, voulez-vous, quel que soit le format,
Et laissons aux lecteurs le loisir de se taire…

Votre écho me suffit à risquer les enjeux,
Les yeux ouverts sur les turpitudes du monde,
Mais l’allant soutenu par si belle faconde,

Il n’est meilleur appui qu’avoir en main l’atout
Permettant de mener la partie jusqu’au bout,
Car tout peut se gagner quand on s’y met à deux !


Salut

Posté à 18h28 le 24 janv. 21

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