L’opéra de quat’sous*
Vous qui me conseillez de compter sur ma science
Pour fournir la gazette en articles de choix,
Avez dû remarquer, en lisant mes envois,
Qu’elle intrigue parfois de par sa provenance.
Face aux jeux de salons pétulants de brillance,
Mon opéra de quat’sous* ne fait pas le poids,
Le livret tiendrait dans une coque de noix,
Nul besoin de lorgner pour voir la différence.
Je m’applique pourtant avec fougue au travail
Pour plaire tout aussi bien que la Lorelei**
Qui charmait, prétend-on, les plus grands capitaines.
Vous êtes bien le seul, baladin malicieux,
A poster tac-au-tac de semblables fredaines
Et rire de nous voir jeter la poudre aux yeux !
* Titre emprunté à Bertolt Brecht
** Titre emprunté à Heinrich Heine
Avec mes excuses posthumes