« Siffler du bon vin chaud » me dit un pieux chauvin
« Ça met le cœur à flot avec ou sans sucette. »
[Attention au déboire] annone enfin Lucette
Qui connut en son temps hélas le vrai ravin !
Elle m'exhorta : Viens – la mielleuse bougresse,
Sur mon sein doux pour y épancher ton chagrin !
Les Carpathes ne sont jamais loin de la Grèce,
Me dis-je finement, et j'en fis un quatrain.
Allaiter d’un toc sein ça fait broyer du noir
Et donc le beau bébé refuse la sucette.
Mais vous ma bonne Amie active à la poussette
Donnez lors de plein chant un truc à laisser choir.
Ça ne va pas l’Ami de nous mettre en alerte ?
Bien sûr que nous lisons tes stupides écrits !
Crois-tu que nous soyons peu touchés par tes cris ?
Ne pense jamais plus qu’ailleurs l’herbe est plus verte !
Je lis là vos bons mots et je suis ébaubi
Par ce si doux phrasé, cette belle écriture.
Amis précisez-moi quelle est cette nature
Qui vous donne noblesse et fort sobre acabit !
Après votre quatrain, j'étais comme estourbi ;
Je me demandais "est-ce une caricature ?"
Puis, pensais-je, un poète, - et de votre stature -
Ne saurait persifler, urbi pas plus qu'orbi.
Que nenni Doux Seigneur je n’ai point embonpoint
Je grossis en léchant les murs avec audace.
C’est Danton qui me dit « tu me sembles fadasse
Bois donc ce sang très chaud qu’on ne refuse point ! »
Les quatrains sont parfois des vers sortant des tripes ;
Leur esprit est issu d’un ventre créateur.
Mais je sais que les miens suivent d’autres principes :
Ils sortent de ma poche, honnêtes mais sans cœur.
Trump, jaloux d’Obama, veut bâtir sa légende :
Pour obtenir un prix, il quête à tour de bras.
Mais si la présidence aux US se marchande,
Un Nobel de la paix, ça ne s’achète pas.